Anne-Sophie Mondière, la vie loin des tatamis

25 mai 2020

Anne-Sophie Mondière, la vie loin des tatamis

25 mai 2020

Anne-Sophie Mondière, la vie loin des tatamis

25 mai 2020

©️ D.R.

Depuis leur plus jeune âge, les athlètes de haut niveau mènent une vie faite d’entraînements et de compétitions, où apprendre vite est une nécessité pour perdurer. Et, à l’image d’Anne-Sophie Mondière, mettre un terme à sa carrière demande d’appréhender une voie souvent inconnue. Entretien avec l’ancienne judokate désormais kinésithérapeute sur la vie après le haut niveau, l’esprit de compétition et l’importance de l’activité physique.

©️ Anne-Sophie Mondière

Tu as pratiqué le judo au plus haut niveau pendant plus de 15 ans. Quel regard portes-tu sur l’ensemble de ta carrière ?

Ma carrière a été un bout de mon chemin. J’ai appris des tas de choses, surtout sur moi-même. Aujourd’hui, c’est la suite de ce chemin. Je ne suis pas morte le jour où j’ai arrêté le judo. Il y a eu de la souffrance, mais ça a surtout été un catalyseur d’expérience, pour apprendre très vite. Je ne serais pas la même personne sans le judo, principalement parce que je me serais mise des plafonds de verre. On est conditionné quand on est enfant, on nous dit que faire ceci est trop dur, ou que cela est impossible. Mais tout est possible. Si tu veux le faire, donne en toi les moyens. Bats toi et travaille.

Tu te définis toi-même comme une grande compétitrice. As-tu pu mettre de côté cet esprit de compétition que tu avais développé avec la pratique, pour revenir à une vie plus « calme » ?

A ce jour, je m’en suis détachée oui. Enfin j’ai plutôt retrouvé un équilibre qui me convient. Quand j’ai commencé à travailler en tant que kiné, je voulais être hyper performante sur chaque séance. Mais avec 20 ou 25 patients dans une même journée, c’est très difficile. Et lorsque je sentais que je l’étais moins, ça m’affectait pour l’ensemble de la journée. J’étais très frustrée.

L’expérience du haut niveau

Pourquoi était-ce si difficile d’atteindre les objectifs que tu t’étais fixée ?

Pour différentes raisons, mais principalement parce qu’on travaille avec l’humain. Je me suis vite rendu compte que certaines personnes ne faisaient pas les efforts nécessaires pour guérir. Mon rôle est de les aider à travers une thérapie manuelle et après c’est une éducation pour poursuivre les efforts, pour leur santé. Ce n’est pas que de mon ressort. Je suis limitée par rapport à l’investissement des gens. Et aujourd’hui j’ai trouvé comment diminuer cette frustration. 

Penses-tu que le fait d’avoir été sportive de haut niveau t’apporte une perception différente de ton métier ?

Je ne sais pas, mais ce dont je suis sûr, c’est que j’ai une vision particulière. Je le vois dans ma démarche spontanée vis-à-vis de certains patients. Je peux avoir des mots forts, comme un coach sur son athlète. Dans la manière de dire les choses et dans l’accompagnement, je suis un moteur hyper positif.

Bouger, c’est la vie !    

Tes patients n’auraient pas reçu ce discours de la part de quelqu’un d’autre ?

J’en suis convaincue ! Mon expérience de la gestion du stress est un vrai atout pour accompagner les personnes angoissées. Savoir relativiser, parce que beaucoup de choses sont beaucoup moins graves que ce qu’ils pensent. Je me souviens d’une patiente qui me parlait en tournant la tête vers moi. Elle me disait qu’elle ne sortirait jamais de son problème de cervicales… Je lui ai fait comprendre que peut-être qu’elle ne s’en sortirait jamais, mais la semaine précédente elle ne tournait pas la tête comme ça !

Tu donnes de nombreuses formations, notamment avec l’Institut De Gasquet, sur l’importance de retrouver une certaine mobilité. Quels conseils simples donnerais-tu à une personne soucieuse d’adopter les bons comportements et postures ?

Le plus important est de continuer à bouger, mais aussi de repousser le sol. C’est cette philosophie qui doit prédominer. On subit toute la journée la pesanteur et le stress, qui nous fait nous replier sur nous-même. Au contraire, il faut se grandir, ouvrir la poitrine et respirer profondément. Aujourd’hui, on est toujours assis, dans des positions qui ne sont pas adaptées à la nature de l’Homme et du bipède.

Dans mes formations, je reviens vers les postures originelles, être au sol, savoir tomber et optimiser ses mouvements. J’essaie sans cesse de travailler le fonctionnel, parce que l’être humain est une unité : nous ne sommes pas que des abdos ou que des fessiers ! 

©️ D.R.

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Depuis leur plus jeune âge, les athlètes de haut niveau mènent une vie faite d’entraînements et de compétitions, où apprendre vite est une nécessité pour perdurer. Et, à l’image d’Anne-Sophie Mondière, mettre un terme à sa carrière demande d’appréhender une voie souvent inconnue. Entretien avec l’ancienne judokate désormais kinésithérapeute sur la vie après le haut niveau, l’esprit de compétition et l’importance de l’activité physique.

Portrait d'Anne-Sophie Mondière
©️ Anne-Sophie Mondière
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Anne-Sophie Mondière 
• Née le 1er février 1979
• Judo

Tu as pratiqué le judo au plus haut niveau pendant plus de 15 ans. Quel regard portes-tu sur l’ensemble de ta carrière ?

Ma carrière a été un bout de mon chemin. J’ai appris des tas de choses, surtout sur moi-même. Aujourd’hui, c’est la suite de ce chemin. Je ne suis pas morte le jour où j’ai arrêté le judo. IL y a eu de la souffrance, mais ça a surtout été un catalyseur d’expérience, pour apprendre très vite. Je ne serais pas la même personne sans le judo, principalement parce que je me serais mise des plafonds de verre. On est conditionné quand on est enfant, on nous dit que faire ceci est trop dur, ou que cela est impossible. Mais tout est possible. Si tu veux le faire, donne en toi les moyens. Bats toi et travaille.

Tu te définis toi-même comme une grande compétitrice. As-tu pu mettre de côté cet esprit de compétition que tu avais développé avec la pratique, pour revenir à une vie plus « calme » ?

A ce jour, je m’en suis détachée oui. Enfin j’ai plutôt retrouvé un équilibre qui me convient. Quand j’ai commencé à travailler en tant que kiné, je voulais être hyper performante sur chaque séance. Mais avec 20 ou 25 patients dans une même journée, c’est très difficile. Et lorsque je sentais que je l’étais moins, ça m’affectait pour l’ensemble de la journée. J’étais très frustrée. 

L’expérience du haut niveau

Pourquoi était-ce si difficile d’atteindre les objectifs que tu t’étais fixée ?

Pour différentes raisons, mais principalement parce qu’on travaille avec l’humain. Je me suis vite rendu compte que certaines personnes ne faisaient pas les efforts nécessaires pour guérir. Mon rôle est de les aider à travers une thérapie manuelle et après c’est une éducation pour poursuivre les efforts, pour leur santé. Ce n’est pas que de mon ressort. Je suis limitée par rapport à l’investissement des gens. Et aujourd’hui j’ai trouvé comment diminuer cette frustration. 

Penses-tu que le fait d’avoir été sportive de haut niveau t’apporte une perception différente de ton métier ?

Je ne sais pas, mais ce dont je suis sûr, c’est que j’ai une vision particulière. Je le vois dans ma démarche spontanée vis-à-vis de certains patients. Je peux avoir des mots forts, comme un coach sur son athlète. Dans la manière de dire les choses et dans l’accompagnement, je suis un moteur hyper positif.

Bouger, c’est la vie !

Tes patients n’auraient pas reçu ce discours de la part de quelqu’un d’autre ?

J’en suis convaincu ! Mon expérience de la gestion du stress est un vrai atout pour accompagner les personnes angoissées. Savoir relativiser, parce que beaucoup de choses sont beaucoup moins graves que ce qu’ils pensent. Je me souviens d’une patiente qui me parlait en tournant la tête vers moi. Elle me disait qu’elle ne sortirait jamais de son problème de cervicales… Je lui ai fait comprendre que peut-être qu’elle ne s’en sortirait jamais, mais la semaine précédente elle ne tournait pas la tête comme ça !

Tu donnes de nombreuses formations, notamment avec l’Institut De Gasquet, sur l’importance de retrouver une certaine mobilité. Quels conseils simples donnerais-tu à une personne soucieuse d’adopter les bons comportements et postures ?

Le plus important est de continuer à bouger, mais aussi de repousser le sol. C’est cette philosophie qui doit prédominer. On subit toute la journée la pesanteur et le stress, qui nous fait nous replier sur nous-même. Au contraire, il faut se grandir, ouvrir la poitrine et respirer profondément. Aujourd’hui, on est toujours assis, dans des positions qui ne sont pas adaptées à la nature de l’Homme et du bipède.

Dans mes formations, je reviens vers les postures originelles, être au sol, savoir tomber et optimiser ses mouvements. J’essaie sans cesse de travailler le fonctionnel, parce que l’être humain est une unité : nous ne sommes pas que des abdos ou que des fessiers !

Anne-Sophie Mondière.

Il est aussi grand que Anne-Sophie Mondière. Anne-Sophie Mondière. Je deviens Anne-Sophie Mondière. Nous serions Anne-Sophie Mondière. Peut-être un jour j'aurais mon jour de chance. En revanche je veux devenir Anne-Sophie Mondière. Une boite de lunette détient le grand Anne-Sophie Mondière. Attention aux impératifs complète Mary. Je suis Anne-Sophie Mondière n'est autre que moi.

©️ D.R.

Depuis leur plus jeune âge, les athlètes de haut niveau mènent une vie faite d’entraînements et de compétitions, où apprendre vite est une nécessité pour perdurer. Et, à l’image d’Anne-Sophie Mondière, mettre un terme à sa carrière demande d’appréhender une voie souvent inconnue. Entretien avec l’ancienne judokate désormais kinésithérapeute sur la vie après le haut niveau, l’esprit de compétition et l’importance de l’activité physique.

Portrait d'Anne-Sophie Mondière
©️ Anne-Sophie Mondière
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Anne-Sophie Mondière
• Née le 1er février 1979
• Judo

Tu as pratiqué le judo au plus haut niveau pendant plus de 15 ans. Quel regard portes-tu sur l’ensemble de ta carrière ? 

Ma carrière a été un bout de mon chemin. J’ai appris des tas de choses, surtout sur moi-même. Aujourd’hui, c’est la suite de ce chemin. Je ne suis pas morte le jour où j’ai arrêté le judo. Il y a eu de la souffrance, mais ça a surtout été un catalyseur d’expérience, pour apprendre très vite. Je ne serais pas la même personne sans le judo, principalement parce que je me serais mise des plafonds de verre. On est conditionné quand on est enfant, on nous dit que faire ceci est trop dur, ou que cela est impossible. Mais tout est possible. Si tu veux le faire, donne en toi les moyens. Bats toi et travaille.

Tu te définis toi-même comme une grande compétitrice. As-tu pu mettre de côté cet esprit de compétition que tu avais développé avec la pratique, pour revenir à une vie plus « calme » ? 

A ce jour, je m’en suis détachée oui. Enfin j’ai plutôt retrouvé un équilibre qui me convient. Quand j’ai commencé à travailler en tant que kiné, je voulais être hyper performante sur chaque séance. Mais avec 20 ou 25 patients dans une même journée, c’est très difficile. Et lorsque je sentais que je l’étais moins, ça m’affectait pour l’ensemble de la journée. J’étais très frustrée.

 

L’expérience du haut niveau

 

Pourquoi était-ce si difficile d’atteindre les objectifs que tu t’étais fixée ? 

Pour différentes raisons, mais principalement parce qu’on travaille avec l’humain. Je me suis vite rendu compte que certaines personnes ne faisaient pas les efforts nécessaires pour guérir. Mon rôle est de les aider à travers une thérapie manuelle et après c’est une éducation pour poursuivre les efforts, pour leur santé. Ce n’est pas que de mon ressort. Je suis limitée par rapport à l’investissement des gens. Et aujourd’hui j’ai trouvé comment diminuer cette frustration. 

Penses-tu que le fait d’avoir été sportive de haut niveau t’apporte une perception différente de ton métier ? 

Je ne sais pas, mais ce dont je suis sûr, c’est que j’ai une vision particulière. Je le vois dans ma démarche spontanée vis-à-vis de certains patients. Je peux avoir des mots forts, comme un coach sur son athlète. Dans la manière de dire les choses et dans l’accompagnement, je suis un moteur hyper positif.

Bouger, c’est la vie !

Tes patients n’auraient pas reçu ce discours de la part de quelqu’un d’autre ? 

J’en suis convaincu ! Mon expérience de la gestion du stress est un vrai atout pour accompagner les personnes angoissées. Savoir relativiser, parce que beaucoup de choses sont beaucoup moins graves que ce qu’ils pensent. Je me souviens d’une patiente qui me parlait en tournant la tête vers moi. Elle me disait qu’elle ne sortirait jamais de son problème de cervicales… Je lui ai fait comprendre que peut-être qu’elle ne s’en sortirait jamais, mais la semaine précédente elle ne tournait pas la tête comme ça ! 

Tu donnes de nombreuses formations, notamment avec l’Institut De Gasquet, sur l’importance de retrouver une certaine mobilité. Quels conseils simples donnerais-tu à une personne soucieuse d’adopter les bons comportements et postures ? 

Le plus important est de continuer à bouger, mais aussi de repousser le sol. C’est cette philosophie qui doit prédominer. On subit toute la journée la pesanteur et le stress, qui nous fait nous replier sur nous-même. Au contraire, il faut se grandir, ouvrir la poitrine et respirer profondément. Aujourd’hui, on est toujours assis, dans des positions qui ne sont pas adaptées à la nature de l’Homme et du bipède.

Dans mes formations, je reviens vers les postures originelles, être au sol, savoir tomber et optimiser ses mouvements. J’essaie sans cesse de travailler le fonctionnel, parce que l’être humain est une unité : nous ne sommes pas que des abdos ou que des fessiers !

Anne-Sophie Mondière.

Il est aussi grand que Anne-Sophie Mondière. Anne-Sophie Mondière. Je deviens Anne-Sophie Mondière. Nous serions Anne-Sophie Mondière. Peut-être un jour j'aurais mon jour de chance. En revanche je veux devenir Anne-Sophie Mondière. Une boite de lunette détient le grand Anne-Sophie Mondière. Attention aux impératifs complète Mary. Je suis Anne-Sophie Mondière n'est autre que moi.

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