Avant-gardiste, par Fernand Lopez

30 mars 2020

Avant-gardiste, par Fernand Lopez

30 mars 2020

Avant-gardiste, par Fernand Lopez

30 mars 2020

(© MMA Factory)

La semaine dernière, Fernand Lopez revenait pour By Athlete sur le cheminement qui avait permis au MMA d’être reconnu par les institutions françaises. Si le fondateur du MMA Factory est légitime à en parler, c’est qu’il est un des grands artisans de cette évolution. Rien ne le prédestinait pourtant à devenir le coach de stars mondiales comme Francis Ngannou ou Ciryl Gane.
Confession au cœur d’une révolution.

(© MMA Factory)

Avant le MMA, je pratiquais l’électrotechnique. Pour être honnête, je l’ai fait pour mon papa, éducateur, grand formateur et professeur d’université. Ma mère était institutrice. Cette transmission de connaissance était enfoui en moi, sans que je ne le sache. J’étais un élève très moyen au cours de mes premières études, jusqu’à ce que je débute celles dans le sport.

Mes pairs m’ont trouvé brillant dans ce domaine, tant cela me paraissait simple. Mon amour pour le sport m’a amené à aller aussi loin que possible dans l’entraînement, la didactique, la communication, la nutrition sportive et la préparation physique. J’ai appréhendé tous les facteurs de performance avec une grande facilité. Peut-être est-ce parce que pour la première fois, je l’ai fait pour moi.

Une blessure aux cervicales m’a mis sur la touche au rugby. Ainsi a débuté mon histoire avec le MMA.

Dès mon enfance en revanche, j’ai pratiqué les sports de combats. Mon père m’a inscrit au judo et à la lutte parce que je me faisais racketter lorsque j’étais tout petit. Le MMA n’a rien à voir dans ce processus.

Je suis tombé sur une phase de notre sport que l’on appelle le « grappling », sorte d’activité de lutte sur le dos. Le contrôle de l’impact est total. Trois tapes sur les cervicales et vous relâchez la pression. C’est ce qui m’a plu.

J’ai donc débuté avec le grappling. Le mal disparaissant, j’ai repris la lutte, le judo, la boxe anglaise, pour finalement arriver au MMA. De fil en aiguille, j’ai fait une vingtaine de combats en amateur, puis une autre vingtaine en professionnel. Avant de basculer de l’autre côté de la cage.

Je n’ai pas choisi d’être entraîneur. Alors que j’étais encore athlète, mon professeur trouvait que j’étais à même de transmettre des connaissances. Je disposais peut-être d’une certaine figure de pédagogie. Il avait probablement raison, mais je n’ai jamais calculé la chose. Cela s’est fait naturellement. Mathieu Nicourt, professeur à la Free Fight Academy, m’a permis de prendre en main certains cours. A la suite d’une déception avec un élève, ma volonté de quitter cette salle est devenue forte. Je suis assez loyal, et je pensais pas aller dans un autre complexe. La décision d’ouvrir mon propre complexe est devenu une évidence.

En trois mois, la Cross Fight a vu le jour. En un an, elle est devenue la salle numéro 1 dans notre pays.

En termes de résultats et d’exposition, nous étions exceptionnels. Dès 2012, nous avons été avant-gardiste sur le fait d’avoir des performances de haute volée à l’international. Successivement trois athlètes de très haut niveau formés dans notre salle ont rejoint l’UFC. C’est une immense fierté.

Au fond de moi, je sens que j’ai influencé la manière dont le MMA français s’est exporté dans le monde. C’est ce dont je suis le plus fier. Lorsque j’ai proposé il y a quelques années Taylor Lapilus à l’UFC, beaucoup n’y croyaient pas. Les gens sur les réseaux sociaux m’ont crucifié. Je croyais en ce gamin de 21 ans, sans combat international. Je voyais cet « MMA Champagne » à la française, quelque chose d’extraordinaire, très enjoué. Taylor a remporté 3 de ses 4 combats à l’UFC et a été élu dans le top 5 des meilleurs entrées à l’UFC.

(© MMA Factory)

Je ne sais pas s’il y a une patte Fernand Lopez. Dans ma chambre d’ado, j’avais un credo inscrit sur ma porte : « Quoique vous fassiez dans la vie, faites le bien ». Un être humain doit faire sa tâche aussi bien que possible, quelle que soit son métier ou sa mission.

Ensuite est venu Mickael Lebout, anciennement ingénieur à la RATP. Puis Francis Ngannou.

Moins de deux ans après ses débuts, il combattait pour la plus grande ceinture au monde, dans la plus grande organisation du monde. C’est une fierté immense qu’un tel athlète ait été formé à la MMA Factory. Il sortait directement de Batié au Cameroun. Il rêvait d’être champion de boxe et il est aujourd’hui cet immense athlète des Arts Martiaux Mixtes. Je suis satisfait d’avoir pu toucher sa vie.

Je me sens comme béni de vivre cela. Certaines personnes ne se sentent pas bien accueillies sur leur terre natale ou dans leur pays d’accueil. La chance m’a souri : j’ai eu un grand nombre d’opportunités tout au long de mon chemin. Pouvoir aider à faire grandir des athlètes chaque jour me donne une force énorme. Le pire c’est que je ne le fais même pas parce que je suis gentil. Égoïstement, je ressens une certaine gratification. C’est comme une cure : dès que je peux orienter une carrière et donner espoir à quelqu’un, ça me fait du bien.

Fernand.

(© MMA Factory)

Bandeau de séparation de deux blocs de contenus

La semaine dernière, Fernand Lopez revenait pour By Athlete sur le cheminement qui avait permis au MMA d’être reconnu par les institutions françaises. Si le fondateur du MMA Factory est légitime à en parler, c’est qu’il est un des grands artisans de cette évolution. Rien ne le prédestinait pourtant à devenir le coach de stars mondiales comme Francis Ngannou ou Ciryl Gane.
Confession au cœur d’une révolution.

Fernand Lopez, coach de MMA et fondateur du MMA Factory, pose en costume
(© MMA Factory)
Bandeau de séparation de deux blocs de contenus

Fernand Lopez Owonyebe
• Né le 12 novembre 1978, 41 ans
• Arts Martiaux Mixtes, MMA

Avant le MMA, je pratiquais l’électrotechnique. Pour être honnête, je l’ai fait pour mon papa, éducateur, grand formateur et professeur d’université. Ma mère était institutrice. Cette transmission de connaissance était enfoui en moi, sans que je ne le sache. J’étais un élève très moyen au cours de mes premières études, jusqu’à ce que je débute celles dans le sport.

Mes pairs m’ont trouvé brillant dans ce domaine, tant cela me paraissait simple. Mon amour pour le sport m’a amené à aller aussi loin que possible dans l’entraînement, la didactique, la communication, la nutrition sportive et la préparation physique. J’ai appréhendé tous les facteurs de performance avec une grande facilité. Peut-être est-ce parce que pour la première fois, je l’ai fait pour moi. 

Une blessure aux cervicales m’a mis sur la touche au rugby. Ainsi a débuté mon histoire avec le MMA.

Dès mon enfance en revanche, j’ai pratiqué les sports de combats. Mon père m’a inscrit au judo et à la lutte parce que je me faisais racketter lorsque j’étais tout petit. Le MMA n’a rien à voir dans ce processus.

Je suis tombé sur une phase de notre sport que l’on appelle le « grappling », sorte d’activité de lutte sur le dos. Le contrôle de l’impact est total. Trois tapes sur les cervicales et vous relâchez la pression. C’est ce qui m’a plu.

J’ai donc débuté avec le grappling. Le mal disparaissant, j’ai repris la lutte, le judo, la boxe anglaise, pour finalement arriver au MMA. De fil en aiguille, j’ai fait une vingtaine de combats en amateur, puis une autre vingtaine en professionnel. Avant de basculer de l’autre côté de la cage.

Je n’ai pas choisi d’être entraîneur. Alors que j’étais encore athlète, mon professeur trouvait que j’étais à même de transmettre des connaissances. Je disposais peut-être d’une certaine figure de pédagogie. Il avait probablement raison, mais je n’ai jamais calculé la chose. Cela s’est fait naturellement. Mathieu Nicourt, professeur à la Free Fight Academy, m’a permis de prendre en main certains cours. A la suite d’une déception avec un élève, ma volonté de quitter cette salle est devenue forte. Je suis assez loyal, et je pensais pas aller dans un autre complexe. La décision d’ouvrir mon propre complexe est devenu une évidence.

En trois mois, la Cross Fight a vu le jour. En un an, elle est devenue la salle numéro 1 dans notre pays.

En termes de résultats et d’exposition, nous étions exceptionnels. Dès 2012, nous avons été avant-gardiste sur le fait d’avoir des performances de haute volée à l’international. Successivement trois athlètes de très haut niveau formés dans notre salle ont rejoint l’UFC. C’est une immense fierté.

Au fond de moi, je sens que j’ai influencé la manière dont le MMA français s’est exporté dans le monde. C’est ce dont je suis le plus fier. Lorsque j’ai proposé il y a quelques années Taylor Lapilus à l’UFC, beaucoup n’y croyaient pas. Les gens sur les réseaux sociaux m’ont crucifié. Je croyais en ce gamin de 21 ans, sans combat international. Je voyais cet « MMA Champagne » à la française, quelque chose d’extraordinaire, très enjoué. Taylor a remporté 3 de ses 4 combats à l’UFC et a été élu dans le top 5 des meilleurs entrées à l’UFC.

(© MMA Factory)

Je ne sais pas s’il y a une patte Fernand Lopez. Dans ma chambre d’ado, j’avais un credo inscrit sur ma porte : « Quoique vous fassiez dans la vie, faites le bien ». Un être humain doit faire sa tâche aussi bien que possible, quelle que soit son métier ou sa mission.

Ensuite est venu Mickael Lebout, anciennement ingénieur à la RATP. Puis Francis Ngannou.

Moins de deux ans après ses débuts, il combattait pour la plus grande ceinture au monde, dans la plus grande organisation du monde. C’est une fierté immense qu’un tel athlète ait été formé à la MMA Factory. Il sortait directement de Batié au Cameroun. Il rêvait d’être champion de boxe et il est aujourd’hui cet immense athlète des Arts Martiaux Mixtes. Je suis satisfait d’avoir pu toucher sa vie.

Je me sens comme béni de vivre cela. Certaines personnes ne se sentent pas bien accueillies sur leur terre natale ou dans leur pays d’accueil. La chance m’a souri : j’ai eu un grand nombre d’opportunités tout au long de mon chemin. Pouvoir aider à faire grandir des athlètes chaque jour me donne une force énorme. Le pire c’est que je ne le fais même pas parce que je suis gentil. Égoïstement, je ressens une certaine gratification. C’est comme une cure : dès que je peux orienter une carrière et donner espoir à quelqu’un, ça me fait du bien.

Fernand.

Fernand.

Il est aussi grand que Fernand Lopez. Fernand Lopez. Je deviens Fernand Lopez. Nous serions Fernand Lopez. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Fernand Lopez. Une boite de lunette détient le grand Fernand Lopez Attention aux impératifs complète Mary. Fernand Lopez n'est autre que moi.

Mais qui est Fernand Lopez ?

Ancien combattant reconverti en coach, Fernand Lopez est des personnages marquants du MMA français. Pratiquant de judo et de lutte dans sa jeunesse, il se dirige tout d’abord vers l’électrotechnique. Son chemin le mène ensuite vers le MMA. Fondateur de la salle MMA Factory basée dans Paris, il œuvre depuis plus de 10 ans pour offrir à sa discipline une reconnaissance de la part des institutions sportives françaises. Son travail a notamment permis de faire exploser aux yeux du monde des talents immenses comme la désormais superstar de l’UFC Francis Ngannou, mais aussi la valeur montante actuelle Cyril Gane. En dehors de la préparation des plus grandes personnalités du MMA, Fernand Lopez s’attache à former de nombreux jeunes dans sa structure, dans la sécurité et le respect de l’autre. 

(© MMA Factory)

La semaine dernière, Fernand Lopez revenait pour By Athlete sur le cheminement qui avait permis au MMA d’être reconnu par les institutions françaises. Si le fondateur du MMA Factory est légitime à en parler, c’est qu’il est un des grands artisans de cette évolution. Rien ne le prédestinait pourtant à devenir le coach de stars mondiales comme Francis Ngannou ou Ciryl Gane.
Confession au cœur d’une révolution.

Fernand Lopez, coach de MMA et fondateur du MMA Factory, pose en costume
(© MMA Factory)
Bandeau de séparation de deux blocs de contenus

Fernand Lopez 
• Né le 12 novembre 1978, 41 ans
• Arts Martiaux Mixtes, MMA

Avant le MMA, je pratiquais l’électrotechnique. Pour être honnête, je l’ai fait pour mon papa, éducateur, grand formateur et professeur d’université. Ma mère était institutrice. Cette transmission de connaissance était enfoui en moi, sans que je ne le sache. J’étais un élève très moyen au cours de mes premières études, jusqu’à ce que je débute celles dans le sport.

Mes pairs m’ont trouvé brillant dans ce domaine, tant cela me paraissait simple. Mon amour pour le sport m’a amené à aller aussi loin que possible dans l’entraînement, la didactique, la communication, la nutrition sportive et la préparation physique. J’ai appréhendé tous les facteurs de performance avec une grande facilité. Peut-être est-ce parce que pour la première fois, je l’ai fait pour moi.

Une blessure aux cervicales m’a mis sur la touche au rugby. Ainsi a débuté mon histoire avec le MMA.

Dès mon enfance en revanche, j’ai pratiqué les sports de combats. Mon père m’a inscrit au judo et à la lutte parce que je me faisais racketter lorsque j’étais tout petit. Le MMA n’a rien à voir dans ce processus.

Je suis tombé sur une phase de notre sport que l’on appelle le « grappling », sorte d’activité de lutte sur le dos. Le contrôle de l’impact est total. Trois tapes sur les cervicales et vous relâchez la pression. C’est ce qui m’a plu.

J’ai donc débuté avec le grappling. Le mal disparaissant, j’ai repris la lutte, le judo, la boxe anglaise, pour finalement arriver au MMA. De fil en aiguille, j’ai fait une vingtaine de combats en amateur, puis une autre vingtaine en professionnel. Avant de basculer de l’autre côté de la cage.
Je n’ai pas choisi d’être entraîneur. Alors que j’étais encore athlète, mon professeur trouvait que j’étais à même de transmettre des connaissances. Je disposais peut-être d’une certaine figure de pédagogie. Il avait probablement raison, mais je n’ai jamais calculé la chose. Cela s’est fait naturellement. Mathieu Nicourt, professeur à la Free Fight Academy, m’a permis de prendre en main certains cours. A la suite d’une déception avec un élève, ma volonté de quitter cette salle est devenue forte. Je suis assez loyal, et je pensais pas aller dans un autre complexe. La décision d’ouvrir mon propre complexe est devenu une évidence.

En trois mois, la Cross Fight a vu le jour. En un an, elle est devenue la salle numéro 1 dans notre pays.

En termes de résultats et d’exposition, nous étions exceptionnels. Dès 2012, nous avons été avant-gardiste sur le fait d’avoir des performances de haute volée à l’international. Successivement trois athlètes de très haut niveau formés dans notre salle ont rejoint l’UFC. C’est une immense fierté.

Au fond de moi, je sens que j’ai influencé la manière dont le MMA français s’est exporté dans le monde. C’est ce dont je suis le plus fier. Lorsque j’ai proposé il y a quelques années Taylor Lapilus à l’UFC, beaucoup n’y croyaient pas. Les gens sur les réseaux sociaux m’ont crucifié. Je croyais en ce gamin de 21 ans, sans combat international. Je voyais cet « MMA Champagne » à la française, quelque chose d’extraordinaire, très enjoué. Taylor a remporté 3 de ses 4 combats à l’UFC et a été élu dans le top 5 des meilleurs entrées à l’UFC.

(© MMA Factory)

Je ne sais pas s’il y a une patte Fernand Lopez. Dans ma chambre d’ado, j’avais un credo inscrit sur ma porte : « Quoique vous fassiez dans la vie, faites le bien ». Un être humain doit faire sa tâche aussi bien que possible, quelle que soit son métier ou sa mission.

Ensuite est venu Mickael Lebout, anciennement ingénieur à la RATP. Puis Francis Ngannou.

Moins de deux ans après ses débuts, il combattait pour la plus grande ceinture au monde, dans la plus grande organisation du monde. C’est une fierté immense qu’un tel athlète ait été formé à la MMA Factory. Il sortait directement de Batié au Cameroun. Il rêvait d’être champion de boxe et il est aujourd’hui cet immense athlète des Arts Martiaux Mixtes. Je suis satisfait d’avoir pu toucher sa vie.

Je me sens comme béni de vivre cela. Certaines personnes ne se sentent pas bien accueillies sur leur terre natale ou dans leur pays d’accueil. La chance m’a souri : j’ai eu un grand nombre d’opportunités tout au long de mon chemin. Pouvoir aider à faire grandir des athlètes chaque jour me donne une force énorme. Le pire c’est que je ne le fais même pas parce que je suis gentil. Égoïstement, je ressens une certaine gratification. C’est comme une cure : dès que je peux orienter une carrière et donner espoir à quelqu’un, ça me fait du bien.

Fernand.

Fernand.

Il est aussi grand que Fernand Lopez. Fernand Lopez. Je deviens Fernand Lopez. Nous serions Fernand Lopez. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Fernand Lopez. Une boite de lunette détient le grand Fernand Lopez. Attention aux impératifs complète Mary. Fernand Lopez n'est autre que moi.