Marion Haerty, femme de glisse

4 mai 2020

Marion Haerty, femme de glisse

4 mai 2020

Marion Haerty, femme de glisse

4 mai 2020

©️ Mathis Dumas

A seulement 28 ans, Marion Haerty possède déjà un des plus grands palmarès de l’histoire du freeride. En osmose avec la montagne, elle ne cesse de repousser les limites de son sport, et pense pouvoir aller encore plus loin. Portrait d’une snowboardeuse curieuse, et prête à inspirer une génération de jeunes athlètes.

Marion Haerty pose avec différentes coupes

Éviter des crevasses, anticiper les mouvements de terrain, dompter la poudreuse, maîtriser sa planche, proposer le run le plus diversifié et beau possible, jouer avec la limite. Tout ça pour une seule chose : réaliser la plus belle trace.

Rider, mais pas que

Le freeride n’est pas seulement un sport où les performances sont les maîtres du jeu. A l’instar de Marion Haerty, les freeriders touchent à plusieurs domaines au cours d’une seule et même descente. La dimension physique rencontre l’artistique et la recherche du « beau », pour le plus grand bonheur des fans et athlètes eux-mêmes.

Ce qui est génial dans notre sport, c’est qu’on n’est pas obligé de faire de la compétition. On peut s’exprimer à travers des vidéos, des photos ou des aventures. Je regardais une interview de Martin Fourcade qui disait justement que pour les biathlètes, c’était dur de développer de nouvelles choses hors compétition. En freeride, on a la chance d’avoir une dimension artistique ultra présente. C’est chouette de pouvoir se nourrir de ce qu’il se passe en surf, dans l’art, ou dans d’autres ambiances. Ça nous aide à évoluer.

Marion Haerty trace une ligne pendant une épreuve du Freeride World Tour
© Jeremy Bernard/ FWT

D’autant plus que la snowboardeuse native de Colmar (Haut-Rhin) est une touche-à-tout. Désormais triple vainqueur du Freeride World Tour (FWT), elle jouit d’une certaine popularité, lui permettant de bénéficier d’opportunités variées. S’éloigner de ce monde de temps à autre représente, pour elle, un vrai plus.

J’aime surtout ce qu’il y a autour du freeride. Au fur et à mesure, des possibilités se sont créés avec des sponsors et des personnes que j’ai rencontrées. Mes titres m’ont permis de faire des choses que je n’aurais jamais cru pouvoir faire quelques années auparavant. Faire des conférences dans un théâtre à Paris ou être ambassadrice pour un festival, c’est assez varié et rigolo !

« Monter ma propre structure ? Pourquoi pas »

Marion Haerty est donc plus qu’une simple freerideuse. Sa principale préoccupation reste pourtant bien le snowboard et le Freeride World Tour, dont les épreuves se déroulent entre janvier et mars ou avril. Le reste de l’année se partage entre préparation physique, entraînements sur des glaciers, et même études pour celle qui vient de terminer un Master en « Entrepreneuriat et commerce ». Anticiper la reconversion et l’après carrière est crucial, et Marion a déjà quelques idées.

On peut aller jusqu’à 40 ans en freeride, donc j’ai le temps ! Je peux arrêter dans 10 ans si je le souhaite. Après il faut s’entretenir physiquement pour avoir une carrière qui dure, faire du yoga, s’étirer, bien manger, et garder ce mode de vie sain. La suite, après ma carrière, je ne sais pas encore, j’envisage de monter ma propre structure. Je n’ai pas une idée claire de ce que je veux faire, mais ça viendra petit à petit. La préparation mentale et la psychologie du sport sont des sujets qui m’intéressent beaucoup, donc pourquoi pas.

Marion Haerty se prépare à partie avec son snowboard
© Mathis Dumas

Le monde du freeride, à l’image du monde du sport, s’ouvre aux femmes, et la popularité de Marion Haerty en est le symbole. L’exemple de la triple championne du monde montre même que la discipline n’est plus réservée à une petite, mais solide, base de passionnés. Par le snowboard, Marion casse les frontières et souhaite faire comprendre aux plus jeunes que rien n’est impossible. 

« Aucune femme n’est parfaite »

Je voudrais dire aux jeunes filles qu’elles prennent confiance en elles. Dans les sports extrêmes, elles ont une place à se faire. Il ne faut pas rester dans les codes de la société où la fille doit être absolument belle et bien coiffée tous les jours. C’est pas très grave si on va en montagne et que le brushing n’est pas bien fait. Il ne faut pas avoir peur d’être soi-même et arrêter de vouloir rentrer dans ce cadre de la femme parfaite. Aucune de nous ne l’est, et encore moins lorsqu’on fait du sport. Faut se faire confiance, croire en ses rêves.

Dans le même sens, les sponsors et compétitions offrent une visibilité de plus en plus importante aux athlètes féminines, sentant que les femmes représentent un levier économique crédible. Pourtant, le chemin est encore long, selon Marion.

En ce moment, la femme a le vent en poupe et il y a une évolution positive. Dans le monde du freeride, les marques ont compris qu’il y avait un marché potentiel. C’est plutôt positif, on est soutenu sur plein de projets, même si on a encore des difficultés à se faire notre propre place. Au niveau physique et spectacle, on reste un peu derrière les garçons sur certaines choses. C’est difficile d’avoir une reconnaissance des performances sur le plan visuel mais je pense que ça évolue dans le bon sens.

De quoi donner des idées à de futures freerideuses ?

© Mathis Dumas

Bandeau de séparation de deux blocs de contenus

A seulement 28 ans, Marion Haerty possède déjà un des plus grands palmarès de l’histoire du freeride. En osmose avec la montagne, elle ne cesse de repousser les limites de son sport, et pense pouvoir aller encore plus loin. Portrait d’une snowboardeuse curieuse, et prête à inspirer une génération de jeunes athlètes.

Marion Haerty pose avec différentes coupes
Bandeau de séparation de deux blocs de contenus

Marion Haerty
• Née le 22 janvier 1992
• Snowboard freeride

Éviter des crevasses, anticiper les mouvements de terrain, dompter la poudreuse, maîtriser sa planche, proposer le run le plus diversifié et beau possible, jouer avec la limite. Tout ça pour une seule chose : réaliser la plus belle trace. 

Rider, mais pas que

Le freeride n’est pas seulement un sport où les performances sont les maîtres du jeu. A l’instar de Marion Haerty, les freeriders touchent à plusieurs domaines au cours d’une seule et même descente. La dimension physique rencontre l’artistique et la recherche du « beau », pour le plus grand bonheur des fans et athlètes eux-mêmes.

Ce qui est génial dans notre sport, c’est qu’on n’est pas obligé de faire de la compétition. On peut s’exprimer à travers des vidéos, des photos ou des aventures. Je regardais une interview de Martin Fourcade qui disait justement que pour les biathlètes, c’était dur de développer de nouvelles choses hors compétition. En freeride, on a la chance d’avoir une dimension artistique ultra présente. C’est chouette de pouvoir se nourrir de ce qu’il se passe en surf, dans l’art, ou dans d’autres ambiances. Ça nous aide à évoluer.

© Jeremy Bernard/ FWT

D’autant plus que la snowboardeuse native de Colmar (Haut-Rhin) est une touche-à-tout. Désormais triple vainqueur du Freeride World Tour (FWT), elle jouit d’une certaine popularité, lui permettant de bénéficier d’opportunités variées. S’éloigner de ce monde de temps à autre représente, pour elle, un vrai plus.

J’aime surtout ce qu’il y a autour du freeride. Au fur et à mesure, des possibilités se sont créés avec des sponsors et des personnes que j’ai rencontrées. Mes titres m’ont permis de faire des choses que je n’aurais jamais cru pouvoir faire quelques années auparavant. Faire des conférences dans un théâtre à Paris ou être ambassadrice pour un festival, c’est assez varié et rigolo !

« Monter ma propre structure ? Pourquoi pas »

Marion Haerty est donc plus qu’une simple freerideuse. Sa principale préoccupation reste pourtant bien le snowboard et le Freeride World Tour, dont les épreuves se déroulent entre janvier et mars ou avril. Le reste de l’année se partage entre préparation physique, entraînements sur des glaciers, et même études pour celle qui vient de terminer un Master en « Entrepreneuriat et commerce ». Anticiper la reconversion et l’après carrière est crucial, et Marion a déjà quelques idées.

On peut aller jusqu’à 40 ans en freeride, donc j’ai le temps ! Je peux arrêter dans 10 ans si je le souhaite. Après il faut s’entretenir physiquement pour avoir une carrière qui dure, faire du yoga, s’étirer, bien manger, et garder ce mode de vie sain. La suite, après ma carrière, je ne sais pas encore, j’envisage de monter ma propre structure. Je n’ai pas une idée claire de ce que je veux faire, mais ça viendra petit à petit. La préparation mentale et la psychologie du sport sont des sujets qui m’intéressent beaucoup, donc pourquoi pas.

Marion Haerty se prépare à partie avec son snowboard
© Mathis Dumas

Le monde du freeride, à l’image du monde du sport, s’ouvre aux femmes, et la popularité de Marion Haerty en est le symbole. L’exemple de la triple championne du monde montre même que la discipline n’est plus réservée à une petite, mais solide, base de passionnés. Par le snowboard, Marion casse les frontières et souhaite faire comprendre aux plus jeunes que rien n’est impossible. 

« Aucune femme n’est parfaite »

Je voudrais dire aux jeunes filles qu’elles prennent confiance en elles. Dans les sports extrêmes, elles ont une place à se faire. Il ne faut pas rester dans les codes de la société où la fille doit être absolument belle et bien coiffée tous les jours. C’est pas très grave si on va en montagne et que le brushing n’est pas bien fait. Il ne faut pas avoir peur d’être soi-même et arrêter de vouloir rentrer dans ce cadre de la femme parfaite. Aucune de nous ne l’est, et encore moins lorsqu’on fait du sport. Faut se faire confiance, croire en ses rêves.

Dans le même sens, les sponsors et compétitions offrent une visibilité de plus en plus importante aux athlètes féminines, sentant que les femmes représentent un levier économique crédible. Pourtant, le chemin est encore long, selon Marion.

En ce moment, la femme a le vent en poupe et il y a une évolution positive. Dans le monde du freeride, les marques ont compris qu’il y avait un marché potentiel. C’est plutôt positif, on est soutenu sur plein de projets, même si on a encore des difficultés à se faire notre propre place. Au niveau physique et spectacle, on reste un peu derrière les garçons sur certaines choses. C’est difficile d’avoir une reconnaissance des performances sur le plan visuel mais je pense que ça évolue dans le bon sens.

De quoi donner des idées à de futures freerideuses ?

Marion.

Il est aussi grand que Marion Haerty. Marion Haerty. Je deviens Marion Haerty. Nous serions Marion Haerty. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Marion Haerty. Une boite de lunette détient le grand Marion Haerty. Attention aux impératifs complète Mary. Marion Haerty n'est autre que moi.

Mais qui est Marion Haerty ?

Marion Haerty est une freerideuse professionnelle pratiquant le snowboard. Véritable passionnée de glisse, elle est triple championne du monde dans sa discipline. Pourtant native de Colmar dans le Haut-Rhin, elle déménage dans la région grenobloise et débute au club de Chamrousse en Isère, vers 13 ans. Elle s’aligne alors sur des compétitions de half-pipe ou slopestyle. Vue comme une future star de la discipline dès son plus jeune âge, elle tente de rejoindre le Freeride World Tour en 2015. Marion Haerty deviendra rapidement une référence, jusqu’à devenir championne du monde en 2017, vice-championne du monde en 2018, puis de nouveau championne du monde en 2019 et 2020.

©️ Mathis Dumas

A seulement 28 ans, Marion Haerty possède déjà un des plus grands palmarès de l’histoire du freeride. En osmose avec la montagne, elle ne cesse de repousser les limites de son sport, et pense pouvoir aller encore plus loin. Portrait d’une snowboardeuse curieuse, et prête à inspirer une génération de jeunes athlètes.

Marion Haerty pose avec différentes coupes
Bandeau de séparation de deux blocs de contenus

Marion Haerty
• Née le 22 janvier 1992

• Snowboard freeride

Éviter des crevasses, anticiper les mouvements de terrain, dompter la poudreuse, maîtriser sa planche, proposer le run le plus diversifié et beau possible, jouer avec la limite. Tout ça pour une seule chose : réaliser la plus belle trace.

Rider, mais pas que

Le freeride n’est pas seulement un sport où les performances sont les maîtres du jeu. A l’instar de Marion Haerty, les freeriders touchent à plusieurs domaines au cours d’une seule et même descente. La dimension physique rencontre l’artistique et la recherche du « beau », pour le plus grand bonheur des fans et athlètes eux-mêmes.

Ce qui est génial dans notre sport, c’est qu’on n’est pas obligé de faire de la compétition. On peut s’exprimer à travers des vidéos, des photos ou des aventures. Je regardais une interview de Martin Fourcade qui disait justement que pour les biathlètes, c’était dur de développer de nouvelles choses hors compétition. En freeride, on a la chance d’avoir une dimension artistique ultra présente. C’est chouette de pouvoir se nourrir de ce qu’il se passe en surf, dans l’art, ou dans d’autres ambiances. Ça nous aide à évoluer.

Marion Haerty trace une ligne pendant une épreuve du Freeride World Tour
© Jeremy Bernard/ FWT

D’autant plus que la snowboardeuse native de Colmar (Haut-Rhin) est une touche-à-tout. Désormais triple vainqueur du Freeride World Tour (FWT), elle jouit d’une certaine popularité, lui permettant de bénéficier d’opportunités variées. S’éloigner de ce monde de temps à autre représente, pour elle, un vrai plus.

J’aime surtout ce qu’il y a autour du freeride. Au fur et à mesure, des possibilités se sont créés avec des sponsors et des personnes que j’ai rencontrées. Mes titres m’ont permis de faire des choses que je n’aurais jamais cru pouvoir faire quelques années auparavant. Faire des conférences dans un théâtre à Paris ou être ambassadrice pour un festival, c’est assez varié et rigolo !

« Monter ma propre structure ? Pourquoi pas »

Marion Haerty est donc plus qu’une simple freerideuse. Sa principale préoccupation reste pourtant bien le snowboard et le Freeride World Tour, dont les épreuves se déroulent entre janvier et mars ou avril. Le reste de l’année se partage entre préparation physique, entraînements sur des glaciers, et même études pour celle qui vient de terminer un Master en « Entrepreneuriat et commerce ». Anticiper la reconversion et l’après carrière est crucial, et Marion a déjà quelques idées.

On peut aller jusqu’à 40 ans en freeride, donc j’ai le temps ! Je peux arrêter dans 10 ans si je le souhaite. Après il faut s’entretenir physiquement pour avoir une carrière qui dure, faire du yoga, s’étirer, bien manger, et garder ce mode de vie sain. La suite, après ma carrière, je ne sais pas encore, j’envisage de monter ma propre structure. Je n’ai pas une idée claire de ce que je veux faire, mais ça viendra petit à petit. La préparation mentale et la psychologie du sport sont des sujets qui m’intéressent beaucoup, donc pourquoi pas.

Marion Haerty se prépare à partie avec son snowboard
© Mathis Dumas

Le monde du freeride, à l’image du monde du sport, s’ouvre aux femmes, et la popularité de Marion Haerty en est le symbole. L’exemple de la triple championne du monde montre même que la discipline n’est plus réservée à une petite, mais solide, base de passionnés. Par le snowboard, Marion casse les frontières et souhaite faire comprendre aux plus jeunes que rien n’est impossible. 

« Aucune femme n’est parfaite »

Je voudrais dire aux jeunes filles qu’elles prennent confiance en elles. Dans les sports extrêmes, elles ont une place à se faire. Il ne faut pas rester dans les codes de la société où la fille doit être absolument belle et bien coiffée tous les jours. C’est pas très grave si on va en montagne et que le brushing n’est pas bien fait. Il ne faut pas avoir peur d’être soi-même et arrêter de vouloir rentrer dans ce cadre de la femme parfaite. Aucune de nous ne l’est, et encore moins lorsqu’on fait du sport. Faut se faire confiance, croire en ses rêves.

Dans le même sens, les sponsors et compétitions offrent une visibilité de plus en plus importante aux athlètes féminines, sentant que les femmes représentent un levier économique crédible. Pourtant, le chemin est encore long, selon Marion.

En ce moment, la femme a le vent en poupe et il y a une évolution positive. Dans le monde du freeride, les marques ont compris qu’il y avait un marché potentiel. C’est plutôt positif, on est soutenu sur plein de projets, même si on a encore des difficultés à se faire notre propre place. Au niveau physique et spectacle, on reste un peu derrière les garçons sur certaines choses. C’est difficile d’avoir une reconnaissance des performances sur le plan visuel mais je pense que ça évolue dans le bon sens.

De quoi donner des idées à de futures freerideuses ?

Marion.

Il est aussi grand que Marion Haerty. Marion Haerty. Je deviens Marion Haerty. Nous serions Marion Haerty. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Marion Haerty. Une boite de lunette détient le grand Marion Haerty. Attention aux impératifs complète Mary. Marion Haerty n'est autre que moi.

Mais qui est Marion Haerty ?