Pour débuter l’année de la meilleure des manières, nous nous posons une question toute simple : pourquoi ? Mot préféré des jeunes enfants, il nous vient naturellement à l’esprit lorsque nous cherchons à comprendre les motivations de certains athlètes adeptes des sports extrêmes. Après Juliette Willmann, Grégoire Curmer et Marion Delespierre, terminons ce dossier avec Antoine Carlotti.

A pleine vitesse, il est dans son élément. Pour Antoine Carlotti, le plaisir pur repose dans la maîtrise de pentes bitumées, avec comme seule alliée, sa planche. Amateur de sensations fortes et du travail bien fait, ce longboarder a plus d’un tour dans son sac pour ressentir le frisson de l’adrénaline parcourant son corps. Entretien.

Longboard downhill. Derrière ce nom anglicisé un peu barbare se cache une discipline méconnue mais viscéralement spectaculaire : la descente en planche à roulette, mais nous préférerons ici la traduction de nos amis d’outre-Manche.

Ce sport consiste donc à dévaler des pentes d’asphalte, le plus souvent des routes ouvertes à la circulation, aussi rapidement que possible. Pour cela, Antoine Carlotti et ses compères mordus de glisse emploient les grands moyens. Sur le plan de la descente elle-même certes, mais pas que. Et il tient à le souligner : « Si on est conscient de ce que l’on fait, ça change tout, affirme le rider sponsorisé par de nombreuses marques. Ça m’est arrivé d’être con, d’oublier les règles et de me faire peur mais on sait ce qu’on fait. Quand on nous voit tomber, c’est qu’on a essayé quelque chose à un moment où il n’y avait pas de voiture, que c’était sécurisé. Dans les endroits dangereux, on prend d’énormes précautions ».

« J’aime aller vite »

Du haut de ses 19 ans, on pourrait croire que l’insouciance guette ce jeune homme intrépide au large sourire. Pourtant, il l’assure, tout est sous contrôle. Il faut dire que depuis près de 7 ans, il se lance à la conquête de dénivelés parfois impressionnants. Un accro de la planche, qui a pris son mal en patience avant de pouvoir prendre pleinement mesure des longues courbes en bois d’un longboard : « Au début, j’avais vu des vidéos de longboard de descente et je voulais à tout prix en faire, se souvient Antoine. Mes parents n’étaient clairement pas chauds, ils trouvaient ça dangereux. Et puis il y a eu cette mode des Penny, des petites boards en plastique. Ce n’était pas encore ce dont je rêvais mais je faisais déjà des descentes dans des parkings à l’époque.
Vient un jour où on allait à la campagne en famille et je faisais des descentes sur mon Penny ultra instable. J’aimais aller vite et j’avais failli tomber. Ma mère en voyant ça s’est dit qu’il valait mieux m’acheter du vrai matos parce qu’ils n’allaient pas pouvoir m’arrêter ».

Antoine Carlotti avant de faire un slide
©️ By Athlete

Une passion d’enfant serions nous tenter de croire. Antoine, lui aussi, l’a cru. Sauf qu’après presque un tiers de sa vie passé à rider ses planches, il semble bien que le garçon soit toujours autant mordu. Plus jeune et après avoir essayé plusieurs disciplines plus conventionnelles, celui qui gère plusieurs communautés sur les réseaux sociaux pour ses partenaires se prend d’amour pour le skate. Une façon de faire ses propres gammes : « J’ai fait du basket ou de la boxe mais il y avait toujours ce prof qui nous engueulait quand on faisait mal un geste, regrette Antoine. Il fallait tout faire pour prendre du niveau, et s’amuser était secondaire. Quand j’ai découvert le skate, ça a tout changé. Je pouvais apprendre seul, faire ce que je voulais, quand je voulais. J’ai aussi compris que d’autres gens faisaient la même chose et là, c’était encore mieux ».

« L’adrénaline, c’est difficile à décrire, c’est chimique »

L’idée de ne dépendre de personne, si ce n’est de lui-même, l’a donc poussé à aller encore plus loin dans la pratique. Une pratique où la vitesse est le principal moteur, ce qui sans cesse amène ces riders à parfaire l’imperfectible. Ressentir cette fantastique impression que le moindre faux pas peut vous éjecter de la planche. Le tout alimenté par une hormone aux bienfaits étourdissants : « Dans les sports extrêmes, tu as l’adrénaline… Un bon shoot, ça fait du bien, concède celui qui joue désormais le professeur pour d’autres riders. C’est difficile à décrire, c’est chimique. Je ne parle pas du fait de se faire peur à cause d’une voiture ou quoi, plus de la vitesse. On est grisé par ça.
J’aime le bruit qu’elle procure, que ce soit sur le casque ou sur la route. Et puis quand on skate, on défie un peu la gravité en se mettant hors de la planche. De l’extérieur on se demande comment c’est possible de tenir. Ça fait clairement partie des choses dont je suis dépendant ».

Casque orange d'Antoine Carlotti
©️ By Athlete

Comme dans de nombreux sports de ride, ce sentiment est décuplé lorsqu’il est partagé. Evidemment, chacune et chacun de ses amateurs de glisse se retrouve seul, au moment venu, sur leur(s) planche, roues ou ski. Pourtant, Antoine, comme tous les autres, soutient que rider avec ses potes, n’est comparable à aucune autre sensation : « J’adore skater avec eux. Dans le longboard, on peut être très proche les uns des autres quand on ride. Sur certains spots, comme à KnK en Slovénie, on a fait des runs où on était 30 personnes à se tenir la main. C’est vraiment incroyable. Faut avoir confiance en les autres parce qu’avec une chute, tout le monde tombe derrière. Je préfère mille fois faire un spot pas fou avec 20 personnes, qu’un truc super impressionnant tout seul ».

Alors vous aussi vous comprenez pourquoi Antoine Carlotti kiffe autant dévaler des pentes ?

Pour débuter l’année de la meilleure des manières, nous nous posons une question toute simple : pourquoi ?
Mot préféré des jeunes enfants, il nous vient naturellement à l’esprit lorsque nous cherchons à comprendre les motivations de certains athlètes adeptes des sports extrêmes. Après Juliette Willmann, Grégoire Curmer et Marion Delespierre, terminons ce dossier avec Antoine Carlotti. 

A pleine vitesse, il est dans son élément. Pour Antoine Carlotti, le plaisir pur repose dans la maîtrise de pentes bitumées, avec comme seule alliée, sa planche. Amateur de sensations fortes et du travail bien fait, ce longboarder a plus d’un tour dans son sac pour ressentir le frisson de l’adrénaline parcourant son corps. Entretien. 

Longboard downhill. Derrière ce nom anglicisé un peu barbare se cache une discipline méconnue mais viscéralement spectaculaire : la descente en planche à roulette, mais nous préférerons ici la traduction de nos amis d’outre-Manche.

Ce sport consiste donc à dévaler des pentes d’asphalte, le plus souvent des routes ouvertes à la circulation, aussi rapidement que possible. Pour cela, Antoine Carlotti et ses compères mordus de glisse emploient les grands moyens. Sur le plan de la descente elle-même certes, mais pas que. Et il tient à le souligner : « Si on est conscient de ce que l’on fait, ça change tout, affirme le rider sponsorisé par de nombreuses marques. Ça m’est arrivé d’être con, d’oublier les règles et de me faire peur mais on sait ce qu’on fait. Quand on nous voit tomber, c’est qu’on a essayé quelque chose à un moment où il n’y avait pas de voiture, que c’était sécurisé. Dans les endroits dangereux, on prend d’énormes précautions ».

« J’aime aller vite »

Du haut de ses 19 ans, on pourrait croire que l’insouciance guette ce jeune homme intrépide au large sourire. Pourtant, il l’assure, tout est sous contrôle. Il faut dire que depuis près de 7 ans, il se lance à la conquête de dénivelés parfois impressionnants. Un accro de la planche, qui a pris son mal en patience avant de pouvoir prendre pleinement mesure des longues courbes en bois d’un longboard : « Au début, j’avais vu des vidéos de longboard de descente et je voulais à tout prix en faire, se souvient Antoine. Mes parents n’étaient clairement pas chauds, ils trouvaient ça dangereux. Et puis il y a eu cette mode des Penny, des petites boards en plastique. Ce n’était pas encore ce dont je rêvais mais je faisais déjà des descentes dans des parkings à l’époque.
Vient un jour où on allait à la campagne en famille et je faisais des descentes sur mon Penny ultra instable. J’aimais aller vite et j’avais failli tomber. Ma mère en voyant ça s’est dit qu’il valait mieux m’acheter du vrai matos parce qu’ils n’allaient pas pouvoir m’arrêter ».

©️ By Athlete

Une passion d’enfant serions nous tenter de croire. Antoine, lui aussi, l’a cru. Sauf qu’après presque un tiers de sa vie passé à rider ses planches, il semble bien que le garçon soit toujours autant mordu. Plus jeune et après avoir essayé plusieurs disciplines plus conventionnelles, celui qui gère plusieurs communautés sur les réseaux sociaux pour ses partenaires se prend d’amour pour le skate. Une façon de faire ses propres gammes : « J’ai fait du basket ou de la boxe mais il y avait toujours ce prof qui nous engueulait quand on faisait mal un geste, regrette Antoine. Il fallait tout faire pour prendre du niveau, et s’amuser était secondaire. Quand j’ai découvert le skate, ça a tout changé. Je pouvais apprendre seul, faire ce que je voulais, quand je voulais. J’ai aussi compris que d’autres gens faisaient la même chose et là, c’était encore mieux ».

« L’adrénaline, c’est difficile à décrire, c’est chimique »

L’idée de ne dépendre de personne, si ce n’est de lui-même, l’a donc poussé à aller encore plus loin dans la pratique. Une pratique où la vitesse est le principal moteur, ce qui sans cesse amène ces riders à parfaire l’imperfectible. Ressentir cette fantastique impression que le moindre faux pas peut vous éjecter de la planche. Le tout alimenté par une hormone aux bienfaits étourdissants : « Dans les sports extrêmes, tu as l’adrénaline… Un bon shoot, ça fait du bien, concède celui qui joue désormais le professeur pour d’autres riders. C’est difficile à décrire, c’est chimique. Je ne parle pas du fait de se faire peur à cause d’une voiture ou quoi, plus de la vitesse. On est grisé par ça.
J’aime le bruit qu’elle procure, que ce soit sur le casque ou sur la route. Et puis quand on skate, on défie un peu la gravité en se mettant hors de la planche. De l’extérieur on se demande comment c’est possible de tenir. Ça fait clairement partie des choses dont je suis dépendant ».

©️ By Athlete

Comme dans de nombreux sports de ride, ce sentiment est décuplé lorsqu’il est partagé. Evidemment, chacune et chacun de ses amateurs de glisse se retrouve seul, au moment venu, sur leur(s) planche, roues ou ski. Pourtant, Antoine, comme tous les autres, soutient que rider avec ses potes, n’est comparable à aucune autre sensation : « J’adore skater avec eux. Dans le longboard, on peut être très proche les uns des autres quand on ride. Sur certains spots, comme à KnK en Slovénie, on a fait des runs où on était 30 personnes à se tenir la main. C’est vraiment incroyable. Faut avoir confiance en les autres parce qu’avec une chute, tout le monde tombe derrière. Je préfère mille fois faire un spot pas fou avec 20 personnes, qu’un truc super impressionnant tout seul ».

Alors vous aussi vous comprenez pourquoi Antoine Carlotti kiffe autant dévaler des pentes ?

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Emmanuelle.

Il est aussi grand que Camille Lecointre. Camille Lecointre. Je deviens Camille Lecointre et Nous serions Camille Lecointre. Peut-être un jour il aura son jour de chance car je veux devenir Camille Lecointre. Une boite de lunette détient le grand Camille Lecointre et Attention aux impératifs complète Mary. Camille Lecointre n'est autre que moi.

Mais qui est Antoine Carlotti ?

Antoine Carlotti est une skater spécialiste de la descente. Très jeune, il découvre la glisse grâce à son frère, pratiquant de roller freestyle. Il s’oriente cependant rapidement vers le skate et devient fan de descente grâce à des vidéos sur internet. Malgré les réticences de ses parents, il s’entraîne dans des parkings et ne lâchera plus jamais ce sport. Il est aujourd’hui une des figures de la nouvelle génération et s’investit auprès de la communauté. Il gère ainsi les comptes Instagram de plusieurs de ses sponsors, participe à des stages d’initiation en tant que prof et produit de nombreuses vidéos.

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