« Le seul homme à ne jamais commettre d’erreurs est celui qui ne fait rien ». En quelques mots, Théodore Roosevelt, 26ème président des Etats-Unis, résume parfaitement l’ensemble de notre nouveau dossier : rebondir après l’échec. Nous avons tous échoué d’une quelconque manière dans notre vie, mais le plus intéressant ne serait-il pas de faire en sorte que ce moment de doute ne se produise plus jamais ? Après Amidou Mir et Hélène Lefebvre, troisième volet de notre dossier avec Charlotte Durif.

Face à un mur. Au sens propre comme au figuré, l’escalade impose à ses grimpeurs une constante habilité à rebondir après un échec. Pour éviter de trop grandes désillusions, certains adoptent une stratégie fine : anticiper au maximum les difficultés. C’est le cas de Charlotte Durif, pour qui une grande partie de la résilience se base sur la faculté à se connaître sur le bout des doigts. 

« Ce qui est fantastique en escalade, c’est que tu peux réussir ou échouer à chaque fois que tu décides de te lancer dans une voie. Il n’y a pas de demi-mesure ». Pragmatique mais terriblement efficace.

Charlotte Durif, sextuple championne du monde de difficulté et du combiné chez les espoirs et seniors, a exploré des dizaines de pays, des centaines de parois, des milliers de voies, à travers le monde. Une expérience hors norme pour une femme pétrie de talent. Nous pourrions croire qu’elle dû rapidement se résoudre à accepter les échecs. Pourtant, Charlotte n’a connu sa première vraie difficulté à surmonter que tard : « J’avais 18 ans. Chez les jeunes, en escalade, les compétitions internationales débutent à 14 ans, jusqu’à 19 ans. J’avais remporté mes 4 premiers championnats du monde, et dans un coin de ma tête, je pensais réaliser le 6 sur 6…

Charlotte Durif sur un bloc en extérieur
©️ Josh Larson/ Cold House Media

Sauf que pendant l’épreuve pour mes 5èmes championnats du monde, j’ai fait une erreur de jeunesse en ne surveillant pas le temps… J’ai fini troisième, alors que j’avais les capacités de gagner. Ça m’a vachement frustrée à l’époque. Encore aujourd’hui ça reste mon pire souvenir ».

Une déception intense, pour celle qui se rêvait déjà réaliser un des parcours les plus incroyables de l’histoire de l’escalade internationale en compétition chez les jeunes. Stoppée net par une mauvaise appréciation de sa part, Charlotte Durif n’en a pourtant pas changé ses habitudes. Rien de mieux que de rester concentré sur son objectif, malgré tout : « La seule chose que je pouvais faire après ça, c’était de continuer mon train-train. Faire la même chose. C’était plus une énorme déception qu’une erreur. Je ne me suis pas remise en cause. Tu ne peux pas grimper à ta manière en escalade à cause du temps. D’un côté c’était frustrant, mais je savais aussi que j’avais grimpé à ma manière et que j’étais la meilleure. Je n’ai pas douté de moi ».

« L’échec, tout faire pour l’anticiper »

A l’instar de ce que confesse Charlotte, la diversité de la discipline rend riche la définition du mot échec. Que ce soit face à une paroi en extérieur ou dans une compétition internationale en salle, ne pas atteindre le sommet pourrait être vu comme un échec.

Pourtant, les voies semblent parfois infranchissables, tant la difficulté est importante. Avoir conscience de ses capacités et ne pas en douter est une condition sine qua non pour anticiper au mieux un imprévu : « Avant de vivre l’échec, je le prévois. Je l’anticipe. Je sais ce dont je suis capable, ce que je peux faire. Quand j’attaque une voie ou un bloc, que je le découvre pour la première fois, je sais si je vais avoir l’endurance suffisante par exemple. Après, évidemment que ça arrive de se résigner et de ne pas y arriver. Mais il y a tellement de choses à voir sur Terre que je ne m’attarde pas longtemps là-dessus. Avec le temps, j’ai grandi, pris du recul, et réalisé que ça ne valait vraiment pas le coup de se faire mal au cerveau ».

Charlotte Durif dans la montagne
©️ Josh Larson/ Cold House Media

Un savoureux mélange entre résilience et confiance en soi. Et même si son palmarès et sa réputation parlent pour elle, cela n’empêche pas la native de Belley (Ain) de continuer à prendre un plaisir fou au moment de s’attaquer à une voie vertigineuse. Parce que l’escalade, c’est un peu comme la vie finalement : « Avant de te lancer, tu as ce problème en face de toi. La seule chose que tu as à faire, c’est le résoudre. Certes je suis toute seule, mais j’ai des gens derrière moi pour m’assurer, me protéger quand je suis en bloc. Je n’y arrive pas forcément du premier coup. Donc je tombe, je recommence et j’avance. Comme dans la vie ».

L’humilité, face à la nature. Apprendre, surtout dans l’échec.

« Le seul homme à ne jamais commettre d’erreurs est celui qui ne fait rien ». En quelques mots, Théodore Roosevelt, 26ème président des Etats-Unis, résume parfaitement l’ensemble de notre nouveau dossier : rebondir après l’échec. Nous avons tous échoué d’une quelconque manière dans notre vie, mais le plus intéressant ne serait-il pas de faire en sorte que ce moment de doute ne se produise plus jamais ? Après Amidou Mir et Hélène Lefebvre, troisième volet de notre dossier avec Charlotte Durif.

Face à un mur. Au sens propre comme au figuré, l’escalade impose à ses grimpeurs une constante habilité à rebondir après un échec. Pour éviter de trop grandes désillusions, certains adoptent une stratégie fine : anticiper au maximum les difficultés. C’est le cas de Charlotte Durif, pour qui une grande partie de la résilience se base sur la faculté à se connaître sur le bout des doigts.

« Ce qui est fantastique en escalade, c’est que tu peux réussir ou échouer à chaque fois que tu décides de te lancer dans une voie. Il n’y a pas de demi-mesure ». Pragmatique mais terriblement efficace.

Charlotte Durif, sextuple championne du monde de difficulté et du combiné chez les espoirs et seniors, a exploré des dizaines de pays, des centaines de parois, des milliers de voies, à travers le monde. Une expérience hors norme pour une femme pétrie de talent. Nous pourrions croire qu’elle dû rapidement se résoudre à accepter les échecs. Pourtant, Charlotte n’a connu sa première vraie difficulté à surmonter que tard : « J’avais 18 ans. Chez les jeunes, en escalade, les compétitions internationales débutent à 14 ans, jusqu’à 19 ans. J’avais remporté mes 4 premiers championnats du monde, et dans un coin de ma tête, je pensais réaliser le 6 sur 6… ».

©️ Josh Larson/ Cold House Media

« Sauf que pendant l’épreuve pour mes 5èmes championnats du monde, j’ai fait une erreur de jeunesse en ne surveillant pas le temps… J’ai fini troisième, alors que j’avais les capacités de gagner. Ça m’a vachement frustrée à l’époque. Encore aujourd’hui ça reste mon pire souvenir ».

Une déception intense, pour celle qui se rêvait déjà réaliser un des parcours les plus incroyables de l’histoire de l’escalade internationale en compétition chez les jeunes. Stoppée net par une mauvaise appréciation de sa part, Charlotte Durif n’en a pourtant pas changé ses habitudes. Rien de mieux que de rester concentré sur son objectif, malgré tout : « La seule chose que je pouvais faire après ça, c’était de continuer mon train-train. Faire la même chose. C’était plus une énorme déception qu’une erreur. Je ne me suis pas remise en cause. Tu ne peux pas grimper à ta manière en escalade à cause du temps. D’un côté c’était frustrant, mais je savais aussi que j’avais grimpé à ma manière et que j’étais la meilleure. Je n’ai pas douté de moi ».

« L’échec, tout faire pour l’anticiper »

A l’instar de ce que confesse Charlotte, la diversité de la discipline rend riche la définition du mot échec. Que ce soit face à une paroi en extérieur ou dans une compétition internationale en salle, ne pas atteindre le sommet pourrait être vu comme un échec.

Pourtant, les voies semblent parfois infranchissables, tant la difficulté est importante. Avoir conscience de ses capacités et ne pas en douter est une condition sine qua non pour anticiper au mieux un imprévu : « Avant de vivre l’échec, je le prévois. Je l’anticipe. Je sais ce dont je suis capable, ce que je peux faire. Quand j’attaque une voie ou un bloc, que je le découvre pour la première fois, je sais si je vais avoir l’endurance suffisante par exemple. Après, évidemment que ça arrive de se résigner et de ne pas y arriver. Mais il y a tellement de choses à voir sur Terre que je ne m’attarde pas longtemps là-dessus. Avec le temps, j’ai grandi, pris du recul, et réalisé que ça ne valait vraiment pas le coup de se faire mal au cerveau ».

©️ Josh Larson/ Cold House Media

Un savoureux mélange entre résilience et confiance en soi. Et même si son palmarès et sa réputation parlent pour elle, cela n’empêche pas la native de Belley (Ain) de continuer à prendre un plaisir fou au moment de s’attaquer à une voie vertigineuse. Parce que l’escalade, c’est un peu comme la vie finalement : « Avant de te lancer, tu as ce problème en face de toi. La seule chose que tu as à faire, c’est le résoudre. Certes je suis toute seule, mais j’ai des gens derrière moi pour m’assurer, me protéger quand je suis en bloc. Je n’y arrive pas forcément du premier coup. Donc je tombe, je recommence et j’avance. Comme dans la vie ».

L’humilité, face à la nature. Apprendre, surtout dans l’échec.

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Emmanuelle.

Il est aussi grand que Amidou Mir BMX. Amidou Mir BMX. Je deviens Amidou Mir BMX et Nous serions Amidou Mir BMX. Peut-être un jour il aura son jour de chance car je veux devenir Amidou Mir BMX. Une boite de lunette détient le grand Amidou Mir BMX et Attention aux impératifs complète Mary. Amidou Mir BMX n'est autre que moi.

Mais qui est Charlotte Durif ?

Charlotte Durif est grimpeuse, anciennement membre de l’équipe de France. Elle est notamment connue pour avoir remporté 5 des 6 championnats du monde Espoir auxquels elle a participé. Elle est également ingénieure et détentrice d’un doctorat en physique et chimie des matériaux. Elle vit désormais aux Etats-Unis avec son mari Josh Larson. 

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