A la découverte d’un nouveau monde,
par Quentin Caleyron

6 janvier 2020

A la découverte d’un nouveau monde,
par Quentin Caleyron

6 janvier 2020

Quentin Caleyron est l’un de ces athlètes dont la vie pourrait inspirer un roman. A presque 30 ans et en pleine préparation des Jeux Olympiques de Rio en 2016, le pilote de BMX enchaîne les blessures ce qui l’empêche de participer à l’événement planétaire. Usé, il décide de donner un second souffle à sa carrière en passant des bosses du BMX aux virages surélevés du cyclisme sur piste. De la terre à l’anneau, récit d’un changement de vie.

J’ai pratiqué le BMX pendant 15 ans. J’ai dédié ma vie à ce sport si exigeant, si ingrat. Tu as beau être le meilleur, rien ne te garantit que tu gagneras, c’est ce qui est le plus dur à accepter. La dangerosité et la prise de risque constante nous font adorer notre BMX. Trajectoires, bosses, sauts… C’est le même instinct que dans les sports de combat. J’aimais m’entraîner jusqu’à 22h après les cours, j’aimais ce mode de vie, j’aimais mon sport. J’ai toujours cru en mes capacités de pilote pour devenir champion du Monde. Pourtant je n’avais pas vraiment imaginé un changement aussi radical dans ma vie. Je découvrais souvent de nouvelles disciplines pendant des tests physiques, comme la piste. Ça me plaisait et je me suis parfois dit que j’essayerais en fin de carrière, après le BMX. Sauf que rien ne s’est déroulé dans l’ordre.

Se préparer pour une grande compétition exige de réaliser des efforts hors-normes. Les Jeux, c’est encore au-dessus, c’est unique. Pour être prêt, je suis parti une saison aux Etats-Unis en 2016. Après trois mois sur place, une mauvaise chute me coupe dans mon élan et me fracture la clavicule. Ce n’était pas la première fois, j’espérais être sur pied en 6 semaines. Pour garder le rythme, je m’entrainais à une main, assis sur le vélo. Risqué mais nécessaire pour ne pas perdre trop de temps. Trop risqué peut-être ? Une fracture du péroné m’a de nouveau stoppé net. Assis dans un fauteuil roulant, je réalisais que je ne verrai jamais Rio et les Jeux.

« J’avais l’opportunité de changer de sport et de vie »

Autour de moi, on redoutait des blessures plus graves encore, avec les exemples de paraplégies dans le BMX. Et le cyclisme, comme beaucoup de sports, est un petit monde où on se connaît tous. Les entraîneurs de toutes les disciplines se côtoient quotidiennement au Vélodrome national (ndlr : Saint-Quentin-en-Yvelines, 78). Mon coach de BMX, Mickael Violain, se préoccupait de ma situation et les entraîneurs nationaux de la piste Clara Sanchez et Herman Terryn cherchaient un « démarreur » pour les épreuves par équipe. L’idée était sur la table, j’avais l’opportunité de changer de sport, de changer de vie. Je me suis lancé dans ce challenge un peu dingue en juillet 2017. Des complications sur mon épaule et une greffe osseuse ont calmé mon envie de remonter sur le vélo. Trois ou quatre mois plus tard, en novembre, j’ai pu prendre la piste. Je suis devenu un membre permanent du pôle Olympique sans jamais avoir pratiqué à haut niveau le cyclisme sur piste. Mon employeur, la SNCF, a, malgré l’absence de référence et de vision sur l’avenir, continué de me soutenir. J’ai pu compter sur leur soutien, et celui de la Fédération Française de Cyclisme. Sans eux, je n’aurais pas pu faire partie de ce programme. Tout ça parait un peu fou, mais je n’ai jamais trouvé ça anormal. Je me suis beaucoup entraîné. Je me découvrais une nouvelle passion.

En décembre 2017, un mois après mes premiers tours de roues, j’ai débuté en compétition en Belgique. Une petite compétition pour être honnête, de niveau régional. Mais j’avais besoin de me confronter à ça, et il fallait bien commencer quelque part. J’ai terminé deuxième ce jour-là, puis j’ai enchaîné, encore en régional, puis national, et enfin international. J’ai fait 15 compétitions en un an, trois fois plus que la moyenne habituelle d’un pistard. J’avais besoin d’apprendre, de gagner en expérience sur ce vélo si différent d’un BMX.

« Je ne veux qu’une chose: être champion Olympique »

La confiance était là, l’expérience du haut-niveau aussi. On me faisait confiance, on travaillait. Je découvrais un nouveau monde. J’avais intégré l’Équipe de France pour lancer les épreuves par équipe, mais les difficultés étaient plus importantes que prévues. J’étais frustré de ne pas y arriver aussi vite que ce que j’imaginais. Mais j’ai gardé confiance, j’ai réorganisé mes plans nutritifs, j’ai cherché de nouvelles marques. J’ai toujours voulu être le meilleur dans ce que je faisais. Et aujourd’hui je n’ai qu’un objectif : être champion Olympique. J’ai signé pour ça.

On manque peut-être de ça, en France : se fixer des objectifs élevés, croire en ce qu’on veut. Ce n’est pas manquer d’humilité que de croire en ses rêves. Tout le monde peut se reconnaître là-dedans. Dans le sport ou dans la vie, il faut avoir des objectifs élevés pour atteindre le ciel. J’ai compris à travers d’autres cultures qu’on n’avait pas à cacher son jeu et assumer de vouloir être le meilleur. Si tu ne vises pas la première place, tu termineras au mieux deuxième. Il ne faut pas douter et penser que nos objectifs sont inatteignables. J’aimerais pouvoir le dire à mon jeune « moi », lorsque j’avais 15 ans : ne remets pas tout en question. Douter fait partie du jeu, crois en toi, continue et ne lâche pas.

Tokyo. Paris. Le chemin est long. Deux ans que je suis en piste et je ne suis pas en première position pour être sélectionné pour les Jeux. Mais j’y crois. Personne n’aurait imaginé que je puisse atteindre ce niveau en deux ans. Mais j’ai signé pour ça.

Quentin.

Bandeau de séparation de deux blocs de contenus

Quentin Caleyron est l’un de ces athlètes dont la vie pourrait inspirer un roman. A presque 30 ans et en pleine préparation des Jeux Olympiques de Rio en 2016, le pilote de BMX enchaîne les blessures ce qui l’empêche de participer à l’événement planétaire. Usé, il décide de donner un second souffle à sa carrière en passant des bosses du BMX aux virages surélevés du cyclisme sur piste.
De la terre à l’anneau, récit d’un changement de vie.

Quentin Caleyron après son entrainement sur les rouleaux
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Quentin Caleyron
• Né le 30 janvier 1988, 32 ans
• Cyclisme sur piste

J’ai pratiqué le BMX pendant 15 ans. J’ai dédié ma vie à ce sport si exigeant, si ingrat. Tu as beau être le meilleur, rien ne te garantit que tu gagneras, c’est ce qui est le plus dur à accepter. La dangerosité et la prise de risque constante nous font adorer notre BMX. Trajectoires, bosses, sauts… C’est le même instinct que dans les sports de combat. J’aimais m’entraîner jusqu’à 22h après les cours, j’aimais ce mode de vie, j’aimais mon sport. J’ai toujours cru en mes capacités de pilote pour devenir champion du Monde. Pourtant je n’avais pas vraiment imaginé un changement aussi radical dans ma vie. Je découvrais souvent de nouvelles disciplines pendant des tests physiques, comme la piste. Ça me plaisait et je me suis parfois dit que j’essayerais en fin de carrière, après le BMX. Sauf que rien ne s’est déroulé dans l’ordre.

Se préparer pour une grande compétition exige de réaliser des efforts hors-normes. Les Jeux, c’est encore au-dessus, c’est unique. Pour être prêt, je suis parti une saison aux Etats-Unis en 2016. Après trois mois sur place, une mauvaise chute me coupe dans mon élan et me fracture la clavicule. Ce n’était pas la première fois, j’espérais être sur pied en 6 semaines. Pour garder le rythme, je m’entrainais à une main, assis sur le vélo. Risqué mais nécessaire pour ne pas perdre trop de temps. Trop risqué peut-être ? Une fracture du péroné m’a de nouveau stoppé net. Assis dans un fauteuil roulant, je réalisais que je ne verrai jamais Rio et les Jeux.

« J’avais l’opportunité de changer de sport et de vie »

Autour de moi, on redoutait des blessures plus graves encore, avec les exemples de paraplégies dans le BMX. Et le cyclisme, comme beaucoup de sports, est un petit monde où on se connaît tous. Les entraîneurs de toutes les disciplines se côtoient quotidiennement au Vélodrome national (ndlr : Saint-Quentin-en-Yvelines, 78). Mon coach de BMX, Mickael Violain, se préoccupait de ma situation et les entraîneurs nationaux de la piste Clara Sanchez et Herman Terryn cherchaient un « démarreur » pour les épreuves par équipe. L’idée était sur la table, j’avais l’opportunité de changer de sport, de changer de vie. Je me suis lancé dans ce challenge un peu dingue en juillet 2017. Des complications sur mon épaule et une greffe osseuse ont calmé mon envie de remonter sur le vélo. Trois ou quatre mois plus tard, en novembre, j’ai pu prendre la piste. Je suis devenu un membre permanent du pôle Olympique sans jamais avoir pratiqué à haut niveau le cyclisme sur piste. Mon employeur, la SNCF, a, malgré l’absence de référence et de vision sur l’avenir, continué de me soutenir. J’ai pu compter sur leur soutien, et celui de la Fédération Française de Cyclisme. Sans eux, je n’aurais pas pu faire partie de ce programme. Tout ça parait un peu fou, mais je n’ai jamais trouvé ça anormal. Je me suis beaucoup entraîné. Je me découvrais une autre passion.

En décembre 2017, un mois après mes premiers tours de roues, j’ai débuté en compétition en Belgique. Une petite compétition pour être honnête, de niveau régional. Mais j’avais besoin de me confronter à ça, et il fallait bien commencer quelque part. J’ai terminé deuxième ce jour-là, puis j’ai enchaîné, encore en régional, puis national, et enfin international. J’ai fait 15 compétitions en un an, trois fois plus que la moyenne habituelle d’un pistard. J’avais besoin d’apprendre, de gagner en expérience sur ce vélo si différent d’un BMX.

« Je ne veux qu’une chose: être champion olympique »

La confiance était là, l’expérience du haut-niveau aussi. On me faisait confiance, on travaillait. Je découvrais un nouveau monde. J’avais intégré l’Équipe de France pour lancer les épreuves par équipe, mais les difficultés étaient plus importantes que prévues. J’étais frustré de ne pas y arriver aussi vite que ce que j’imaginais. Mais j’ai gardé confiance, j’ai réorganisé mes plans nutritifs, j’ai cherché de nouvelles marques. J’ai toujours voulu être le meilleur dans ce que je faisais. Et aujourd’hui je n’ai qu’un objectif : être champion Olympique. J’ai signé pour ça.

On manque peut-être de ça, en France : se fixer des objectifs élevés, croire en ce qu’on veut. Ce n’est pas manquer d’humilité que de croire en ses rêves. Tout le monde peut se reconnaître là-dedans. Dans le sport ou dans la vie, il faut avoir des objectifs élevés pour atteindre le ciel. J’ai compris à travers d’autres cultures qu’on n’avait pas à cacher son jeu et assumer de vouloir être le meilleur. Si tu ne vises pas la première place, tu termineras au mieux deuxième. Il ne faut pas douter et penser que nos objectifs sont inatteignables. J’aimerais pouvoir le dire à mon jeune « moi », lorsque j’avais 15 ans : ne remets pas tout en question. Douter fait partie du jeu, crois en toi, continue et ne lâche pas.

Tokyo. Paris. Le chemin est long. Deux ans que je suis en piste et je ne suis pas en première position pour être sélectionné pour les Jeux. Mais j’y crois. Personne n’aurait imaginé que je puisse atteindre ce niveau en deux ans. Mais j’ai signé pour ça.

Quentin.

Mais qui est Quentin Caleyron ?

Quentin Caleyron est un coureur cycliste français, ancien spécialiste du BMX, maintenant reconverti dans le cyclisme sur piste. Proche d’atteindre la finale des Jeux Olympiques de Londres 2012 en BMX, il subit 4 ans un échec difficile à digérer. A quelques mois des Jeux de Rio, le français se fracture la clavicule puis le péroné : son rêve olympique s’envole. Face à la multiplication des blessures, il décide de mettre de côté le BMX et de tenter l’aventure de pistard, en devenant démarreur pour l’Equipe de France. Il tente désormais de se qualifier pour les Jeux de Tokyo 2021.

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Quentin Caleyron est l’un de ces athlètes dont la vie pourrait inspirer un roman. A presque 30 ans et en pleine préparation des Jeux Olympiques de Rio en 2016, le pilote de BMX enchaîne les blessures ce qu’il l’empêche de participer à l’événement planétaire. Usé, il décide de donner un second souffle à sa carrière en passant des bosses du BMX aux virages surélevés du cyclisme sur piste.
De la terre à l’anneau, récit d’un changement de vie.

Quentin Caleyron après son entrainement sur les rouleaux
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Quentin Caleyron
• Né le 30 janvier 1988, 32 ans
• Cyclisme sur piste

J’ai pratiqué le BMX pendant 15 ans. J’ai dédié ma vie à ce sport si exigeant, si ingrat. Tu as beau être le meilleur, rien ne te garantit que tu gagneras, c’est ce qui est le plus dur à accepter. La dangerosité et la prise de risque constante nous font adorer notre BMX. Trajectoires, bosses, sauts… C’est le même instinct que dans les sports de combat. J’aimais m’entraîner jusqu’à 22h après les cours, j’aimais ce mode de vie, j’aimais mon sport. J’ai toujours cru en mes capacités de pilote pour devenir champion du Monde. Pourtant je n’avais pas vraiment imaginé un changement aussi radical dans ma vie. Je découvrais souvent de nouvelles disciplines pendant des tests physiques, comme la piste. Ça me plaisait et je me suis parfois dit que j’essayerais en fin de carrière, après le BMX. Sauf que rien ne s’est déroulé dans l’ordre.

Se préparer pour une grande compétition exige de réaliser des efforts hors-normes. Les Jeux, c’est encore au-dessus, c’est unique. Pour être prêt, je suis parti une saison aux Etats-Unis en 2016. Après trois mois sur place, une mauvaise chute me coupe dans mon élan et me fracture la clavicule. Ce n’était pas la première fois, j’espérais être sur pied en 6 semaines. Pour garder le rythme, je m’entrainais à une main, assis sur le vélo. Risqué mais nécessaire pour ne pas perdre trop de temps. Trop risqué peut-être ? Une fracture du péroné m’a de nouveau stoppé net. Assis dans un fauteuil roulant, je réalisais que je ne verrais jamais Rio et les Jeux.

« J’avais l’opportunité de changer de sport et de vie »

Autour de moi, on redoutait des blessures plus graves encore, avec les exemples de paraplégies dans le BMX. Et le cyclisme, comme beaucoup de sports, est un petit monde où on se connaît tous. Les entraîneurs de toutes les disciplines se côtoient quotidiennement au Vélodrome national (ndlr : Saint-Quentin-en-Yvelines, 78). Mon coach de BMX, Mickael Violain, se préoccupait de ma situation et les entraîneurs nationaux de la piste Clara Sanchez et Herman Terryn cherchaient un « démarreur » pour les épreuves par équipe. L’idée était sur la table, j’avais l’opportunité de changer de sport, de changer de vie. Je me suis lancé dans ce challenge un peu dingue en juillet 2017. Des complications sur mon épaule et une greffe osseuse ont calmé mon envie de remonter sur le vélo. Trois ou quatre mois plus tard, en novembre, j’ai pu prendre la piste. Je suis devenu un membre permanent du pôle Olympique sans jamais avoir pratiqué à haut niveau le cyclisme sur piste. Mon employeur, la SNCF, a, malgré l’absence de référence et de vision sur l’avenir, continué de me soutenir. J’ai pu compter sur leur soutien, et celui de la Fédération Française de Cyclisme. Sans eux, je n’aurais pas pu faire partie de ce programme. Tout ça parait un peu fou, mais je n’ai jamais trouvé ça anormal. Je me suis beaucoup entraîné. Je me découvrais une autre passion.

En décembre 2017, un mois après mes premiers tours de roues, j’ai débuté en compétition en Belgique. Une petite compétition pour être honnête, de niveau régional. Mais j’avais besoin de me confronter à ça, et il faut bien commencer quelque part. J’ai terminé deuxième ce jour-là, puis j’ai enchaîné, encore en régional, puis national, et enfin international. J’ai fait 15 compétitions en un an, trois fois plus que la moyenne habituelle d’un pistard. J’avais besoin d’apprendre, de gagner en expérience sur ce vélo si différent d’un BMX.

« Je ne veux qu’une chose être champion olympique »

La confiance était là, l’expérience du haut-niveau aussi. On me faisait confiance, on travaillait. Je découvrais un nouveau monde. J’avais intégré l’Équipe de France pour lancer les épreuves par équipe, mais les difficultés étaient plus importantes que prévues. J’étais frustré de ne pas y arriver aussi vite que ce que j’imaginais. Mais j’ai gardé confiance, j’ai réorganisé mes plans nutritifs, j’ai cherché de nouvelles marques. J’ai toujours voulu être le meilleur dans ce que je faisais. Et aujourd’hui je n’ai qu’un objectif : être champion Olympique. J’ai signé pour ça.

On manque peut-être de ça, en France : se fixer des objectifs élevés, croire en ce qu’on veut. Ce n’est pas manquer d’humilité que de croire en ses rêves. Tout le monde peut se reconnaître là-dedans. Dans le sport ou dans la vie, il faut avoir des objectifs élevés pour atteindre le ciel. J’ai compris à travers d’autres cultures qu’on n’avait pas à cacher son jeu et assumer de vouloir être le meilleur. Si tu ne vises pas la première place, tu termineras au mieux deuxième. Il ne faut pas douter et penser que nos objectifs sont inatteignables. J’aimerais pouvoir le dire à mon jeune « moi », lorsque j’avais 15 ans : ne remet pas tout en question. Douter fait partie du jeu, crois en toi, continue et ne lâche pas.

Tokyo. Paris. Le chemin est long. Deux ans que je suis en piste et je ne suis pas en première position pour être sélectionné pour les Jeux. Mais j’y crois. Personne n’aurait imaginé que je puisse atteindre ce niveau en deux ans. Mais j’ai signé pour ça.

Quentin.

Stéphane.

Il est aussi grand que Quentin Caleyron. Quentin Caleyron. Je deviens Quentin Caleyron. Nous serions Quentin Caleyron. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Quentin Caleyron. Une boite de lunette détient le grand Quentin Caleyron. Attention aux impératifs complète Mary. Quentin Caleyron n'est autre que moi.