A l’heure où un ennemi invisible paralyse le monde entier, notre quotidien actuel ne ressemble en rien à celui que nous vivions il y a un an. Chacun a dû s’adapter à cette nouvelle donne, dans des proportions différentes. Pour les sportives et sportifs de haut niveau, cela a signifié un report de toutes les compétitions, dont les Jeux Olympiques, pendant de nombreux mois. Une difficulté supplémentaire à surmonter, eux pour qui vivre de sa passion n’est pas toujours une évidence. Après Yannick Matejicek, Caroline Cruveillier et Angélina Lanza, voici Franck Le Moel. 

Apprécier la vie au quotidien, c’est la rendre surprenante, faire en sorte qu’aujourd’hui ait une saveur unique par rapport à hier. Comme apporter un élément différent à une succession d’activités que nous enchaînons chaque jour. Franck Le Moel en est convaincu et s’attache chaque jour à voir le positif dans un quotidien qui se ressemble. En cassant la routine.

En ces temps où le ‘train-train’ est devenu une norme dans laquelle nous sommes enfermés, sortir de ce cadre devient indispensable pour respirer. C’est le constat implacable qu’à fait Franck Le Moel, pour qui l’usure des mois sans l’odeur des compétitions devenait pesante.

Franck Le Moël à l'avant de son kayak biplace
©️ Franck Le Moël

Même s’il se considère comme chanceux en comparaison du plus grand nombre et malgré son optimisme affiché, le kayakiste médaillé d’argent en K2 lors de la Coupe du Monde 2018 ne peut s’empêcher d’attendre avec impatience la fin de ces temps de restrictions difficiles mais nécessaires. En particulier lorsque l’on sait à quel point la vie d’un athlète de haut niveau peut être routinière : « C’est vrai qu’en tant que sportif, notre quotidien ne varie pas beaucoup en temps normal, songe-t-il. J’en parlais avec un autre athlète il y a quelques jours. On se disait que c’était si triste de parler de tous nos petits plaisirs au passé. J’adore aller au cinéma le weekend, prendre l’air loin de chez moi, voir des amis autour d’un barbecue… On a l’impression que tout ça est si loin. Ce sont des petites choses bêtes mais qui donnent une valeur à nos semaines de travail ».

« Je télétravaille depuis plusieurs années »

Et trouver la parade n’est pas ce qu’il y a de plus évident. Alors, pour ne pas ‘sombrer’ dans des habitudes devenues presque mécaniques, chacun a ses trucs ou astuces. Pour Franck, se raccrocher à des appels vidéo entre amis ou arpenter les chemins de campagne proche de chez lui en font partis. Mais au-delà de trouver des solutions, le kayakiste souligne l’importance d’aller de l’avant, malgré tout : « Casser la routine est une chose, mais quand tu ne peux pas le faire, il y a capacité à la supporter qui rentre en compte, analyse Franck. Certains ont besoin de bouger et d’avoir du contact social quotidien, sinon ils explosent. J’aime ça, bien-sûr, mais je ne sors pas tous les jours. Je sais rester calme, chez moi tranquille. Je suis habitué à ronger mon frein dans mon coin et à patienter jusqu’à ce que ça arrive. Quand on ne peut pas faire autrement, il faut utiliser des outils mentaux pour pouvoir respirer et prendre son mal en patience ».

Franck Le Moël en course dans son kayak
©️ Franck Le Moël

En dehors des immenses bassins sillonnés par le pensionnaire de l’AS Mantaise, Franck occupe un poste de chargé de communication dans son club yvelinois. Grâce à un Contrat d’Insertion Professionnelle (C.I.P.) pour les sportifs de haut niveau, il peut sereinement appréhender le quotidien sur le plan financier. Surtout que depuis 2 ans, celui qui rêve de décrocher une sélection olympique exerce son activité professionnelle à distance : « Je travaille trois heures par jour, tous les après-midis, confie-t-il. Depuis cinq ans, je gère en grande partie la communication de mon club qui réunit plus de 4000 adhérents dans 31 sections sportives. Jusqu’à il y a deux ans, je travaillais en présentiel. Télétravailler me permet de m’entraîner à Vaires-sur-Marne, où tout est centralisé niveau kayak. J’étais donc habitué à évoluer à distance bien avant la Covid. Mon rythme de vie n’a pas beaucoup changé sur ce plan, et c’est une chance ! ».

« Continuer malgré les obstacles »

En continuant ainsi à exercer quotidiennement une activité professionnelle au cours des confinements successifs, Franck Le Moel a pu conserver un cap. Être aux côtés de sa compagne et bénéficier de matériel adéquat l’a aussi installé dans une dynamique positive : « Au tout début du confinement, j’étais ultra-motivé, se souvient-il. Je me déchaînais sur mon ergomètre. Puis au fur et à mesure, je décalais les séances de quelques minutes. Chaque fois un peu plus… C’était dur mais je faisais en sorte de garder espoir et préserver. J’ai eu plein de galères au cours de ma carrière, mais j’ai continué malgré tous les obstacles. Je ne pouvais pas abandonner, parce que j’aurais été en conflit très profond avec moi-même. Il faut faire en sorte de ne voir que le positif. Je repensais aux podiums nationaux ou internationaux. Ca redonne espoir, et la banane ».

A l’heure où un ennemi invisible paralyse le monde entier, notre quotidien actuel ne ressemble en rien à celui que nous vivions il y a un an. Chacun a dû s’adapter à cette nouvelle donne, dans des proportions différentes. Pour les sportives et sportifs de haut niveau, cela a signifié un report de toutes les compétitions, dont les Jeux Olympiques, pendant de nombreux mois. Une difficulté supplémentaire à surmonter, eux pour qui vivre de sa passion n’est pas toujours une évidence. Après Yannick MatejicekCaroline Cruveillier et Angélina Lanza, voici Franck Le Moel. 

Apprécier la vie au quotidien, c’est la rendre surprenante, faire en sorte qu’aujourd’hui ait une saveur unique par rapport à hier. Comme apporter un élément différent à une succession d’activités que nous enchaînons chaque jour. Franck Le Moel en est convaincu et s’attache chaque jour à voir le positif dans un quotidien qui se ressemble. En cassant la routine.

En ces temps où le ‘train-train’ est devenu une norme dans laquelle nous sommes enfermés, sortir de ce cadre devient indispensable pour respirer. C’est le constat implacable qu’à fait Franck Le Moel, pour qui l’usure des mois sans l’odeur des compétitions devenait pesante.

©️ Franck Le Moël

Même s’il se considère comme chanceux en comparaison du plus grand nombre et malgré son optimisme affiché, le kayakiste médaillé d’argent en K2 lors de la Coupe du Monde 2018 ne peut s’empêcher d’attendre avec impatience la fin de ces temps de restrictions difficiles mais nécessaires. En particulier lorsque l’on sait à quel point la vie d’un athlète de haut niveau peut être routinière : « C’est vrai qu’en tant que sportif, notre quotidien na varie pas beaucoup en temps normal, songe-t-il. J’en parlais avec un autre athlète il y a quelques jours. On se disait que c’était si triste de parler de tous nos petits plaisirs au passé. J’adore aller au cinéma le weekend, prendre l’air loin de chez moi, voir des amis autour d’un barbecue… On a l’impression que tout ça est si loin. Ce sont des petites choses bêtes mais qui donnent une valeur à nos semaines de travail ».

« Je télétravaille depuis des années »

Et trouver la parade n’est pas ce qu’il y a de plus évident. Alors, pour ne pas ‘sombrer’ dans des habitudes devenues presque mécaniques, chacun a ses trucs ou astuces. Pour Franck, se raccrocher à des appels vidéo entre amis ou arpenter les chemins de campagne proche de chez lui en font partis. Mais au-delà de trouver des solutions, le kayakiste souligne l’importance d’aller de l’avant, malgré tout : « Casser la routine est une chose, mais quand tu ne peux pas le faire, il y a capacité à la supporter qui rentre en compte, analyse Franck. Certains ont besoin de bouger et d’avoir du contact social quotidien, sinon ils explosent. J’aime ça, bien-sûr, mais je ne sors pas tous les jours. Je sais rester calme, chez moi tranquille. Je suis habitué à ronger mon frein dans mon coin et à patienter jusqu’à ce que ça arrive. Quand on ne peut pas faire autrement, il faut utiliser des outils mentaux pour pouvoir respirer et prendre son mal en patience ».

©️ Franck Le Moël

En dehors des immenses bassins sillonnés par le pensionnaire de l’AS Mantaise, Franck occupe un poste de chargé de communication dans son club yvelinois. Grâce à un Contrat d’Insertion Professionnelle (C.I.P.) pour les sportifs de haut niveau, il peut sereinement appréhender le quotidien sur le plan financier. Surtout que depuis 2 ans, celui qui rêve de décrocher une sélection olympique exerce son activité professionnelle à distance : « Je travaille trois heures par jour, tous les après-midis, confie-t-il. Depuis cinq ans, je gère en grande partie la communication de mon club qui réunit plus de 4000 adhérents dans 31 sections sportives. Jusqu’à il y a deux ans, je travaillais en présentiel. Télétravailler me permet de m’entraîner à Vaires-sur-Marne, où tout est centralisé niveau kayak. J’étais donc habitué à évoluer à distance bien avant la Covid. Mon rythme de vie n’a pas beaucoup changé sur ce plan, et c’est une chance ! ».

« Continuer malgré les obstacles »

En continuant ainsi à exercer quotidiennement une activité professionnelle au cours des confinements successifs, Franck Le Moel a pu conserver un cap. Être aux côtés de sa compagne et bénéficier de matériel adéquat l’a aussi installé dans une dynamique positive : « Au tout début du confinement, j’étais ultra-motivé, se souvient-il. Je me déchaînais sur mon ergomètre. Puis au fur et à mesure, je décalais les séances de quelques minutes. Chaque fois un peu plus… C’était dur mais je faisais en sorte de garder espoir et préserver. J’ai eu plein de galères au cours de ma carrière, mais j’ai continué malgré tous les obstacles. Je ne pouvais pas abandonner, parce que j’aurais été en conflit très profond avec moi-même. Il faut faire en sorte de ne voir que le positif. Je repensais aux podiums nationaux ou internationaux. Ca redonne espoir, et la banane ».

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Emmanuelle.

Je suis aussi grand que Franck Le Moel. Mathilde Cini. Je deviens Mathilde Cini et Nous serions Mathilde Cini. Peut-être un jour il aura son jour de chance car je veux devenir Mathilde Cini. Je détiens le grand Mathilde Cini et Attention aux impératifs complète Mary. Mathilde Cini n'est autre que moi.

Mais qui est Franck Le Moel ?

Franck Le Moel est un kayakiste, spécialiste du K2 et du K4. Membre du club omnisports de l’AS Mantaise à Mantes-la-Jolie, il y occupe un poste de chargé de communication. Il s’entraîne sur la future base olympique de Vaires-sur-Marne, aux côtés de Maxime Beaumont notamment.

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