Jordi Tixier, le revers de la victoire

 

6 avril 2020

Jordi Tixier, le revers de la victoire

6 avril 2020

Jordi Tixier, le revers de la victoire

6 avril 2020

Jordi Tixier ©️ CEDMX Pictures

Un événement difficile à encaisser peut libérer les capacités d’un athlète. Alors en plein final du championnat du monde de motocross au Mexique, Jordi Tixier apprend que son petit-frère vient d’être victime d’un grave accident de vélo. Affecté dans sa chair par cette nouvelle, il décide de terminer le travail commencé plusieurs mois plus tôt, pour rendre fier son premier supporter.

Jordi Tixier ©️ CEDMX Pictures

Jordi Tixier en rêvait, et il l’a fait. Auteur d’une incroyable remontée au classement général MX2, le Français s’adjuge pour la première fois de sa carrière un titre mondial. Une véritable consécration pour le protégé de l’écurie KTM officiel. Pourtant, en ce 14 septembre 2014, le natif d’Etampes (Essonne), n’a pas vraiment la tête à profiter de ce qui restera comme son plus beau titre.

Ce défi fou, Jordi Tixier l’avait déjà accepté quelques semaines auparavant au Grand Prix de République Tchèque.

Alors deuxième du classement provisoire derrière le solide leader néerlandais Jeffrey Herlings, le Français voit son adversaire déclarer forfait après une lourde chute. Blessé au fémur, le pilote Hollandais manquera 3 Grands Prix, soit 6 courses, avant de revenir pour la dernière manche de la saison au Mexique. 6 courses et autant d’occasions pour Jordi Tixier de se rapprocher du champion du monde en titre. Cette opportunité en or, il ne la laissera pas passer.

Toujours en position de chasseur derrière le néerlandais, le Français s’envole, en compagnie de quelques proches, vers l’Amérique du Sud. Plus précisément au Brésil, terre de l’avant dernier rendez-vous de la saison. Y prendre des points est impératif pour espérer jouer le titre lors du dernier Grand Prix, une semaine plus tard, au Mexique. Quatrième à l’issue des deux courses brésiliennes, le voilà à 23 points de Jeffrey Herlings. 23 points, ce n’est plus grand-chose lorsqu’une victoire en rapporte 25 à chaque course.

J’étais satisfait de mes deux courses. Nous repartions du Brésil avec de gros points, et l’avance d’Herlings fondait. Le lundi après le Grand Prix, on s’apprêtait à repartir vers le Mexique pour jouer le titre sur les deux dernières courses. Mon père reçoit à ce moment-là un appel de ma mère. Je comprends que quelque chose ne va pas, et que cela concernait quelqu’un de proche. Après une violente chute de vélo, mon petit-frère s’était retrouvé à l’hôpital dans un état sérieux, blessé à la colonne vertébrale.

Lui aussi adepte des deux-roues, le cadet des Tixier avait perdu le contrôle de son VTT dans un champs de bosses.

Les chutes sont monnaie courante dans ces disciplines où le risque fait partie du jeu. Mais cette fois l’issue était différente. Léo Tixier était gravement touché à la 12ème vertèbre dorsale, et paraplégique.

Ma mère ne voulait pas que l’on s’inquiète en plein weekend de course. C’est pour cela qu’elle a attendu le lundi pour nous expliquer la situation. Lorsque j’ai appris la nouvelle, je voulais rentrer. Il restait un Grand Prix, celui pour aller chercher le titre mondial, mais je répétais que ce titre, je m’en foutais. Il n’y a rien de plus important que la famille, d’autant plus quand c’est son frère. Léo m’a tout de suite arrêté et m’a demandé de rester : « Moi ça va, c’est bon ! Toi donne tout ce que tu peux pour aller gagner ». C’est lui qui m’a convaincu de rester, pour être champion du monde.

Roues avants de motocross
©️ Michal Hudcovic/Pexels

Un coup de téléphone qui va changer le cours de sa vie. Nous sommes le 8 septembre 2014, et Jordi Tixier a rendez-vous avec son destin.
Habité par le désir de lui rendre hommage, l’ancien pilote KTM se rend donc au Mexique. Sur place, le Français se trouve dans un état de grâce. Vainqueur de la première manche puis troisième de la seconde après une incroyable remontée, il coiffe au poteau Jeffrey Herlings, pour le titre de champion du monde 2014 MX2, à seulement 3 minutes du terme du Grand Prix. La consécration, enfin.

Ce que je ressentais pendant ce weekend est juste indescriptible. Je n’ai jamais eu cette vitesse, cette rage de vaincre sur la piste. Jamais plus je n’ai été aussi fort; comme si rien ne pouvait m’arriver. Nous étions champions du monde, nous l’avions fait. Et puis dès le lundi matin, nous étions dans une autre bagarre avec mon frère. Il y a forcément eu comme un contrecoup que je n’ai pas ressenti immédiatement.

Jordi Tixier avait connu au même moment la gloire et une épreuve familiale.

Les saisons suivantes ne seront pas aussi prolifiques pour le jeune Essonnien. L’équipe d’usine KTM ne reconduira pas son contrat l’année suivante. Il s’engage alors avec l’équipe d’usine du constructeur japonais Kawasaki, pour un nouveau défi qui l’amènera proche d’une deuxième couronne mondiale consécutive en 2015. Sauf qu’une chute en Italie viendra interrompre une saison jusqu’à présent rondement menée.

Oui, les mois suivants la blessure de mon frère n’ont pas été facile. Mais lorsque je chute en Italie, c’était une erreur de ma part. J’ai glissé à l’appel d’un saut et je suis mal retombé. Je ne ressentais pas de blocage lié à la peur. Je pars du principe que si tu as peur, tu dois arrêter. Le jour où je ressentirais ça, il sera temps pour moi de dire stop.

Après quelques années compliquées en MX GP, il reviendra finalement au plus haut niveau après une victoire presque inespérée au Motocross des Nations en 2018. Comme pour fermer définitivement cette pénible page de sa carrière.

Jordi.

Jordi Tixier ©️ CEDMX Pictures

Bandeau de séparation de deux blocs de contenus

Un événement difficile à encaisser peut libérer les capacités d’un athlète. Alors en plein final du championnat du monde de motocross au Mexique, Jordi Tixier apprend que son petit-frère vient d’être victime d’un grave accident de vélo. Affecté dans sa chair par cette nouvelle, il décide de terminer le travail commencé plusieurs mois plus tôt, pour rendre fier son premier supporter.

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Jordi Tixier
• Né le 2 novembre 1992, 27 ans
• Motocross

Jordi Tixier en rêvait, et il l’a fait. Auteur d’une incroyable remontée au classement général MX2, le Français s’adjuge pour la première fois de sa carrière un titre mondial. Une véritable consécration pour le protégé de l’écurie KTM officiel. Pourtant, en ce 14 septembre 2014, le natif d’Etampes (Essonne), n’a pas vraiment la tête à profiter de ce qui restera comme son plus beau titre. 

Ce défi fou, Jordi Tixier l’avait déjà accepté quelques semaines auparavant au Grand Prix de République Tchèque.

Alors deuxième du classement provisoire derrière le solide leader néerlandais Jeffrey Herlings, le Français voit son adversaire déclarer forfait après une lourde chute. Blessé au fémur, le pilote Hollandais manquera 3 Grands Prix, soit 6 courses, avant de revenir pour la dernière manche de la saison au Mexique. 6 courses et autant d’occasions pour Jordi Tixier de se rapprocher du champion du monde en titre. Cette opportunité en or, il ne la laissera pas passer.

Toujours en position de chasseur derrière le néerlandais, le Français s’envole, en compagnie de quelques proches, vers l’Amérique du Sud. Plus précisément au Brésil, terre de l’avant dernier rendez-vous de la saison. Y prendre des points est impératif pour espérer jouer le titre lors du dernier Grand Prix, une semaine plus tard, au Mexique. Quatrième à l’issue des deux courses brésiliennes, le voilà à 23 points de Jeffrey Herlings. 23 points, ce n’est plus grand-chose lorsqu’une victoire en rapporte 25 à chaque course.

J’étais satisfait de mes deux courses. Nous repartions du Brésil avec de gros points, et l’avance d’Herlings fondait. Le lundi après le Grand Prix, on s’apprêtait à repartir vers le Mexique pour jouer le titre sur les deux dernières courses. Mon père reçoit à ce moment-là un appel de ma mère. Je comprends que quelque chose ne va pas, et que cela concernait quelqu’un de proche. Après une violente chute de vélo, mon petit-frère s’était retrouvé à l’hôpital dans un état sérieux, blessé à la colonne vertébrale.

Lui aussi adepte des deux-roues, le cadet des Tixier avait perdu le contrôle de son VTT dans un champs de bosses.

Les chutes sont monnaie courante dans ces disciplines où le risque fait partie du jeu. Mais cette fois l’issue était différente. Léo Tixier était gravement touché à la 12ème vertèbre dorsale, et paraplégique.

Ma mère ne voulait pas que l’on s’inquiète en plein weekend de course. C’est pour cela qu’elle a attendu le lundi pour nous expliquer la situation. Lorsque j’ai appris la nouvelle, je voulais rentrer. Il restait un Grand Prix, celui pour aller chercher le titre mondial, mais je répétais que ce titre, je m’en foutais. Il n’y a rien de plus important que la famille, d’autant plus quand c’est son frère. Léo m’a tout de suite arrêté et m’a demandé de rester : « Moi ça va, c’est bon ! Toi donne tout ce que tu peux pour aller gagner ». C’est lui qui m’a convaincu de rester, pour être champion du monde.

Roues avants de motocross
©️ Michal Hudcovic/Pexels

Un coup de téléphone qui va changer le cours de sa vie. Nous sommes le 8 septembre 2014, et Jordi Tixier a rendez-vous avec son destin.

Habité par le désir de lui rendre hommage, l’ancien pilote KTM se rend donc au Mexique. Sur place, le Français se trouve dans un état de grâce. Vainqueur de la première manche puis troisième de la seconde après une incroyable remontée, il coiffe au poteau Jeffrey Herlings, pour le titre de champion du monde 2014 MX2, à seulement 3 minutes du terme du Grand Prix. La consécration, enfin.

Ce que je ressentais pendant ce weekend est juste indescriptible. Je n’ai jamais eu cette vitesse, cette rage de vaincre sur la piste. Jamais plus je n’ai été aussi fort; comme si rien ne pouvait m’arriver. Nous étions champions du monde, nous l’avions fait. Et puis dès le lundi matin, nous étions dans une autre bagarre avec mon frère. Il y a forcément eu comme un contrecoup que je n’ai pas ressenti immédiatement.

Jordi Tixier avait connu au même moment la gloire et une épreuve familiale.

Les saisons suivantes ne seront pas aussi prolifiques pour le jeune Essonnien. L’équipe d’usine KTM ne reconduira pas son contrat l’année suivante. Il s’engage alors avec l’équipe d’usine du constructeur japonais Kawasaki, pour un nouveau défi qui l’amènera proche d’une deuxième couronne mondiale consécutive en 2015. Sauf qu’une chute en Italie viendra interrompre une saison jusqu’à présent rondement menée.

Oui, les mois suivants la blessure de mon frère n’ont pas été facile. Mais lorsque je chute en Italie, c’était une erreur de ma part. J’ai glissé à l’appel d’un saut et je suis mal retombé. Je ne ressentais pas de blocage lié à la peur. Je pars du principe que si tu as peur, tu dois arrêter. Le jour où je ressentirais ça, il sera temps pour moi de dire stop.

Après quelques années compliquées en MX GP, il reviendra finalement au plus haut niveau après une victoire presque inespérée au Motocross des Nations en 2018. Comme pour fermer définitivement cette pénible page de sa carrière.

Jordi.

Il est aussi grand que Jordi Tixier. Jordi Tixier. Je deviens Jordi Tixier. Nous serions Jordi Tixier. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Jordi Tixier. Une boite de lunette détient le grand Jordi Tixier. Attention aux impératifs complète Mary. Jordi Tixier n'est autre que moi.

Mais qui est Jordi Tixier ?

Jordi Tixier est un pilote de motocross. Champion du monde junior, il rejoint le championnat du monde MX2, antichambre de la référence MXGP, en 2011 à 19 ans. Il devient champion du monde de la catégorie en 2014, grâce à une incroyable régularité. Transcendé par l’accident de vélo de son frère, il parvient à s’imposer au terme d’un final haletant.
Les années suivantes sont plus difficiles pour le Français, enchainant les blessures et ne parvenant pas à rester régulier. Mais en 2018, alors loin de faire les gros titres de la presse spécialisée, il est appelé en renfort de l’équipe de France pour le Motocross des Nations et participe largement au succès de l’équipe de France, aux côtés de Dylan Ferrandis et Gauthier Paulin. Une victoire synonyme de nouveau départ pour le natif de l’Essonne.
En 2020, Jordi Tixier se lance dans un nouveau challenge en montant sa propre structure en championnat du monde MXGP. Affaire à suivre…
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Jordi Tixier ©️ CEDMX Pictures

Un événement difficile à encaisser peut libérer les capacités d’un athlète. Alors en plein final du championnat du monde de motocross au Brésil, Jordi Tixier apprend que son petit-frère vient d’être victime d’un grave accident de vélo. Affecté dans sa chair par cette nouvelle, il décide de terminer le travail commencé plusieurs mois plus tôt, pour rendre fier son premier supporter.

Jordi Tixier ©️ CEDMX Pictures
Bandeau de séparation de deux blocs de contenus

Jordi Tixier
• Né le 2 novembre 1992, 27 ans
• Motocross

Jordi Tixier en rêvait, et il l’a fait. Auteur d’une incroyable remontée au classement général MX2, le Français s’adjuge pour la première fois de sa carrière un titre mondial. Une véritable consécration pour le protégé de l’écurie KTM officiel. Pourtant, en ce 14 septembre 2014, le natif d’Etampes (Essonne), n’a pas vraiment la tête à profiter de ce qui restera comme son plus beau titre.

Ce défi fou, Jordi Tixier l’avait déjà accepté quelques semaines auparavant au Grand Prix de République Tchèque. 

Alors deuxième du classement provisoire derrière le solide leader néerlandais Jeffrey Herlings, le Français voit son adversaire déclarer forfait après une lourde chute. Blessé au fémur, le pilote Hollandais manquera 3 Grands Prix, soit 6 courses, avant de revenir pour la dernière manche de la saison au Mexique. 6 courses et autant d’occasions pour Jordi Tixier de se rapprocher du champion du monde en titre. Cette opportunité en or, il ne la laissera pas passer.

Toujours en position de chasseur derrière le néerlandais, le Français s’envole, en compagnie de quelques proches, vers l’Amérique du Sud. Plus précisément au Brésil, terre de l’avant dernier rendez-vous de la saison. Y prendre des points est impératif pour espérer jouer le titre lors du dernier Grand Prix, une semaine plus tard, au Mexique. Quatrième à l’issue des deux courses brésiliennes, le voilà à 23 points de Jeffrey Herlings. 23 points, ce n’est plus grand-chose lorsqu’une victoire en rapporte 25 à chaque course.

J’étais satisfait de mes deux courses. Nous repartions du Brésil avec de gros points, et l’avance d’Herlings fondait. Le lundi après le Grand Prix, on s’apprêtait à repartir vers le Mexique pour jouer le titre sur les deux dernières courses. Mon père reçoit à ce moment-là un appel de ma mère. Je comprends que quelque chose ne va pas, et que cela concernait quelqu’un de proche. Après une violente chute de vélo, mon petit-frère s’était retrouvé à l’hôpital dans un état sérieux, blessé à la colonne vertébrale.

Lui aussi adepte des deux-roues, le cadet des Tixier avait perdu le contrôle de son VTT dans un champs de bosses.

Les chutes sont monnaie courante dans ces disciplines où le risque fait partie du jeu. Mais cette fois l’issue était différente. Léo Tixier était gravement touché à la 12ème vertèbre dorsale, et paraplégique.

Ma mère ne voulait pas que l’on s’inquiète en plein weekend de course. C’est pour cela qu’elle a attendu le lundi pour nous expliquer la situation. Lorsque j’ai appris la nouvelle, je voulais rentrer. Il restait un Grand Prix, celui pour aller chercher le titre mondial, mais je répétais que ce titre, je m’en foutais. Il n’y a rien de plus important que la famille, d’autant plus quand c’est son frère. Léo m’a tout de suite arrêté et m’a demandé de rester : « Moi ça va, c’est bon ! Toi donne tout ce que tu peux pour aller gagner ». C’est lui qui m’a convaincu de rester, pour être champion du monde.

Roues avants de motocross
©️ Michal Hudcovic/Pexels

Un coup de téléphone qui va changer le cours de sa vie. Nous sommes le 8 septembre 2014, et Jordi Tixier a rendez-vous avec son destin.

Habité par le désir de lui rendre hommage, l’ancien pilote KTM se rend donc au Mexique. Sur place, le Français se trouve dans un état de grâce. Vainqueur de la première manche puis troisième de la seconde après une incroyable remontée, il coiffe au poteau Jeffrey Herlings, pour le titre de champion du monde 2014 MX2, à seulement 3 minutes du terme du Grand Prix. La consécration, enfin.

Ce que je ressentais pendant ce weekend est juste indescriptible. Je n’ai jamais eu cette vitesse, cette rage de vaincre sur la piste. Jamais plus je n’ai été aussi fort; comme si rien ne pouvait m’arriver. Nous étions champions du monde, nous l’avions fait. Et puis dès le lundi matin, nous étions dans une autre bagarre avec mon frère. Il y a forcément eu comme un contrecoup que je n’ai pas ressenti immédiatement.

Jordi Tixier avait connu au même moment la gloire et une épreuve familiale.

Les saisons suivantes ne seront pas aussi prolifiques pour le jeune Essonnien. L’équipe d’usine KTM ne reconduira pas son contrat l’année suivante. Il s’engage alors avec l’équipe d’usine du constructeur japonais Kawasaki, pour un nouveau défi qui l’amènera proche d’une deuxième couronne mondiale consécutive en 2015. Sauf qu’une chute en Italie viendra interrompre une saison jusqu’à présent rondement menée.

Oui, les mois suivants la blessure de mon frère n’ont pas été facile. Mais lorsque je chute en Italie, c’était une erreur de ma part. J’ai glissé à l’appel d’un saut et je suis mal retombé. Je ne ressentais pas de blocage lié à la peur. Je pars du principe que si tu as peur, tu dois arrêter. Le jour où je ressentirais ça, il sera temps pour moi de dire stop.

Après quelques années compliquées en MX GP, il reviendra finalement au plus haut niveau après une victoire presque inespérée au Motocross des Nations en 2018. Comme pour fermer définitivement cette pénible page de sa carrière.

Jordi.

Il est aussi grand que Jordi Tixier. Jordi Tixier. Je deviens Jordi Tixier. Nous serions Jordi Tixier. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Jordi Tixier. Une boite de lunette détient le grand Jordi Tixier. Attention aux impératifs complète Mary. Jordi Tixier n'est autre que moi.