A l’heure où un ennemi invisible paralyse le monde entier, notre quotidien actuel ne ressemble en rien à celui que nous vivions il y a un an. Chacun a dû s’adapter à cette nouvelle donne, dans des proportions différentes. Pour les sportives et sportifs de haut niveau, cela a signifié un report de toutes les compétitions, dont les Jeux Olympiques, pendant de nombreux mois. Une difficulté supplémentaire à surmonter, eux pour qui vivre de sa passion n’est pas toujours une évidence. 

D’amateur, il n’en a que le statut. Yannick Matejicek n’a pas attendu une épidémie pour se forger un mental d’acier, de fer, ou d’on ne sait quel métal. Sorte d’extraterrestre des triathlons longue distance, cet athlète tout terrain continue de croire en un avenir fait de positif et de courses. Parce que pour lui, partir défaitiste serait déjà avoir mis un genou à terre.

Deux vies en une. Au moins. A l’heure où une grande partie d’entre nous coupe son activité professionnelle pour débuter un repos et une soirée bien méritée, Yannick Matejicek débute la sienne. En journée, le triathlète résidant proche de Clermont-l’Hérault à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Montpellier enchaîne plusieurs entraînements d’au moins deux disciplines différentes entre natation, course à pied, vélo. Tous les jours. 365 jours par an.

Yannick Matejicek pose avec son trophée
©️ Yannick Matejicek

Le soir, Yannick revêt une autre tenue et part travailler, à temps plein, comme n’importe quel salarié : « Je travaille en horaires décalés, concède Yannick. Je prends mon poste à 16h pour terminer vers 1h30. En général, je me réveille vers 9h30 pour débuter l’entraînement vers 10h30. J’ai trouvé ce rythme qui me convient, mais il faut un peu de temps avant que le corps ne s’habitue. Ca fait des grosses journées assez speed, c’est sûr. Mais j’aime me surpasser et aller chercher de quoi performer ».

« Sans préparation, tu ne sais pas vraiment où tu en es »

Le plus fou lorsque l’on écoute celui fêtera ses 30 ans en février prochain, c’est de garder en tête que la seule chose qui le fait le lever du lit le matin, pour aller accumuler des heures sur les routes ou en bassin, c’est lui-même. Point de motivation pécuniaire ou de trophée. Juste une satisfaction personnelle d’atteindre des performances uniques : « Personne ne me met la pression à part moi-même, reconnaît Yannick. C’est sûr que si j’étais payé pour faire du triathlon ça changerait tout. Mais j’aime avant tout le sport et la compétition. Je n’ai pas de pression du résultat, c’est beaucoup plus simple à ce niveau-là. C’est une réussite personnelle et aussi pour montrer au plus grand nombre que si je peux le faire, alors tout le monde le peut aussi ».

Yannick Matejicek sur le vélo
©️ Yannick Matejicek

Lui qui vit principalement pour ces moments de pure performance le jour J en a été sevré pendant près d’un an. Une éternité pour Yannick Matejicek et tous les autres. Lorsque l’organisation de l’Iron Man des Sables d’Olonne et de sa moitié, « l’Half Iron Man », a annoncé le maintien de la compétition, un objectif se pointait enfin à l’horizon : « C’était assez dingue comme sensation, se souvient-il. Beaucoup de sportifs n’ont pas eu la chance que nous avons eu à ce moment-là. Le niveau était ultra relevé et je me demandais clairement si je n’allais pas me rater (rires). Sans préparation, tu ne sais pas vraiment où tu en es. On avait des références sur des temps secs, faits en entraînement, mais rien en course depuis bien longtemps. Le fait de m’être battu contre moi-même pendant si longtemps m’a galvanisé ».

« La vie finira bien par reprendre ! »

Une résurrection qui s’est concrétisée par un record personnel sur le half-Iron Man, réalisé en 4h03. Ce temps incroyable le place parmi les meilleurs du monde sur la discipline, battant même certains athlètes pour le triathlon est un métier. Car Yannick Matejicek c’est aussi et surtout une force mentale à toute épreuve. Un atout indispensable lorsque les annonces gouvernementales ne laissaient rien espérer de bon : « Je pense sincèrement que je n’ai jamais eu un moment de doute depuis les premières restrictions, lâche Yannick. Il y a bien sûr des fois où tu te demandes pourquoi tu te fais si mal à l’entraînement. Mais je vivais au jour le jour. Dès le début, j’ai essayé de rester focus et garder le positif. On ne peut pas être confiné pendant des années non plus. La vie finira bien par reprendre, même si elle est différente. Je m’entraîne en me disant que je serais meilleur qu’à la dernière course vu la dose d’entraînement que j’aurais dans les jambes ».

A l’heure où un ennemi invisible paralyse le monde entier, notre quotidien actuel ne ressemble en rien à celui que nous vivions il y a un an. Chacun a dû s’adapter à cette nouvelle donne, dans des proportions différentes. Pour les sportives et sportifs de haut niveau, cela a signifié un report de toutes les compétitions, dont les Jeux Olympiques, pendant de nombreux mois. Une difficulté supplémentaire à surmonter, eux pour qui vivre de sa passion n’est pas toujours une évidence.

D’amateur, il n’en a que le statut. Yannick Matejicek n’a pas attendu une épidémie pour se forger un mental d’acier, de fer, ou d’on ne sait quel métal. Sorte d’extraterrestre des triathlons longue distance, cet athlète tout terrain continue de croire en un avenir fait de positif et de courses. Parce que pour lui, partir défaitiste serait déjà avoir mis un genou à terre.

Deux vies en une. Au moins. A l’heure où une grande partie d’entre nous coupe son activité professionnelle pour débuter un repos et une soirée bien méritée, Yannick Matejicek débute la sienne. En journée, le triathlète résidant proche de Clermont-l’Hérault à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Montpellier enchaîne plusieurs entraînements d’au moins deux disciplines différentes entre natation, course à pied, vélo. Tous les jours. 365 jours par an.

©️ Yannick Matejicek

Le soir, Yannick revêt une autre tenue et part travailler, à temps plein, comme n’importe quel salarié : « Je travaille en horaires décalés, concède Yannick. Je prends mon poste à 16h pour terminer vers 1h30. En général, je me réveille vers 9h30 pour débuter l’entraînement vers 10h30. J’ai trouvé ce rythme qui me convient, mais il faut un peu de temps avant que le corps ne s’habitue. Ca fait des grosses journées assez speed, c’est sûr. Mais j’aime me surpasser et aller chercher de quoi performer ».

« Sans préparation, tu ne sais pas vraiment où tu en es »

Le plus fou lorsque l’on écoute celui fêtera ses 30 ans en février prochain, c’est de garder en tête que la seule chose qui le fait le lever du lit le matin, pour aller accumuler des heures sur les routes ou en bassin, c’est lui-même. Point de motivation pécuniaire ou de trophée. Juste une satisfaction personnelle d’atteindre des performances uniques : « Personne ne me met la pression à part moi-même, reconnaît Yannick. C’est sûr que si j’étais payé pour faire du triathlon ça changerait tout. Mais j’aime avant tout le sport et la compétition. Je n’ai pas de pression du résultat, c’est beaucoup plus simple à ce niveau-là. C’est une réussite personnelle et aussi pour montrer au plus grand nombre que si je peux le faire, alors tout le monde le peut aussi ».

©️ Yannick Matejicek

Lui qui vit principalement pour ces moments de pure performance le jour J en a été sevré pendant près d’un an. Une éternité pour Yannick Matejicek et tous les autres. Lorsque l’organisation de l’Iron Man des Sables d’Olonne et de sa moitié, « l’Half Iron Man », a annoncé le maintien de la compétition, un objectif se pointait enfin à l’horizon : « C’était assez dingue comme sensation, se souvient-il. Beaucoup de sportifs n’ont pas eu la chance que nous avons eu à ce moment-là. Le niveau était ultra relevé et je me demandais clairement si je n’allais pas me rater (rires). Sans préparation, tu ne sais pas vraiment où tu en es. On avait des références sur des temps secs, faits en entraînement. Sauf qu’en course, rien depuis bien longtemps. Le fait de m’être battu contre moi-même pendant si longtemps m’a galvanisé ».

« La vie finira bien par reprendre »

Une résurrection qui s’est concrétisée par un record personnel sur le half-Iron Man, réalisé en 4h03. Ce temps incroyable le place parmi les meilleurs du monde sur la discipline, battant même certains athlètes pour qui le triathlon est un métier. Car Yannick Matejicek c’est aussi et surtout une force mentale à toute épreuve. Un atout indispensable lorsque les annonces gouvernementales ne laissaient rien espérer de bon : « Je pense sincèrement que je n’ai jamais eu un moment de doute depuis les premières restrictions, lâche Yannick. Il y a bien sûr des fois où tu te demandes pourquoi tu te fais si mal à l’entraînement. Mais je vivais au jour le jour. Dès le début, j’ai essayé de rester focus et garder le positif. On ne peut pas être confiné pendant des années non plus. La vie finira bien par reprendre, même si elle est différente. Je m’entraîne en me disant que je serais meilleur qu’à la dernière course vu la dose d’entraînement que j’aurais dans les jambes ».

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Emmanuelle.

Il est aussi grand que Mathilde Cini. Mathilde Cini. Je deviens Mathilde Cini et Nous serions Mathilde Cini. Peut-être un jour il aura son jour de chance car je veux devenir Mathilde Cini. Une boite de lunette détient le grand Mathilde Cini et Attention aux impératifs complète Mary. Mathilde Cini n'est autre que moi.

Mais qui est Yannick Matejicek ?

Yannick Matejicek est un triathlète amateur spécialiste du longue distance. Grand passionné de sport et particulièrement friand de compétition, il débute par le cyclisme à haut niveau. Il s’oriente ensuite vers le triathlon grâce à un ami. Yannick est dans le même temps salarié à temps plein. Il est considéré comme un des meilleurs triathlètes amateurs français. 

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