En ce mois de décembre, nous nous intéressons à celles et ceux qui, en pleine carrière au plus haut niveau, sautent le pas et deviennent parents. Un vrai bouleversement pour ces athlètes dont la vie est rythmée par les entraînements, les biberons et les compétitions. Après Camille Lecointre, retrouvez cette semaine Justine Joly. 

Depuis quelques années, les mentalités s’ouvrent, enfin. Plus question pour une femme d’attendre la fin de sa carrière sportive pour ressentir le désir d’être mère. Certaines athlètes comme la handballeuse Justine Joly décident ainsi de prendre leur destin en main et d’aller au bout de leur envie de devenir maman. Une force de caractère unique, et un message à transmettre.

Qui a dit que devenir maman puis revenir au plus haut niveau était impossible ? Certainement pas Justine Joly. La joueuse de Plan de Cuques Handball n’a jamais eu de temps à perdre avec les stéréotypes en tout genre qui collent à la peau des sportives. Certes, une grossesse est un moment d’arrêt dans une carrière durant lequel une pause forcée s’impose au corps.

Sauf que cet arrêt peut ne rien avoir de définitif si la santé suit. Chaque femme vit cette période unique à sa façon. Mais, selon Justine, il ne faut en aucun cas se laisser enfermer dans une case: « C’est compliqué à l’heure actuelle d’affirmer qu’une maman peut revenir au haut niveau, même si de plus en plus de femmes le prouvent, se réjouit-elle. On voit que les choses évoluent. Il y a toujours des stéréotypes mais on essaie de les briser et de montrer que ce n’est pas parce qu’on est maman qu’on est à mettre « à la poubelle ». C’est un peu fort mais avant de connaitre la chose, on se demande si ça va être possible, si on ne va pas être perçue comme une personne qui ne retrouvera pas son niveau… ».

« Je suis plus zen »

Ces interrogations sont légitimes, tant il semble que les doutes de l’entourage plus ou moins proche se font entendre. Pour beaucoup, Justine Joly prenait la décision de s’arrêter en souhaitant devenir maman. Les rumeurs allaient même bon train. Pourtant, l’ailière membre de l’équipe de France de beach handball n’a à aucun moment envisagé la retraite. Au contraire, elle se maintenait en forme en poursuivant une activité physique adaptée : « Si une femme pratiquait un sport avant sa grossesse, il faut le garder, tout en l’adaptant à sa situation, conseille Justine Joly. Jusqu’à 5 mois, il n’y a pas de problème, on a le droit de faire des footings. Évidemment l’intensité n’est pas la même, mais il faut s’écouter. Si on est fatigué, il ne faut pas forcer. Plus on travaille musculairement en entretien pendant la grossesse, moins on souffre et plus on revient vite ».

La vie peut continuer. C’est d’ailleurs peut-être pour cette raison que Justine a bien vécu ces quelques mois d’attente avant l’heureux événement. Comme dans sa vie de sportive de haut niveau où elle s’attache à prendre les matchs les uns après les autres, la handballeuse ne s’est pas projetée vers un retour rapide à une vie « normale ». Elle a dû faire preuve de patience avant de retrouver une forme optimale et les terrains. Et avec du recul, la jeune maman se dit que donner naissance lui a apporté bien plus qu’un immense bonheur et de nouvelles responsabilités : « J’ai un peu l’impression d’être une femme différente d’il y a un an, confie Justine. Je me sens plus zen, j’aborde les choses avec plus de recul. Je n’avais jamais eu de grosse blessure dans ma carrière qui m’aurait permise de me remettre en cause ou de me faire travailler sur moi-même. En aillant un enfant, on se transforme un peu, on devient plus sage ».

« On a de la chance de vivre ça »

Une nouvelle Justine Joly donc. Une femme, une maman, une athlète, mais aussi une coach sportive, pour qui ne pas confondre ses différentes vies est un enjeu de taille. Pourtant, malgré ces multiples rôles et un rythme ultra soutenu, elle considère sa position comme enviable comparée à beaucoup de femmes : « C’est important de ne pas se laisser submerger par ce qu’il y a à côté dans la vie de tous les jours, confie-t-elle. Quand on est maman, si le petit a décidé de ne pas faire la sieste, on ne fait pas la sieste (rires). Il ne faut pas se dire « je suis fatiguée » ou ce genre de choses. Il faut prendre comme une force, se dire qu’on a de la chance de vivre ça. Beaucoup aimeraient être dans mon cas. J’ai des amies qui ont eu des parcours très compliqués. Alors quand j’arrive sur le terrain, je n’ai pas le droit de me plaindre ».

Une mentalité de guerrière pour une maman appréciant chaque instant aux côtés de son fils, et des terrains. 

En ce mois de décembre, nous nous intéressons à celles et ceux qui, en pleine carrière au plus haut niveau, sautent le pas et deviennent parents. Un vrai bouleversement pour ces athlètes dont la vie est rythmée par les entraînements, les biberons et les compétitions. Après Camille Lecointre, retrouvez cette semaine Justine Joly.

Depuis quelques années, les mentalités s’ouvrent, enfin. Plus question pour une femme d’attendre la fin de sa carrière sportive pour ressentir le désir d’être mère. Certaines athlètes comme la handballeuse Justine Joly décident ainsi de prendre leur destin en main et d’aller au bout de leur envie de devenir maman. Une force de caractère unique, et un message à transmettre.

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Qui a dit que devenir maman puis revenir au plus haut niveau était impossible ? Certainement pas Justine Joly. La joueuse de Plan de Cuques Handball n’a jamais eu de temps à perdre avec les stéréotypes en tout genre qui collent à la peau des sportives. Certes, une grossesse est un moment d’arrêt dans une carrière durant lequel une pause forcée s’impose au corps.

Sauf que cet arrêt peut ne rien avoir de définitif si la santé suit. Chaque femme vit cette période unique à sa façon. Mais, selon Justine, il ne faut en aucun cas se laisser enfermer dans une case: « C’est compliqué à l’heure actuelle d’affirmer qu’une maman peut revenir au haut niveau, même si de plus en plus de femmes le prouvent, se réjouit-elle. On voit que les choses évoluent. Même s’il y a toujours des stéréotypes, on essaie de les briser et de montrer que ce n’est pas parce qu’on est maman qu’on est à mettre « à la poubelle ». C’est un peu fort mais avant de connaitre la chose, on se demande si ça va être possible, si on ne va pas être perçue comme une personne qui ne retrouvera pas son niveau… ».

« Je suis plus zen »

Ces interrogations sont légitimes, tant il semble que les doutes de l’entourage plus ou moins proche se font entendre. Pour beaucoup, Justine Joly prenait la décision de s’arrêter en souhaitant devenir maman. Les rumeurs allaient même bon train. Pourtant, l’ailière membre de l’équipe de France de beach handball n’a à aucun moment envisagé la retraite. Au contraire, elle se maintenait en forme en poursuivant une activité physique adaptée : « Si une femme pratiquait un sport avant sa grossesse, il faut le garder, tout en l’adaptant à sa situation, conseille Justine Joly. Jusqu’à 5 mois, il n’y a pas de problème, on a le droit de faire des footings. Évidemment l’intensité n’est pas la même, mais il faut s’écouter. Si on est fatigué, il ne faut pas forcer. Plus on travaille musculairement en entretien pendant la grossesse, moins on souffre et plus on revient vite ».

La vie peut continuer. C’est d’ailleurs peut-être pour cette raison que Justine a bien vécu ces quelques mois d’attente avant l’heureux événement. Comme dans sa vie de sportive de haut niveau où elle s’attache à prendre les matchs les uns après les autres, la handballeuse ne s’est pas projetée vers un retour rapide à une vie « normale ». Elle a dû faire preuve de patience avant de retrouver une forme optimale et les terrains. Et avec du recul, la jeune maman se dit que donner naissance lui a apporté bien plus qu’un immense bonheur et de nouvelles responsabilités : « J’ai un peu l’impression d’être une femme différente d’il y a un an, confie Justine. Je me sens plus zen, j’aborde les choses avec plus de recul. Je n’avais jamais eu de grosse blessure dans ma carrière qui m’aurait permise de me remettre en cause ou de me faire travailler sur moi-même. En aillant un enfant, on se transforme un peu, on devient plus sage ».

« On a de la chance de vivre ça »

Une nouvelle Justine Joly donc. Une femme, une maman, une athlète, mais aussi une coach sportive, pour qui ne pas confondre ses différentes vies est un enjeu de taille. Pourtant, malgré ces multiples rôles et un rythme ultra soutenu, elle considère sa position comme enviable comparée à beaucoup de femmes : « C’est important de ne pas se laisser submerger par ce qu’il y a à côté dans la vie de tous les jours, confie-t-elle. Quand on est maman, si le petit a décidé de ne pas faire la sieste, on ne fait pas la sieste (rires). Il ne faut pas se dire « je suis fatiguée » ou ce genre de choses. Il faut prendre comme une force, se dire qu’on a de la chance de vivre ça. Beaucoup aimeraient être dans mon cas. J’ai des amies qui ont eu des parcours très compliqués. Alors quand j’arrive sur le terrain, je n’ai pas le droit de me plaindre ».

Une mentalité de guerrière pour une maman appréciant chaque instant aux côtés de son fils, et des terrains. 

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Emmanuelle.

Il est aussi grand que Justine Joly. Justine Joly. Je deviens Justine Joly. Nous serions Justine Joly Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Justine Joly. Une boite de lunette détient le grand Justine Joly. Attention aux impératifs complète Mary. Justine Joly n'est autre que moi.

Mais qui est Justine Joly ?

Justine Joly est une handballeuse professionnelle évoluant à Plan de Cuques (Bouches-du-Rhône) en Division 1. Egalement internationale membre de l’équipe de France de beach handball, elle mène plusieurs vies en une. En effet, elle est aussi coach sportive et maman depuis le début de l’année 2020.

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