Camille Abily, figure d’une génération

18 mai 2020

Camille Abily, figure d’une génération

18 mai 2020

Camille Abily, figure d’une génération

18 mai 2020

©️ Damien LG

Il y a quelques années encore, parler du football féminin comme une discipline majeure des sports collectifs n’était qu’un rêve. Pourtant, des athlètes comme Camille Abily ont changé, par leur jeu, le regard du grand public sur la pratique des femmes du sport le plus populaire au monde. Portrait d’une icône d’une génération entière, et plus encore.

Camille Abily souriante

Le 27 mai 2018, Camille Abily, figure populaire du football féminin français, tire sa révérence. Après 706 matchs au plus haut niveau, dont 183 sélections en équipe de France, la native de Rennes décide d’ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière. La volonté de ne pas faire la saison de trop et l’usure mentale ont raison de son envie de jouer au football. Et cela se manifeste alors par un besoin de laisser le sport de côté.

Après la fin de ma carrière, je n’ai pas fait de sport pendant un an. Je jouais de temps en temps comme ça, mais ça s’arrêtait là. Je n’avais plus envie de me faire mal, notamment parce que quand j’étais joueuse, je n’aimais pas tellement courir. Maintenant que je n’ai plus d’obligation, j’y vais tranquille, sans objectif à atteindre. C’est vraiment pour le plaisir et rester en forme. Je reviens à mes premières passions en quelque sorte.

« J’étais très bien avec les garçons »

Il faut dire que la 3ème joueuse la plus capée en sélection fit ses premiers pas sur un terrain dès 6 ans, à quelques kilomètres de Rennes (Ille-et-Vilaine). Alors que son idole fait partie de la génération des champions du monde 1998 et se nomme Zinedine Zidane, la jeune Camille s’entraîne avec les garçons. Le foot réservé aux filles, elle ne connaît pas vraiment. Ce qui ne l’empêche pas de partir de chez elle très jeune, encouragée par ses proches.

A 14 ans, j’ai dû aller jouer avec les filles. Ça a été très difficile d’ailleurs parce que j’étais très bien avec les garçons et je n’avais aucune idée de ce qu’était le foot féminin. Qu’on soit une fille ou un garçon, si on a le niveau, on nous laisse jouer. Je n’ai jamais eu de soucis avant, car mon niveau me le permettait. Mais j’ai le souvenir d’adversaire pour qui c’était dur d’accepter que je les batte.

Camille Abily qui tente de passer balle au pied
©️ Damien LG

J’ai eu la chance que mon entourage soit habitué, c’était normal que je joue au foot ! Je n’ai jamais senti de réticences de la part de ma famille, au contraire.

Entre le début et la fin de carrière de Camille Abily, le football féminin a grandi et progressé. Jusqu’à obtenir une place significative dans le paysage sportif français. Du chemin reste évidemment encore à parcourir, mais l’évolution est positive selon la Lyonnaise d’adoption.

Les filles sont bien mieux acceptées maintenant. Le fait de voir du foot féminin à la télé devient normal pour des jeunes, ce qui n’était pas le cas dans les années 1990. Un de mes premiers souvenirs marquants était quand des garçons venaient nous demander des autographes en 2006 ou 2007. Jamais quelques années avant je n’aurais imaginé vivre cette situation. Ça montrait qu’ils pouvaient s’identifier à des filles, et maintenant certains peuvent avoir comme idole Antoine Griezmann ou Eugénie le Sommer… C’est top !

« Nous sommes la génération qui a fait connaître le foot féminin »

Malgré une carrière riche en succès et en trophées en club (5 fois vainqueur de la Ligue des Champions, 13 titres de championnes de France, 7 fois vainqueur de la Coupe de France, un titre de championne des Etats-Unis), l’ombre de plusieurs échecs avec l’équipe de France féminine plane au-dessus de la carrière de Camille Abily. Cette génération de joueuses charismatiques et douées, a de nombreuses fois fait partie des favorites de grandes compétitions internationales. Or aucun titre, et même aucune finale, ne viendront récompenser les efforts fournis pendant de nombreuses années. Apprendre à se relever a donc fait partie du jeu.

C’est vrai qu’avec cette génération, on aurait dû gagner quelque chose. Il y a plein de facteurs qui ont fait qu’on n’a pas réussi à le faire. Je ne pense pas que les gens nous rabâchent le fait qu’on n’ait pas de titre, parce qu’on est la génération qui a fait connaître le foot féminin.

Camille Abily et Sarah Bouhaddi
©️ Damien LG

[…] Certains échecs ont été plus durs à vivre que d’autres. On avait des vacances après la saison, mais après 10 ou 15 jours je n’avais envie que d’une chose : retourner sur le terrain et travailler. Je voulais être encore plus performante pour la prochaine échéance. 

« Une chance de ne pas avoir eu cette peur du vide »

Tout cela semble pourtant derrière l’ancienne milieu de terrain aux 263 buts chez les professionnelles. Aujourd’hui adjointe de Jean-Luc Vasseur sur le banc de son club de toujours, l’OL, Camille Abily fait ses gammes auprès du groupe pro de Lyonnaises championnes de France pour la 14ème saison consécutive. L’opportunité pour elle de continuer au sein d’une structure qu’elle connaît bien, et de rester dans le milieu du foot qu’elle ne s’est jamais vraiment vue quitter.

Quand j’ai annoncé la fin de ma carrière au club en janvier 2018, on s’est immédiatement projeté sur l’avenir. J’ai eu beaucoup de chance d’avoir un projet prédéfini, de ne pas avoir cette peur du vide. On a terminé la saison début juin, et quelques semaines après j’étais sur les terrains avec l’équipe jeune pour anticiper la saison suivante.
[…] Quand j’étais joueuse, je me disais que je ne ferais pas tout de suite coach. Finalement a s’est fait naturellement… Entraîner les jeunes pendant un an a été vraiment super, et peut-être que je retournerais vers ça plus tard. C’est aussi parce qu’au début de ma carrière, je voulais être institutrice. Je me suis souvent dit que si j’en avais marre du foot, je tenterais peut-être le concours… Mais aujourd’hui ma passion du foot est encore là.

De quoi ambitionner de devenir entraîneure principale dans un avenir proche ?

Chaque chose en son temps, mais bien-sûr, ça fait partie des objectifs à long terme.


En partenariat avec:

©️ Damien LG

Bandeau de séparation de deux blocs de contenus

Il y a quelques années encore, parler du football féminin comme une discipline majeure des sports collectifs n’était qu’un rêve. Pourtant, des athlètes comme Camille Abily ont changé, par leur jeu, le regard du grand public sur la pratique des femmes du sport le plus populaire au monde. Portrait d’une icône d’une génération entière, et plus encore.

Camille Abily souriante
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Camille Abily
• Née le 5 décembre 1984
• Football

Le 27 mai 2018, Camille Abily, figure populaire du football féminin français, tire sa révérence. Après 706 matchs au plus haut niveau, dont 183 sélections en équipe de France, la native de Rennes décide d’ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière. La volonté de ne pas faire la saison de trop et l’usure mentale ont raison de son envie de jouer au football. Et cela se manifeste alors par un besoin de laisser le sport de côté.

Après la fin de ma carrière, je n’ai pas fait de sport pendant un an. Je jouais de temps en temps comme ça, mais ça s’arrêtait là. Je n’avais plus envie de me faire mal, notamment parce que quand j’étais joueuse, je n’aimais pas tellement courir. Maintenant que je n’ai plus d’obligation, j’y vais tranquille, sans objectif à atteindre. C’est vraiment pour le plaisir et rester en forme. Je reviens à mes premières passions en quelque sorte. 

« J’étais très bien avec les garçons »

Il faut dire que la 3ème joueuse la plus capée en sélection fit ses premiers pas sur un terrain dès 6 ans, à quelques kilomètres de Rennes (Ille-et-Vilaine). Alors que son idole fait partie de la génération des champions du monde 1998 et se nomme Zinedine Zidane, la jeune Camille s’entraîne avec les garçons. Le foot réservé aux filles, elle ne connaît pas vraiment. Ce qui ne l’empêche pas de partir de chez elle très jeune, encouragée par ses proches.

A 14 ans, j’ai dû aller jouer avec les filles. Ça a été très difficile d’ailleurs, parce que j’étais très bien avec les garçons et je n’avais aucune idée de ce qu’était le foot féminin. Qu’on soit une fille ou un garçon, si on a le niveau, on nous laisse jouer. Je n’ai jamais eu de soucis avant, car mon niveau me le permettait. Mais j’ai le souvenir d’adversaire pour qui c’était dur d’accepter que je les batte.

©️ Damien LG

J’ai eu la chance que mon entourage soit habitué, c’était normal que je joue au foot ! Je n’ai jamais senti de réticences de la part de ma famille, au contraire.

Entre le début et la fin de carrière de Camille Abily, le football féminin a grandi et progressé. Jusqu’à obtenir une place significative dans le paysage sportif français. Du chemin reste évidemment encore à parcourir, mais l’évolution est positive selon la Lyonnaise d’adoption.

Les filles sont bien mieux acceptées maintenant. Le fait de voir du foot féminin à la télé devient normal pour des jeunes, ce qui n’était pas le cas dans les années 1990. Un de mes premiers souvenirs marquants était quand des garçons venaient nous demander des autographes en 2006 ou 2007. Jamais quelques années avant je n’aurais imaginé vivre cette situation. Ça montrait qu’ils pouvaient s’identifier à des filles, et maintenant certains peuvent avoir comme idole Antoine Griezmann ou Eugénie le Sommer… C’est top !

« Nous sommes la génération qui a fait connaître le foot féminin »

Malgré une carrière riche en succès et en trophées en club (5 fois vainqueur de la Ligue des Champions, 13 titres de championnes de France, 7 fois vainqueur de la Coupe de France, un titre de championne des Etats-Unis), l’ombre de plusieurs échecs avec l’équipe de France féminine plane au-dessus de la carrière de Camille Abily. Cette génération de joueuses charismatiques et douées, a de nombreuses fois fait partie des favorites de grandes compétitions internationales. Or aucun titre, et même aucune finale, ne viendront récompenser les efforts fournis pendant de nombreuses années. Apprendre à se relever a donc fait partie du jeu.

C’est vrai qu’avec cette génération, on aurait dû gagner quelque chose. Il y a plein de facteurs qui ont fait qu’on n’a pas réussi à le faire. Je ne pense pas que les gens nous rabâchent le fait qu’on n’ait pas de titre, parce qu’on est la génération qui a fait connaître le foot féminin.

Camille Abily et Sarah Bouhaddi
©️ Damien LG

[…] Certains échecs ont été plus durs à vivre que d’autres. On avait des vacances après la saison, mais après 10 ou 15 jours je n’avais envie que d’une chose : retourner sur le terrain et travailler. Je voulais être encore plus performante pour la prochaine échéance. 

« Une chance de ne pas avoir eu cette peur du vide »

Tout cela semble pourtant derrière l’ancienne milieu de terrain aux 263 buts chez les professionnelles. Aujourd’hui adjointe de Jean-Luc Vasseur sur le banc de son club de toujours, l’OL, Camille Abily fait ses gammes auprès du groupe pro de Lyonnaises championnes de France pour la 14ème saison consécutive. L’opportunité pour elle de continuer au sein d’une structure qu’elle connaît bien, et de rester dans le milieu du foot qu’elle ne s’est jamais vraiment vue quitter.

Quand j’ai annoncé la fin de ma carrière au club en janvier 2018, on s’est immédiatement projeté sur l’avenir. J’ai eu beaucoup de chance d’avoir un projet prédéfini, de ne pas avoir cette peur du vide. On a terminé la saison début juin, et quelques semaines après j’étais sur les terrains avec l’équipe jeune pour anticiper la saison suivante.
[…] Quand j’étais joueuse, je me disais que je ne ferais pas tout de suite coach. Finalement ça s’est fait naturellement… Entraîner les jeunes pendant un an a été vraiment super, et peut-être que je retournerais vers ça plus tard. C’est aussi parce qu’au début de ma carrière, je voulais être institutrice. Je me suis souvent dit que si j’en avais marre du foot, je tenterais peut-être le concours… Mais aujourd’hui ma passion du foot est encore là.

De quoi ambitionner de devenir entraîneure principale dans un avenir proche ?

Chaque chose en son temps, mais bien-sûr, ça fait partie des objectifs à long terme.


En partenariat avec:

Camille.

Il est aussi grand que Camille Abily. Camille Abily. Je deviens Camille Abily. Nous serions Camille Abily. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Camille Abily. Une boite de lunette détient le grand Camille Abily. Attention aux impératifs complète Mary. Camille Abily n'est autre que moi.

Mais qui est Camille Abily ?

Camille Abily est une footballeuse professionnelle originaire de Rennes en Ille-et-Vilaine. Alors qu’elle s’entraîne avec des garçons jusqu’à 14 ans, elle est contrainte de jouer les féminines pour poursuivre sa carrière. Elle rejoint le Centre National de Formation et d’Entraînement (CNFE) de Clairefontaine à 18 ans et fait sa première apparition sous le maillot Bleue le 26 septembre 2001.
C’est cependant avec Montpellier puis Lyon, entre 2003 et 2009, qu’elle découvrira le très haut niveau, grâce notamment quatre trophées de championne de France, deux demi-finales de Coupe de l’UEFA.
Après un aparté de deux ans aux Etats-Unis, Camile Abily revient en 2010 revient en terres lyonnaises, pour ce qui représente un des plus beaux chapitres de sa carrière : 8 titres de championnes de France, 6 Coupes de France, et 5 Ligue des Champions. Un palmarès hors-norme, malgré tout marqué par l’absence de titres avec l’équipe de France. De nombreuses fois, comme à la Coupe du Monde 2011 ou aux Jeux Olympiques en 2012, les Bleues échouent à la 4ème place malgré de très solides performances. Un regret éternel, mais qui ne viendra pas entacher la superbe carrière de Camille Abily. 

©️ Damien LG

Il y a quelques années encore, parler du football féminin comme une discipline majeure des sports collectifs n’était qu’un rêve. Pourtant, des athlètes comme Camille Abily ont changé, par leur jeu, le regard du grand public sur la pratique des femmes du sport le plus populaire au monde. Portrait d’une icône d’une génération entière, et plus encore.

Camille Abily souriante
Bandeau de séparation de deux blocs de contenus

Camille Abily
• Née le 5 décembre 1984
• Football

Le 27 mai 2018, Camille Abily, figure populaire du football féminin français, tire sa révérence. Après 706 matchs au plus haut niveau, dont 183 sélections en équipe de France, la native de Rennes décide d’ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière. La volonté de ne pas faire la saison de trop et l’usure mentale ont raison de son envie de jouer au football. Et cela se manifeste alors par un besoin de laisser le sport de côté.

Après la fin de ma carrière, je n’ai pas fait de sport pendant un an. Je jouais de temps en temps comme ça, mais ça s’arrêtait là. Je n’avais plus envie de me faire mal, notamment parce que quand j’étais joueuse, je n’aimais pas tellement courir. Maintenant que je n’ai plus d’obligation, j’y vais tranquille, sans objectif à atteindre. C’est vraiment pour le plaisir et rester en forme. Je reviens à mes premières passions en quelque sorte.

« J’étais très bien avec les garçons »

Il faut dire que la 3ème joueuse la plus capée en sélection fit ses premiers pas sur un terrain dès 6 ans, à quelques kilomètres de Rennes (Ille-et-Vilaine). Alors que son idole fait partie de la génération des champions du monde 1998 et se nomme Zinedine Zidane, la jeune Camille s’entraîne avec les garçons. Le foot réservé aux filles, elle ne connaît pas vraiment. Ce qui ne l’empêche pas de partir de chez elle très jeune, encouragée par ses proches.

A 14 ans, j’ai dû aller jouer avec les filles. Ça a été très difficile d’ailleurs, parce que j’étais très bien avec les garçons et je n’avais aucune idée de ce qu’était le foot féminin. Qu’on soit une fille ou un garçon, si on a le niveau, on nous laisse jouer. Je n’ai jamais eu de soucis avant, car mon niveau me le permettait. Mais j’ai le souvenir d’adversaire pour qui c’était dur d’accepter que je les batte.

Camille Abily qui tente de passer balle au pied
©️ Damien LG

J’ai eu la chance que mon entourage soit habitué, c’était normal que je joue au foot ! Je n’ai jamais senti de réticences de la part de ma famille, au contraire.

Entre le début et la fin de carrière de Camille Abily, le football féminin a grandi et progressé. Jusqu’à obtenir une place significative dans le paysage sportif français. Du chemin reste évidemment encore à parcourir, mais l’évolution est positive selon la Lyonnaise d’adoption.

Les filles sont bien mieux acceptées maintenant. Le fait de voir du foot féminin à la télé devient normal pour des jeunes, ce qui n’était pas le cas dans les années 1990. Un de mes premiers souvenirs marquants était quand des garçons venaient nous demander des autographes en 2006 ou 2007. Jamais quelques années avant je n’aurais imaginé vivre cette situation. Ça montrait qu’ils pouvaient s’identifier à des filles, et maintenant certains peuvent avoir comme idole Antoine Griezmann ou Eugénie le Sommer… C’est top !

« Nous sommes la génération qui a fait connaître le foot féminin »

Malgré une carrière riche en succès et en trophées en club (5 fois vainqueur de la Ligue des Champions, 13 titres de championnes de France, 7 fois vainqueur de la Coupe de France, un titre de championne des Etats-Unis), l’ombre de plusieurs échecs avec l’équipe de France féminine plane au-dessus de la carrière de Camille Abily. Cette génération de joueuses charismatiques et douées, a de nombreuses fois fait partie des favorites de grandes compétitions internationales. Or aucun titre, et même aucune finale, ne viendront récompenser les efforts fournis pendant de nombreuses années. Apprendre à se relever a donc fait partie du jeu.

C’est vrai qu’avec cette génération, on aurait dû gagner quelque chose. Il y a plein de facteurs qui ont fait qu’on n’a pas réussi à le faire. Je ne pense pas que les gens nous rabâchent le fait qu’on n’ait pas de titre, parce qu’on est la génération qui a fait connaître le foot féminin.

Camille Abily et Sarah Bouhaddi
©️ Damien LG

[…] Certains échecs ont été plus durs à vivre que d’autres. On avait des vacances après la saison, mais après 10 ou 15 jours je n’avais envie que d’une chose : retourner sur le terrain et travailler. Je voulais être encore plus performante pour la prochaine échéance. 

« Une chance de ne pas avoir eu cette peur du vide »

Tout cela semble pourtant derrière l’ancienne milieu de terrain aux 263 buts chez les professionnelles. Aujourd’hui adjointe de Jean-Luc Vasseur sur le banc de son club de toujours, l’OL, Camille Abily fait ses gammes auprès du groupe pro de Lyonnaises championnes de France pour la 14ème saison consécutive. L’opportunité pour elle de continuer au sein d’une structure qu’elle connaît bien, et de rester dans le milieu du foot qu’elle ne s’est jamais vraiment vue quitter.

Quand j’ai annoncé la fin de ma carrière au club en janvier 2018, on s’est immédiatement projeté sur l’avenir. J’ai eu beaucoup de chance d’avoir un projet prédéfini, de ne pas avoir cette peur du vide. On a terminé la saison début juin, et quelques semaines après j’étais sur les terrains avec l’équipe jeune pour anticiper la saison suivante.
[…] Quand j’étais joueuse, je me disais que je ne ferais pas tout de suite coach. Finalement a s’est fait naturellement… Entraîner les jeunes pendant un an a été vraiment super, et peut-être que je retournerais vers ça plus tard. C’est aussi parce qu’au début de ma carrière, je voulais être institutrice. Je me suis souvent dit que si j’en avais marre du foot, je tenterais peut-être le concours… Mais aujourd’hui ma passion du foot est encore là.

De quoi ambitionner de devenir entraîneure principale dans un avenir proche ?

Chaque chose en son temps, mais bien-sûr, ça fait partie des objectifs à long terme.


En partenariat avec:

Camille.

Il est aussi grand que Camille Abily. Camille Abily. Je deviens Camille Abily. Nous serions Camille Abily. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Camille Abily. Une boite de lunette détient le grand Camille Abily. Attention aux impératifs complète Mary. Camille Abily n'est autre que moi.

Mais qui est Camille Abily ?