Adrien Couderc, Parkour d’un traceur

14 mai 2020

Adrien Couderc, Parkour d’un traceur

14 mai 2020

Adrien Couderc, Parkour d’un traceur

14 mai 2020

©️ JB Liautard

Leur terrain de jeu n’a pas de limite. Pour les traceurs, chaque obstacle urbain représente une nouvelle façon de s’exprimer. Adrien Couderc fait partie de ses mordus de ”l’art du déplacement”, et rêve de pouvoir un jour tutoyer les sommets de son sport. Questions-réponses avec un athlète prêt à prendre son envol.

©️ JB Liautard

Comment as-tu découvert le Parkour ?

J’avais 14 ans quand j’ai commencé. A la base, je faisais de la trottinette, donc rien à voir. J’avais un ami qui faisait du Parkour pur, mais je connaissais très peu. Je savais déjà faire un salto arrière à ce moment-là. En voyant ça, il m’a proposé de venir essayer, il sentait que j’avais un potentiel. Finalement j’ai direct accroché, et plus on progresse, plus on a de possibilités !

Pratiquer le Parkour demande d’avoir certaines bases avant de se lancer. Comment as-tu appris les mouvements au début ?

J’apprends beaucoup tout seul, parce que j’habite dans la campagne donc je suis le seul autour de chez moi à pratiquer. J’ai fait quelques stages à Toulouse aussi, où j’ai pu développer des techniques d’entraînement et avoir des bases. Mais forcément aujourd’hui ce qui fonctionne le mieux pour des sports peu connus comme le mien, ce sont les vidéos sur internet. Il faut être autodidacte.

Une prise de risque permanente

De l’extérieur, on a l’impression que les traceurs associent des techniques de beaucoup de sports différents. Tu t’inspires d’autres disciplines pour progresser ?

Ce qui se rapproche le plus, c’est la gym. Au niveau technique, c’est exactement ça. Il y a aussi la danse, comme le breakdance, avec des mouvements que l’on peut reprendre. Mais pas que ça, parce qu’il y a plein d’autres sports, comme le plongeon avec les positions carpés par exemple.

Adrien sautant dans le fond d'une grotte avec une lumière bleue
©️ JB Liautard

Tu prends des risques tous les jours, et ça en pleine ville. Comment fais-tu pour oublier que tu peux te faire mal ?

Le Parkour demande pas mal de prérequis. Ça dépend des personnes parce qu’il y en a qui vont se lancer directement, mais je ne pense pas que ce soit la meilleure solution. Il faut commencer avec des matelas, ou du sable pour s’entraîner. Tu y vas crescendo, avec du sable, puis de l’herbe, et enfin du béton.

De toutes façons, si tu as trop d’appréhension, tu es bloqué. Parfois je sens que c’est vraiment trop, et mon corps n’y va pas. Donc c’est à la fois risqué et mesuré en même temps.

Réaliser des figures sur des éléments urbains sollicitent énormément les articulations. N’as-tu pas peur de trop en demander à ton corps ?

C’est sûr que le Parkour est très violent pour les genoux et les chevilles, et un peu le dos. Il ne faut pas négliger les chaussures, ça joue énormément. Malgré tout, ça tape. Il faut faire pas mal de renforcement au niveau des chevilles, avec des exercices de proprioception, de travail en équilibre, pour travailler les muscles profonds. Quand on se blesse, c’est compliqué de revenir comme avant.

Je me suis fait une grosse entorse à la cheville en juillet de l’année dernière. Je galère un peu depuis ça, parce que j’ai du mal à la retrouver aussi forte qu’avant. Le problème avec ça, c’est la peur de se refaire mal. A chaque fois tu te dis que tu vas en avoir pour 6 mois de plus si tu fais un faux mouvement dessus.

Adrien et Paul, duo d’extrême

Tu as des grandes ambitions avec le Parkour, et des rêves plein la tête. Comment vois-tu l’avenir ?

Ce n’est facile d’en vivre mais à côté de ça, je fais des études de cascadeurs à Lille. On apprend les techniques utilisées par les cascadeurs au cinéma, comme des combats, des chutes d’escalier et de hauteur, ou de la torche humaine par exemple. Je fais cette école pour avoir quelque chose si jamais ça ne fonctionne pas dans ce que je veux faire. Pour l’instant, je me lance à fond dans le Parkour.

Mon rêve est de participer à la Red Bull Art of Motion en Italie, la plus grande compétition de Parkour au monde. Il faut être au top physiquement pour se qualifier. C’est en octobre, donc j’ai le temps de soigner ma cheville d’ici là. 

Adrien sautant dans le sable avec son frère Paul
©️ JB Liautard

Ton frère, Paul, s’affirme comme une valeur montante en freestyle VTT. Vos parents vous ont transmis une fibre particulière pour que vous vous retrouviez tous les deux dans les sports extrêmes ?

Non… Ils n’ont jamais été dans ce milieu avant, mais cela ne les empêche pas de nous pousser et de soutenir. Ils ont toujours été de notre côté sans nous mettre de bâton dans les roues. Et ça nous a beaucoup aidé mine de rien.
Après quand j’ai commencé, ils étaient déjà habitués avec Paul qui faisait beaucoup de vélo. Ils ne voulaient juste pas que j’aille sauter entre les toits comme les yamakasi (rires) !

©️ JB Liautard

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Leur terrain de jeu n’a pas de limite. Pour les traceurs, chaque obstacle urbain représente une nouvelle façon de s’exprimer. Adrien Couderc fait partie de ses mordus de ”l’art du déplacement”, et rêve de pouvoir un jour tutoyer les sommets de son sport. Questions-réponses avec un athlète prêt à prendre son envol.

Adrien Couderc posant assis
©️ JB Liautard
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Adrien Couderc 
• Né le 9 août 1999
• Parkour

Comment as-tu découvert le Parkour ?

J’avais 14 ans quand j’ai commencé. A la base, je faisais de la trottinette, donc rien à voir. J’avais un ami qui faisait du Parkour pur, mais je connaissais très peu. Je savais déjà faire un salto arrière à ce moment-là. En voyant ça, il m’a proposé de venir essayer, il sentait que j’avais un potentiel. Finalement j’ai direct accroché, et plus on progresse, plus on a de possibilités !

Pratiquer le Parkour demande d’avoir certaines bases avant de se lancer. Comment as-tu appris les mouvements au début ?

J’apprends beaucoup tout seul, parce que j’habite dans la campagne donc je suis le seul autour de chez moi à pratiquer. J’ai fait quelques stages à Toulouse aussi, où j’ai pu développer des techniques d’entraînement et avoir des bases. Mais forcément aujourd’hui ce qui fonctionne le mieux pour des sports peu connus comme le mien, ce sont les vidéos sur internet. Il faut être autodidacte.

Une prise de risque permanente

De l’extérieur, on a l’impression que les traceurs associent des techniques de beaucoup de sports différents. Tu t’inspires d’autres disciplines pour progresser ?

Ce qui se rapproche le plus, c’est la gym. Au niveau technique, c’est exactement ça. Il y a aussi la danse, comme le breakdance, avec des mouvements que l’on peut reprendre. Mais pas que ça, parce qu’il y a plein d’autres sports, comme le plongeon avec les positions carpés par exemple.

©️ JB Liautard

Tu prends des risques tous les jours, et ça en pleine ville. Comment fais-tu pour oublier que tu peux te faire mal ?

Le Parkour demande pas mal de prérequis. Ça dépend des personnes parce qu’il y en a qui vont se lancer directement, mais je ne pense pas que ce soit la meilleure solution. Il faut commencer avec des matelas, ou du sable pour s’entraîner. Tu y vas crescendo, avec du sable, puis de l’herbe, et enfin du béton.

De toutes façons, si tu as trop d’appréhension, tu es bloqué. Parfois je sens que c’est vraiment trop, et mon corps n’y va pas. Donc c’est à la fois risqué et mesuré en même temps.

Réaliser des figures sur des éléments urbains sollicitent énormément les articulations. N’as-tu pas peur de trop en demander à ton corps ?

C’est sûr que le Parkour est très violent pour les genoux et les chevilles, et un peu le dos. Il ne faut pas négliger les chaussures, ça joue énormément. Malgré tout, ça tape. Il faut faire pas mal de renforcement au niveau des chevilles, avec des exercices de proprioception, de travail en équilibre, pour travailler les muscles profonds. Quand on se blesse, c’est compliqué de revenir comme avant.

Je me suis fait une grosse entorse à la cheville en juillet de l’année dernière. Je galère un peu depuis ça, parce que j’ai du mal à la retrouver aussi forte qu’avant. Le problème avec ça, c’est la peur de se refaire mal. A chaque fois tu te dis que tu vas en avoir pour 6 mois de plus si tu fais un faux mouvement dessus.

Adrien et Paul, duo d’extrême

Tu as des grandes ambitions avec le Parkour, et des rêves plein la tête. Comment vois-tu l’avenir ?

Ce n’est facile d’en vivre mais à côté de ça, je fais des études de cascadeurs à Lille. On apprend les techniques utilisées par les cascadeurs au cinéma, comme des combats, des chutes d’escalier et de hauteur, ou de la torche humaine par exemple. Je fais cette école pour avoir quelque chose si jamais ça ne fonctionne pas dans ce que je veux faire. Pour l’instant, je me lance à fond dans le Parkour.

Mon rêve est de participer à la Red Bull Art of Motion en Italie, la plus grande compétition de Parkour au monde. Il faut être au top physiquement pour se qualifier. C’est en octobre, donc j’ai le temps de soigner ma cheville d’ici là.

Adrien sautant dans le sable avec son frère Paul
©️ JB Liautard

Ton frère, Paul, s’affirme comme une valeur montante en freestyle VTT. Vos parents vous ont transmis une fibre particulière pour que vous vous retrouviez tous les deux dans les sports extrêmes ?

Non… Ils n’ont jamais été dans ce milieu avant, mais cela ne les empêche pas de nous pousser et de soutenir. Ils ont toujours été de notre côté sans nous mettre de bâton dans les roues. Et ça nous a beaucoup aidé mine de rien.

Après quand j’ai commencé, ils étaient déjà habitués avec Paul qui faisait beaucoup de vélo. Ils ne voulaient juste pas que j’aille sauter entre les toits comme les yamakasi (rires) !

Adrien Couderc.

Il est aussi grand que Adrien Couderc. Adrien Couderc. Je deviens Adrien Couderc. Nous serions Adrien Couderc. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Adrien Couderc. Une boite de lunette détient le grand Adrien Couderc. Attention aux impératifs complète Mary. Adrien Couderc n'est autre que moi.

Mais qui est Adrien Couderc ?

Adrien Couderc est un traceur (pratiquant du parkour) originaire de Figeac (Lot). Avec son frère Paul, il pratique les sports extrêmes depuis son plus jeune âge. Malgré un baccalauréat professionnel dans le bois et la charpente, il ne rêve que d’une chose : pouvoir vivre de son sport. Révélé dans une vidéo de Riding Zone où il partage l’affiche avec son frère, il mène de front vie d’étudiant en école de cascadeur et pratique du parkour.

©️ JB Liautard

Leur terrain de jeu n’a pas de limite. Pour les traceurs, chaque obstacle urbain représente une nouvelle façon de s’exprimer. Adrien Couderc fait partie de ses mordus de ”l’art du déplacement”, et rêve de pouvoir un jour tutoyer les sommets de son sport. Questions-réponses avec un athlète prêt à prendre son envol.

Adrien Couderc posant assis
©️ JB Liautard
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Adrien Couderc
• Né le 9 août 1999
• Parkour

Comment as-tu découvert le Parkour ? 

J’avais 14 ans quand j’ai commencé. A la base, je faisais de la trottinette, donc rien à voir. J’avais un ami qui faisait du Parkour pur, mais je connaissais très peu. Je savais déjà faire un salto arrière à ce moment-là. En voyant ça, il m’a proposé de venir essayer, il sentait que j’avais un potentiel. Finalement j’ai direct accroché, et plus on progresse, plus on a de possibilités !

Pratiquer le Parkour demande d’avoir certaines bases avant de se lancer. Comment as-tu appris les mouvements au début ? 

J’apprends beaucoup tout seul, parce que j’habite dans la campagne donc je suis le seul autour de chez moi à pratiquer. J’ai fait quelques stages à Toulouse aussi, où j’ai pu développer des techniques d’entraînement et avoir des bases. Mais forcément aujourd’hui ce qui fonctionne le mieux pour des sports peu connus comme le mien, ce sont les vidéos sur internet. Il faut être autodidacte.

 

Une prise de risque permanente

 

De l’extérieur, on a l’impression que les traceurs associent des techniques de beaucoup de sports différents. Tu t’inspires d’autres disciplines pour progresser ? 

Ce qui se rapproche le plus, c’est la gym. Au niveau technique, c’est exactement ça. Il y a aussi la danse, comme le breakdance, avec des mouvements que l’on peut reprendre. Mais pas que ça, parce qu’il y a plein d’autres sports, comme le plongeon avec les positions carpés par exemple.

Adrien sautant dans le fond d'une grotte avec une lumière bleue
©️ JB Liautard

Tu prends des risques tous les jours, et ça en pleine ville. Comment fais-tu pour oublier que tu peux te faire mal ? 

Le Parkour demande pas mal de prérequis. Ça dépend des personnes parce qu’il y en a qui vont se lancer directement, mais je ne pense pas que ce soit la meilleure solution. Il faut commencer avec des matelas, ou du sable pour s’entraîner. Tu y vas crescendo, avec du sable, puis de l’herbe, et enfin du béton.
De toutes façons, si tu as trop d’appréhension, tu es bloqué. Parfois je sens que c’est vraiment trop, et mon corps n’y va pas. Donc c’est à la fois risqué et mesuré en même temps.

Réaliser des figures sur des éléments urbains sollicitent énormément les articulations. N’as-tu pas peur de trop en demander à ton corps ? 

C’est sûr que le Parkour est très violent pour les genoux et les chevilles, et un peu le dos. Il ne faut pas négliger les chaussures, ça joue énormément. Malgré tout, ça tape. Il faut faire pas mal de renforcement au niveau des chevilles, avec des exercices de proprioception, de travail en équilibre, pour travailler les muscles profonds. Quand on se blesse, c’est compliqué de revenir comme avant.
Je me suis fait une grosse entorse à la cheville en juillet de l’année dernière. Je galère un peu depuis ça, parce que j’ai du mal à la retrouver aussi forte qu’avant. Le problème avec ça, c’est la peur de se refaire mal. A chaque fois tu te dis que tu vas en avoir pour 6 mois de plus si tu fais un faux mouvement dessus.

 

Adrien et Paul, duo d’extrême

 

Tu as des grandes ambitions avec le Parkour, et des rêves plein la tête. Comment vois-tu l’avenir ? 

Ce n’est facile d’en vivre mais à côté de ça, je fais des études de cascadeurs à Lille. On apprend les techniques utilisées par les cascadeurs au cinéma, comme des combats, des chutes d’escalier et de hauteur, ou de la torche humaine par exemple. Je fais cette école pour avoir quelque chose si jamais ça ne fonctionne pas dans ce que je veux faire. Pour l’instant, je me lance à fond dans le Parkour.
Mon rêve est de participer à la Red Bull Art of Motion en Italie, la plus grande compétition de Parkour au monde. Il faut être au top physiquement pour se qualifier. C’est en octobre, donc j’ai le temps de soigner ma cheville d’ici là. 

Adrien sautant dans le sable avec son frère Paul
©️ JB Liautard

Ton frère, Paul, s’affirme comme une valeur montante dans le freestyle VTT. Vos parents vous ont transmis une fibre particulière pour que vous vous retrouviez tous les deux dans les sports extrêmes ? 

Non… Ils n’ont jamais été dans ce milieu avant, mais cela ne les empêche pas de nous pousser et de soutenir. Ils ont toujours été de notre côté sans nous mettre de bâton dans les roues. Et ça nous a beaucoup aidé mine de rien.
Après quand j’ai commencé, ils étaient déjà habitués avec Paul qui faisait beaucoup de vélo. Ils ne voulaient juste pas que j’aille sauter entre les toits comme les yamakasi (rires) ! 

Adrien Couderc.

Il est aussi grand que Adrien Couderc. Adrien Couderc. Je deviens Adrien Couderc. Nous serions Adrien Couderc. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Adrien Couderc. Une boite de lunette détient le grand Adrien Couderc. Attention aux impératifs complète Mary. Adrien Couderc n'est autre que moi.

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