Emmanuelle Mörch, sur tous les terrains

14 septembre 2020

©️ By Athlete

Emmanuelle Mörch, sur tous les terrains

14 septembre 2020

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Emmanuelle Mörch, sur tous les terrains

14 septembre 2020

©️ By Athlete

Athlète professionnelle soutenue par des multinationales françaises, animatrice de conférences, ingénieure diplômée de l’école Centrale Paris et même actrice au cinéma : voici en quelques mots le CV d’Emmanuelle Mörch, numéro 2 française en tennis fauteuil. Dotée d’une force de caractère hors du commun, la native de l’Essonne a peut-être déjà accompli en 30 ans ce que beaucoup n’accompliront pas en une vie. Portrait.

Emmanuelle Mörch est catégorique : sans cet accident qui a bouleversé sa vie et celle de ses proches alors qu’elle n’était âgée que d’à peine 18 ans, une grande majorité des opportunités qu’elle a pu saisir jusqu’ici ne serait arrivée. Difficile d’imaginer ce qu’aurait pu être son quotidien sans cet épisode douloureux mais riche en enseignements. Peut-être serait-elle restée dans la norme des ingénieurs de haut niveau en restant discrète aux yeux du monde, ou aurait-elle construit une entreprise employant plusieurs dizaines de salariés. Peut-être, oui.

Sauf qu’aujourd’hui, Emmanuelle Mörch tente de se qualifier pour ses deuxièmes Jeux Paralympiques, après ceux de Rio en 2016. Les mois suivants cet événement unique l’ont pourtant poussé loin des terrains, amenant une profonde remise en question de son amour pour le sport.

Partir pour mieux revenir

« Après avoir obtenu mon diplôme, je me suis consacrée exclusivement au tennis pendant un an, entre mai 2015 et juin 2016. Mon objectif était assez simple : me qualifier aux Jeux de Rio. Je suis parvenue à le faire, mais je m’étais trop attachée à la finalité, sans vraiment apprécier ce que je faisais dans la vie de tous les jours. C’était devenu trop difficile à gérer : trop d’enjeu, trop de pression, trop de voyages et de sacrifices. Je ne cherchais pas à m’épanouir dans mon sport. Ça a été un point de rupture qui m’a fait comprendre que je devais m’arrêter ».

Changer de mode de vie s’imposait à Emmanuelle au sortir des premiers Jeux en terres sud-américaines, tant et si bien qu’elle accepte une mission à temps plein chez L’Oréal, géant de l’industrie cosmétique. La sérénité revient alors peu à peu dans son esprit, au même titre que le tennis… qui, après quelques temps, lui manque cruellement.

©️ By Athlete

« Je n’allais pas bien et j’avais besoin de voir autre chose. Ça m’a pris plusieurs mois avant de me rendre compte que je voulais faire du tennis et pas que pour aller aux Jeux. Je ne pouvais pas quitter mon nouveau boulot du jour au lendemain, donc je m’entrainais le soir et faisais quelques tournois pendant les vacances. Et progressivement, L’Oréal a décidé de me soutenir dans mon projet en devenant mon sponsor principal ».

L’Oréal donc, mais aussi Air France, Babolat et Lacoste font partie des partenaires présents tout au long de l’année aux côtés de la désormais 37ème mondiale. Un soutien précieux qui permet à Emmanuelle Mörch de se concentrer uniquement sur ce qui l’anime : le tennis. Mais quelle est donc la recette de la tenniswoman pour convaincre des grands groupes français de l’accompagner dans sa quête olympique.

« Continuer d’aimer ce que je fais »

« C’est une combinaison de beaucoup de choses, mais je pense que mon expérience est un vrai point fort. En conférence, je peux parler de faire des études lorsqu’on est en fauteuil roulant, de l’insertion dans la vie de tous les jours, de la gestion d’une double carrière en entreprise et sur un terrain, des similitudes entre le sport de haut niveau et le monde de l’entreprise… Je peux aborder de nombreux sujets et mon image peut être reprise plusieurs fois par an, que ce soit pour les Jeux ou pour la semaine pour l’emploi des personnes handicapées par exemple ».

Emmanuelle Mörch se distingue donc inévitablement par sa détermination et sa volonté de gagner. Mais parfois, cet esprit de compétition reprend le dessus et l’empêche de s’exprimer comme elle le souhaiterait. Pour canaliser ses émotions négatives qui nuisent à ses performances, la Suresnoise participe à plusieurs formations. L’objectif ? Faire preuve de détachement.

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« Parfois, même si je gagne le point, je peux m’énerver parce que j’ai mis la balle au mauvais endroit. Un mélange de plein de choses peut m’empêcher de jouer mon jeu pleinement. Il faut se détacher de l’attente de la famille, des sponsors, de ma remontée au classement, du fait que je ne peux pas perdre ce match parce que je joue une fille moins forte que moi, que je ne peux pas perdre en deux sets alors que je viens de faire un voyage très long… Il y a tellement de choses auxquelles je peux penser et qui peuvent me polluer l’esprit, que je veux me détacher de tout ça pour être dans le moment présent ».

Vivre dans l’instant et se permettre de rêver. Rêver de participation à des Grands Chelem, de Paris 2024, de titre olympique, mais pas que…

« J’ai envie de continuer à apprendre et à aimer ce que je fais. C’est ma priorité numéro une, avec les Jeux de Paris en ligne de mire. Pour le reste on verra, mais j’aimerais construire une famille. Au niveau professionnel, c’est plus flou. J’ai envie de penser aux quatre prochaines années et voir par la suite ce qu’il se passera ».

Athlète professionnelle soutenue par des multinationales françaises, animatrice de conférences, ingénieure diplômée de l’école Centrale Paris et même actrice au cinéma : voici en quelques mots le CV d’Emmanuelle Mörch, numéro 2 française en tennis fauteuil. Dotée d’une force de caractère hors du commun, la native de l’Essonne a peut-être déjà accompli en 30 ans ce que beaucoup n’accompliront pas en une vie. Portrait.

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Emmanuelle Mörch
• Née le 4 juillet 1990
• Tennis fauteuil

Emmanuelle Mörch est catégorique : sans cet accident qui a bouleversé sa vie et celle de ses proches alors qu’elle n’était âgée que d’à peine 18 ans, une grande majorité des opportunités qu’elle a pu saisir jusqu’ici ne serait arrivée. Difficile d’imaginer ce qu’aurait pu être son quotidien sans cet épisode douloureux mais riche en enseignements. Peut-être serait-elle restée dans la norme des ingénieurs de haut niveau en restant discrète aux yeux du monde, ou aurait-elle construit une entreprise employant plusieurs dizaines de salariés. Peut-être, oui.

Sauf qu’aujourd’hui, Emmanuelle Mörch tente de se qualifier pour ses deuxièmes Jeux Paralympiques, après ceux de Rio en 2016. Les mois suivants cet événement unique l’ont pourtant poussé loin des terrains, amenant une profonde remise en question de son amour pour le sport.

Partir pour mieux revenir

« Après avoir obtenu mon diplôme, je me suis consacrée exclusivement au tennis pendant un an, entre mai 2015 et juin 2016. Mon objectif était assez simple : me qualifier aux Jeux de Rio. Je suis parvenue à le faire, mais je m’étais trop attachée à la finalité, sans vraiment apprécier ce que je faisais dans la vie de tous les jours. C’était devenu trop difficile à gérer : trop d’enjeu, trop de pression, trop de voyages et de sacrifices. Je ne cherchais pas à m’épanouir dans mon sport. Ça a été un point de rupture qui m’a fait comprendre que je devais m’arrêter ».

Changer de mode de vie s’imposait à Emmanuelle au sortir des premiers Jeux en terres sud-américaines, tant et si bien qu’elle accepte une mission à temps plein chez L’Oréal, géant de l’industrie cosmétique. La sérénité revient alors peu à peu dans son esprit, au même titre que le tennis… qui, après quelques temps, lui manque cruellement.

©️ By Athlete

« Je n’allais pas bien et j’avais besoin de voir autre chose. Ca m’a pris plusieurs mois avant de me rendre compte que je voulais faire du tennis et pas que pour aller aux Jeux. Je ne pouvais pas quitter mon nouveau boulot du jour au lendemain, donc je m’entrainais le soir et faisais quelques tournois pendant les vacances. Et progressivement, L’Oréal a décidé de me soutenir dans mon projet en devenant mon sponsor principal ».

L’Oréal donc, mais aussi Air France, Babolat et Lacoste font partie des partenaires présents tout au long de l’année aux côtés de la désormais 37ème mondiale. Un soutien précieux qui permet à Emmanuelle Mörch de se concentrer uniquement sur ce qui l’anime : le tennis. Mais quelle est donc la recette de la tenniswoman pour convaincre des grands groupes français de l’accompagner dans sa quête olympique ?

« Continuer d’aimer ce que je fais »

« C’est une combinaison de beaucoup de choses, mais je pense que mon expérience est un vrai point fort. En conférence, je peux parler de faire des études lorsqu’on est en fauteuil roulant, de l’insertion dans la vie de tous les jours, de la gestion d’une double carrière en entreprise et sur un terrain, des similitudes entre le sport de haut niveau et le monde de l’entreprise… Je peux aborder de nombreux sujets et mon image peut être reprise plusieurs fois par an, que ce soit pour les Jeux ou pour la semaine pour l’emploi des personnes handicapées par exemple ».

Emmanuelle Mörch se distingue donc inévitablement par sa détermination et sa volonté de gagner. Mais parfois, cet esprit de compétition reprend le dessus et l’empêche de s’exprimer comme elle le souhaiterait. Pour canaliser ses émotions négatives qui nuisent à ses performances, la Suresnoise participe à plusieurs formations. L’objectif ? Faire preuve de détachement.

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« Parfois, même si je gagne le point, je peux m’énerver parce que j’ai mis la balle au mauvais endroit. Un mélange de plein de choses peut m’empêcher de jouer mon jeu pleinement. Il faut se détacher de l’attente de la famille, des sponsors, de ma remontée au classement, du fait que je ne peux pas perdre ce match parce que je joue une fille moins forte que moi, que je ne peux pas perdre en deux sets alors que je viens de faire un voyage très long… Il y a tellement de choses auxquelles je peux penser et qui peuvent me polluer l’esprit, que je veux me détacher de tout ça pour être dans le moment présent ».

Vivre dans l’instant et se permettre de rêver. Rêver de participation à des Grands Chelem, de Paris 2024, de titre olympique, mais pas que…

« J’ai envie de continuer à apprendre et à aimer ce que je fais. C’est ma priorité numéro une, avec les Jeux de Paris en ligne de mire. Pour le reste on verra, mais j’aimerais construire une famille. Au niveau professionnel, c’est plus flou. J’ai envie de penser aux quatre prochaines années et voir par la suite ce qu’il se passera ! »

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Emmanuelle.

Il est aussi grand que Emmanuelle Mörch. Emmanuelle Mörch. Je deviens Emmanuelle Mörch. Nous serions Emmanuelle Mörch. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Emmanuelle Mörch. Une boite de lunette détient le grand Emmanuelle Mörch. Attention aux impératifs complète Mary. Emmanuelle Mörch n'est autre que moi.

Mais qui est Emmanuelle Mörch ?

Emmanuelle Mörch est une tenniswoman en fauteuil. Numéro 2 française, rien ne la prédestinait pourtant à devenir athlète au plus haut niveau international. A 19 ans, elle chute gravement en snowboard et perd l’usage de ses jambes. Elle ne perd pas sa motivation et se lance dans le tennis, grâce auquel elle participe aux Jeux Olympiques de Rio en 2016. Emmanuelle Mörch est également diplômée de l’école d’ingénieur Centrale Paris, et soutenue par des grandes marques comme L’Oréal, Babolat ou Lacoste. 

Athlète professionnelle soutenue par des multinationales françaises, animatrice de conférences, ingénieure diplômée de l’école Centrale Paris et même actrice au cinéma : voici en quelques mots le CV d’Emmanuelle Mörch, numéro 2 française en tennis fauteuil. Dotée d’une force de caractère hors du commun, la native de l’Essonne a peut-être déjà accompli en 30 ans ce que beaucoup n’accompliront pas en une vie. Portrait.

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Bandeau de séparation de deux blocs de contenus

Emmanuelle Mörch
• Née le 4 juillet 1990
• Tennis fauteuil

Emmanuelle Mörch est catégorique : sans cet accident qui a bouleversé sa vie et celle de ses proches alors qu’elle n’était âgée que d’à peine 18 ans, une grande majorité des opportunités qu’elle a pu saisir jusqu’ici ne serait arrivée. Difficile d’imaginer ce qu’aurait pu être son quotidien sans cet épisode douloureux mais riche en enseignements. Peut-être serait-elle restée dans la norme des ingénieurs de haut niveau en restant discrète aux yeux du monde, ou aurait-elle construit une entreprise employant plusieurs dizaines de salariés. Peut-être, oui.

Sauf qu’aujourd’hui, Emmanuelle Mörch tente de se qualifier pour ses deuxièmes Jeux Paralympiques, après ceux de Rio en 2016. Les mois suivants cet événement unique l’ont pourtant poussé loin des terrains, amenant une profonde remise en question de son amour pour le sport.

Partir pour mieux revenir

« Après avoir obtenu mon diplôme, je me suis consacrée exclusivement au tennis pendant un an, entre mai 2015 et juin 2016. Mon objectif était assez simple : me qualifier aux Jeux de Rio. Je suis parvenue à le faire, mais je m’étais trop attachée à la finalité, sans vraiment apprécier ce que je faisais dans la vie de tous les jours. C’était devenu trop difficile à gérer : trop d’enjeu, trop de pression, trop de voyages et de sacrifices. Je ne cherchais pas à m’épanouir dans mon sport. Ça a été un point de rupture qui m’a fait comprendre que je devais m’arrêter ».

Changer de mode de vie s’imposait à Emmanuelle au sortir des premiers Jeux en terres sud-américaines, tant et si bien qu’elle accepte une mission à temps plein chez L’Oréal, géant de l’industrie cosmétique. La sérénité revient alors peu à peu dans son esprit, au même titre que le tennis… qui, après quelques temps, lui manque cruellement.

©️ By Athlete

« Je n’allais pas bien et j’avais besoin de voir autre chose. Ça m’a pris plusieurs mois avant de me rendre compte que je voulais faire du tennis et pas que pour aller aux Jeux. Je ne pouvais pas quitter mon nouveau boulot du jour au lendemain, donc je m’entrainais le soir et faisais quelques tournois pendant les vacances. Et progressivement, L’Oréal a décidé de me soutenir dans mon projet en devenant mon sponsor principal ».

L’Oréal donc, mais aussi Air France, Babolat et Lacoste font partie des partenaires présents tout au long de l’année aux côtés de la désormais 37ème mondiale. Un soutien précieux qui permet à Emmanuelle Mörch de se concentrer uniquement sur ce qui l’anime : le tennis. Mais quelle est donc la recette de la tenniswoman pour convaincre des grands groupes français de l’accompagner dans sa quête olympique ?

« Continuer d’aimer ce que je fais »

« C’est une combinaison de beaucoup de choses, mais je pense que mon expérience est un vrai point fort. En conférence, je peux parler de faire des études lorsqu’on est en fauteuil roulant, de l’insertion dans la vie de tous les jours, de la gestion d’une double carrière en entreprise et sur un terrain, des similitudes entre le sport de haut niveau et le monde de l’entreprise… Je peux aborder de nombreux sujets et mon image peut être reprise plusieurs fois par an, que ce soit pour les Jeux ou pour la semaine pour l’emploi des personnes handicapées par exemple ».

Emmanuelle Mörch se distingue donc inévitablement par sa détermination et sa volonté de gagner. Mais parfois, cet esprit de compétition reprend le dessus et l’empêche de s’exprimer comme elle le souhaiterait. Pour canaliser ses émotions négatives qui nuisent à ses performances, la Suresnoise participe à plusieurs formations. L’objectif ? Faire preuve de détachement.

©️ By Athlete

« Parfois, même si je gagne le point, je peux m’énerver parce que j’ai mis la balle au mauvais endroit. Un mélange de plein de choses peut m’empêcher de jouer mon jeu pleinement. Il faut se détacher de l’attente de la famille, des sponsors, de ma remontée au classement, du fait que je ne peux pas perdre ce match parce que je joue une fille moins forte que moi, que je ne peux pas perdre en deux sets alors que je viens de faire un voyage très long… Il y a tellement de choses auxquelles je peux penser et qui peuvent me polluer l’esprit, que je veux me détacher de tout ça pour être dans le moment présent ».

Vivre dans l’instant et se permettre de rêver. Rêver de participation à des Grands Chelem, de Paris 2024, de titre olympique, mais pas que…

« J’ai envie de continuer à apprendre et à aimer ce que je fais. C’est ma priorité numéro une, avec les Jeux de Paris en ligne de mire. Pour le reste on verra, mais j’aimerais construire une famille. Au niveau professionnel, c’est plus flou. J’ai envie de penser aux quatre prochaines années et voir par la suite ce qu’il se passera ! »

Antoine Le Grix.

Il est aussi grand que Rouguy Diallo. Antoine Le Grix. Je deviens Rouguy Diallo. Nous serions Rouguy Diallo. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Rouguy Diallo. Une boite de lunette détient le grand Rouguy Diallo. Attention aux impératifs complète Mary. Rouguy Diallo n'est autre que moi.