Cédric Caillon, le judoka qui n’avait peur de personne

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Cédric Caillon, le judoka qui n’avait peur de personne

4 décembre 2020

La France et le judo, c’est tout une histoire. Derrière des figures de la discipline comme David Douillet, Lucie Décosse, Frédérique Jossinet ou l’inévitable Teddy Riner, des centaines d’athlètes se battent pour atteindre eux-aussi l’excellence. C’est le cas de Cédric Caillon, colosse à la détermination hors norme, pour qui le chemin vers une médaille internationale est tout sauf linéaire. Entretien.

©️ Thierry Albisetti

Cédric, ta vie est principalement dédiée au judo. Mais comment décrire Cédric Caillon en dehors de sa passion ?

Pas facile… Sans le sport je suis perdu, c’est presque toute ma vie (rires). Pour répondre à ta question, je suis quelqu’un de déterminé. Dès que j’ai quelque chose en tête, je vais tout faire pour y arriver. Parfois je me défonce pour des choses presque impossible à réaliser mais je le fais quand même parce que je vais au bout des choses. Je n’ai jamais suivi les cursus de formation comme les pôles France à part l’INSEP depuis 4 ans. J’étais déterminé à y arriver, même si je savais que ce serait difficile.

Le judo fait partie de ta vie depuis que tu as 8 ans. Penses-tu que ton amour pour ton sport a évolué au cours du temps ?

Je suis autant à fond qu’au début. Si j’aime le judo, c’est aussi parce que je me retrouve dans beaucoup de facettes de mon sport. Oui j’en ai marre parfois, comme tout le monde. M’entraîner, m’entraîner, et encore m’entraîner peut m’ennuyer mais quand j’arrive à saturation, je trouve du réconfort à suivre les jeunes ou faire autre chose. Ma passion ne se concentre pas uniquement sur la pratique, ce qui me permet de toujours autant aimer ça.

« Ce qui me faisait vraiment kiffer, c’était le judo »

Ton parcours est atypique dans le monde du haut niveau. Quel a été le déclic qui t’a fait prendre conscience que ta passion pouvait devenir un métier ?

C’est vrai que je n’étais pas prédestiné à faire du judo à haut niveau en étant plus jeune. J’ai suivi une formation en BTS électrotechnicien, ce qui n’avait rien à voir avec le sport de haut niveau (rires). Et puis un jour j’ai reçu une proposition du club de Poissy (Yvelines) près de Paris pour m’entraîner.

J’avais échoué aux championnats de France junior quelques mois plus tôt, en étant éliminé presque d’entrée alors que j’étais parmi les trois meilleurs toute l’année. J’ai pensé abandonner le judo mais j’ai compris qu’il me manquait surtout de l’entraînement pour atteindre mon rêve. Donc j’ai tout quitté. J’avais un avenir tout tracé avec mon BTS, mon entreprise qui souhaite m’embaucher et un salaire convenable. J’aurais pu rester avec ma petite vie tranquille mais ce qui me faisait vraiment kiffer, c’était le judo. 

Maintenant que tu as une structure de qualité derrière toi, tu vises haut et loin. Que te manque-t-il pour atteindre tes objectifs ?

Mon objectif est clairement Paris 2024. Pour y arriver, il va me falloir gagner en précision principalement. Je sais faire beaucoup de choses mais il me manque ce truc en plus, cette précision pour que ce que je fais soit parfait, pas seulement efficace. Ça viendra avec du travail, mais je m’appuie sur mes points forts. J’ai une bonne capacité d’analyse de mon adversaire donc j’arrive à m’adapter.

Aujourd’hui, tu as deux casquettes : celle de judoka de haut niveau qui vise les Jeux Olympiques et celle d’entraîneur au sein du COS de Sartrouville (Yvelines). Arrives-tu à trouver un équilibre personnel malgré tout ?

Oui totalement ! Et la meilleure réponse est que j’ai un petit garçon désormais. J’ai une vie personnelle épanouie, même si c’est vrai que le judo prend une place très importante. Je prends du plaisir dans ce que je fais, et je ferais tout pour que ce soit la même chose pour mon fils. Quelle que soit l’activité qu’il pratiquera, je veux qu’il fasse quelque chose qui lui plaît, comme j’ai la chance de le faire !


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La France et le judo, c’est tout une histoire. Derrière des figures de la discipline comme David Douillet, Lucie Décosse, Frédérique Jossinet ou l’inévitable Teddy Riner, des centaines d’athlètes se battent pour atteindre eux-aussi l’excellence. C’est le cas de Cédric Caillon, colosse à la détermination hors norme, pour qui le chemin vers une médaille internationale est tout sauf linéaire. Entretien.

©️ Thierry Albisetti
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Cédric Caillon 
• Né le 19 avril 1995
• Judo

Cédric, ta vie est principalement dédiée au judo. Mais comment décrire Cédric Caillon en dehors de sa passion ?

Pas facile… Sans le sport je suis perdu, c’est presque toute ma vie (rires). Pour répondre à ta question, je suis quelqu’un de déterminé. Dès que j’ai quelque chose en tête, je vais tout faire pour y arriver. Parfois je me défonce pour des choses presque impossible à réaliser mais je le fais quand même parce que je vais au bout des choses. Je n’ai jamais suivi les cursus de formation comme les pôles France à part l’INSEP depuis 4 ans. J’étais déterminé à y arriver, même si je savais que ce serait difficile. 

Le judo fait partie de ta vie depuis que tu as 8 ans. Penses-tu que ton amour pour ton sport a évolué au cours du temps ?

Je suis autant à fond qu’au début. Si j’aime le judo, c’est aussi parce que je me retrouve dans beaucoup de facettes de mon sport. Oui j’en ai marre parfois, comme tout le monde. M’entraîner, m’entraîner, et encore m’entraîner peut m’ennuyer mais quand j’arrive à saturation, je trouve du réconfort à suivre les jeunes ou faire autre chose. Ma passion ne se concentre pas uniquement sur la pratique, ce qui me permet de toujours autant aimer ça. 

« Ce qui me faisait vraiment kiffer, c’était le judo »

Ton parcours est atypique dans le monde du haut niveau. Quel a été le déclic qui t’a fait prendre conscience que ta passion pouvait devenir un métier ?

C’est vrai que je n’étais pas prédestiné à faire du judo à haut niveau en étant plus jeune. J’ai suivi une formation en BTS électrotechnicien, ce qui n’avait rien à voir avec le sport de haut niveau (rires). Et puis un jour j’ai reçu une proposition du club de Poissy (Yvelines) près de Paris pour m’entraîner.

J’avais échoué aux championnats de France junior quelques mois plus tôt, en étant éliminé presque d’entrée alors que j’étais parmi les trois meilleurs toute l’année. J’ai pensé abandonner le judo mais j’ai compris qu’il me manquait surtout de l’entraînement pour atteindre mon rêve. Donc j’ai tout quitté. J’avais un avenir tout tracé avec mon BTS, mon entreprise qui souhaite m’embaucher et un salaire convenable. J’aurais pu rester avec ma petite vie tranquille mais ce qui me faisait vraiment kiffer, c’était le judo. 

Maintenant que tu as une structure de qualité derrière toi, tu vises haut et loin. Que te manque-t-il pour atteindre tes objectifs ?

Mon objectif est clairement Paris 2024. Pour y arriver, il va me falloir gagner en précision principalement. Je sais faire beaucoup de choses mais il me manque ce truc en plus, cette précision pour que ce que je fais soit parfait, pas seulement efficace. Ça viendra avec du travail, mais je m’appuie sur mes points forts. J’ai une bonne capacité d’analyse de mon adversaire donc j’arrive à m’adapter. 

Aujourd’hui, tu as deux casquettes : celle de judoka de haut niveau qui vise les Jeux Olympiques et celle d’entraîneur au sein du COS de Sartrouville (Yvelines). Arrives-tu à trouver un équilibre personnel malgré tout ?

Oui totalement ! Et la meilleure réponse est que j’ai un petit garçon désormais. J’ai une vie personnelle épanouie, même si c’est vrai que le judo prend une place très importante. Je prends du plaisir dans ce que je fais, et je ferais tout pour que ce soit la même chose pour mon fils. Quelle que soit l’activité qu’il pratiquera, je veux qu’il fasse quelque chose qui lui plaît, comme j’ai la chance de le faire ! 


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Anais Michel.

Il est aussi grand que Cédric Caillon. Cédric Caillon. Je deviens Cédric Caillon. Nous serions Cédric Caillon. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Cédric Caillon. Une boite de lunette détient le grand Cédric Caillon. Attention aux impératifs complète Mary. Cédric Caillon n'est autre que moi.

Cédric et Sport Funding

« J’ai connu Sport Funding par mon préparateur mental, Sébastien Brenot-Durand avec qui je travaille depuis plusieurs années. Le concept m’a plu, et je ne pars pas dans l’inconnu car il n’y a rien d’engagé. J’espère pouvoir faire grossir mes projets et surtout développer mon réseau, ce qui est crucial dans le sport. Hâte de voir la suite ! »