Sur le terrain ou au plus haut niveau hiérarchique, être une femme c’est aussi avoir des responsabilités. Pour mettre en lumière le rôle essentiel qu’elles jouent dans le bon fonctionnement de notre société, la journée des droits de la femme 2021 était consacrée à celles qui se battent chaque jour, le plus souvent dans l’ombre, pour que leurs compétences soient reconnues. Après Sandie Clair et Mariama Signaté, focus sur Charlotte et Laura Tremble. 

Allier vie étudiante et d’athlète relève parfois d’une véritable gymnastique. Mener de front plusieurs activités est pourtant le quotidien de nombreuses femmes qui viseront une qualification cet été à Tokyo. Pour Charlotte et Laura Tremble, qui jonglent entre bassins de synchro et études d’ingénieur, l’objectif est double : aller au bout de l’aventure olympique tout en se formant aux métiers de leur rêve.

Il y a des choses qui ne changent pas. Il y a un peu plus d’un an, nous avions rencontré Charlotte et Laura, deux sœurs jumelles, espoirs de la natation synchronisée française. Il y a un peu plus d’un an, nous avions été marqués par leur détermination, leur énergie et leur disponibilité. Un an après, nous avons retrouvé les deux jeunes femmes plus épanouies et ambitieuses que jamais. Peu à peu, leurs rêves prennent forme. Pour leur plus grand bonheur, et le nôtre.

Charlotte et Laura Tremble posent lors d'un shooting près de l'INSEP à Vincennes
©️ By Athlete

En 2020, les deux sœurs originaires de Senlis n’avaient d’yeux que pour Tokyo, principal objectif d’une année olympique au rythme effréné. Le report des Jeux, annoncé fin mars 2020 par le Comité International Olympique, les a obligées à revoir leurs plans. Et finalement, ces changements leur ont peut-être permis de se concentrer sur la suite à donner à leurs études : « L’objectif Tokyo n’a pas changé, il a juste été déplacé d’un an, reprennent en cœur Charlotte et Laura. Sur ce plan-là, il n’y a pas eu de changement. Mais grâce au confinement, on a pas mal discuté avec l’école d’ingénieur que l’on voulait intégrer, l’IPSA. Ça nous a permis de savoir ce qu’il était possible de faire en fonction de notre organisation des années. Ils ont accepté de faire partie de notre projet pour que l’on finisse nos études, donc c’est génial ».

« Peu de filles font des études d’ingénieur »

Une véritable victoire pour les nageuses pensionnaires de l’INSEP. Elles qui tenteront de se qualifier en duo et en équipe pour la plus grande compétition de leur carrière, peuvent aujourd’hui se targuer de faire partie des 30% d’élèves femmes présentes en école d’ingénieur. Une fierté pour celles qui mènent de front projet olympique et études : « On a toujours parlé de deux rêves : un professionnel et un sportif, concèdent-elles. Au-delà du fait qu’une carrière d’athlète ne dure pas toute une vie et qu’une blessure peut vite arriver, on s’épanouit vraiment dans nos études. On a besoin d’un équilibre entre la tête et le corps. Et puis nous avons toutes les deux l’ambition de travailler dans l’aéronautique donc il faut que l’on continue à étudier. On est peu de filles dans notre classe, que 5 sur 35 élèves. Il y a du chemin à parcourir et on est fier de pouvoir faire partie de cela ».

Charlotte et Laura Tremble posent près d'arbustes dans un parc
©️ By Athlete

Depuis quelques semaines, Charlotte et Laura se sont lancées dans un ambitieux projet : associer des dizaines de personnes à leur rêve en lançant une campagne de financement participatif. Elles qui n’avaient jamais imaginé solliciter de l’aide auprès du grand public se sont trouvées submergées par le soutien reçu : « Des étudiantes *(voir plus bas) nous ont sollicitées et nous ont proposé le projet, indiquent les deux sœurs. Nous n’avions pas pensé une seconde à faire ce genre de chose. Elles nous ont énormément aidées sur la mise en page, sur la vidéo de lancement, sur l’actualisation du contenu etc. On aurait jamais réussi à s’occuper de ça. Au début, elles nous ont dit que l’objectif de 3000 € était accessible. On était là « non mais c’est beaucoup d’argent quand même ! ». Et finalement on y est… »

« On ne pensait pas atteindre une telle somme »

Alors qu’il reste encore quelques jours pour aider le duo, l’objectif est en effet atteint. Une formidable preuve que leurs ambitions touchent bien au-delà du petit monde de la natation synchronisée. Pour Charlotte et Laura, cela représente plus qu’une somme d’argent : « Cette cagnotte nous permettra de financer nos études, révèlent-elles. La fédération nous soutient aussi dans notre projet par l’INSEP, mais nous devons financer nos études nous-mêmes. Sauf que ce n’est pas qu’une simple question de financement, parce que ce soutien nous touche énormément. On reçoit de nombreux messages et ça nous donne beaucoup de force pour la suite. On se sent moins seul dans notre aventure ».

De quoi avoir de grandes ambitions pour l’unique tournoi de qualification olympique à Tokyo courant du mois de mai… avant de rêver de la lumière offerte par la plus grande compétition du monde.

Pour vous aussi participer au projet olympique et étudiant de Charlotte et Laura, c’est par ici !

* Morgane Bazile, Emma Boivin, Armony Dumur et Marie Mana sont actuellement en Master Marketing & Management du Sport à l’INSEEC. Dans le cadre de leur formation, les quatre jeunes femmes ont accompagné les sœurs Tremble dans le lancement d’une campagne de crowdfunding. « L’objectif était pour nous de mettre en application ce que nous apprenons chaque jour en suivant un projet concret comme celui de Charlotte et Laura. Elles mènent de front études et sport de haut niveau, ce qui pour nous donne encore plus de sens à notre engagement », selon Armony Dumur


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Sur le terrain ou au plus haut niveau hiérarchique, être une femme c’est aussi avoir des responsabilités. Pour mettre en lumière le rôle essentiel qu’elles jouent dans le bon fonctionnement de notre société, la journée des droits de la femme 2021 était consacrée à celles qui se battent chaque jour, le plus souvent dans l’ombre, pour que leurs compétences soient reconnues. Après Sandie Clair, et Mariama Signaté, focus sur Charlotte et Laura Tremble.

Allier vie étudiante et d’athlète relève parfois d’une véritable gymnastique. Mener de front plusieurs activités est pourtant le quotidien de nombreuses femmes qui viseront une qualification cet été à Tokyo. Pour Charlotte et Laura Tremble, qui jonglent entre bassins de synchro et études d’ingénieur, l’objectif est double : aller au bout de l’aventure olympique tout en se formant aux métiers de leur rêve.

Il y a des choses qui ne changent pas. Il y a un peu plus d’un an, nous avions rencontré Charlotte et Laura, deux sœurs jumelles, espoirs de la natation synchronisée française. Il y a un peu plus d’un an, nous avions été marqués par leur détermination, leur énergie et leur disponibilité. Un an après, nous avons retrouvé les deux jeunes femmes plus épanouies et ambitieuses que jamais. Peu à peu, leurs rêves prennent forme. Pour leur plus grand bonheur, et le nôtre.

©️ By Athlete

En 2020, les deux sœurs originaires de Senlis n’avaient d’yeux que pour Tokyo, principal objectif d’une année olympique au rythme effréné. Le report des Jeux, annoncé fin mars 2020 par le Comité International Olympique, les a obligées à revoir leurs plans. Et finalement, ces changements leur ont peut-être permis de se concentrer sur la suite à donner à leurs études : « L’objectif Tokyo n’a pas changé, il a juste été déplacé d’un an, reprennent en cœur Charlotte et Laura. Sur ce plan-là, il n’y a pas eu de changement. Mais grâce au confinement, on a pas mal discuté avec l’école d’ingénieur que l’on voulait intégrer, l’IPSA. Ça nous a permis de savoir ce qu’il était possible de faire en fonction de notre organisation des années. Ils ont accepté de faire partie de notre projet pour que l’on finisse nos études, donc c’est génial ».

« Peu de filles font des études d’ingénieur »

Une véritable victoire pour les nageuses pensionnaires de l’INSEP. Elles qui tenteront de se qualifier en duo et en équipe pour la plus grande compétition de leur carrière, peuvent aujourd’hui se targuer de faire partie des 30% d’élèves femmes présentes en école d’ingénieur. Une fierté pour celles qui mènent de front projet olympique et études : « On a toujours parlé de deux rêves : un professionnel et un sportif, concèdent-elles. Au-delà du fait qu’une carrière d’athlète ne dure pas toute une vie et qu’une blessure peut vite arriver, on s’épanouit vraiment dans nos études. On a besoin d’un équilibre entre la tête et le corps. Et puis nous avons toutes les deux l’ambition de travailler dans l’aéronautique donc il faut que l’on continue à étudier. On est peu de filles dans notre classe, que 5 sur 35 élèves. Il y a du chemin à parcourir et on est fier de pouvoir faire partie de cela ».

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Depuis quelques semaines, Charlotte et Laura se sont lancées dans un ambitieux projet : associer des dizaines de personnes à leur rêve en lançant une campagne de financement participatif. Elles qui n’avaient jamais imaginé solliciter de l’aide auprès du grand public se sont trouvées submergées par le soutien reçu : « Des étudiantes * (voir plus bas) nous ont sollicitées et nous ont proposé le projet, indiquent les deux sœurs. Nous n’avions pas pensé une seconde à faire ce genre de chose. Elles nous ont énormément aidées sur la mise en page, sur la vidéo de lancement, sur l’actualisation du contenu etc. On aurait jamais réussi à s’occuper de ça. Au début, elles nous ont dit que l’objectif de 3000 € était accessible. On était là « non mais c’est beaucoup d’argent quand même ! ». Et finalement on y est… ».

« On ne pensait pas atteindre une telle somme »

Alors qu’il reste encore quelques jours pour aider le duo, l’objectif est en effet atteint. Une formidable preuve que leurs ambitions touchent bien au-delà du petit monde de la natation synchronisée. Pour Charlotte et Laura, cela représente plus qu’une somme d’argent : « Cette cagnotte nous permettra de financer nos études, révèlent-elles. La fédération nous soutient aussi dans notre projet par l’INSEP, mais nous devons financer nos études nous-mêmes. Sauf que ce n’est pas qu’une simple question de financement, parce que ce soutien nous touche énormément. On reçoit de nombreux messages et ça nous donne beaucoup de force pour la suite. On se sent moins seul dans notre aventure ».

De quoi avoir de grandes ambitions pour l’unique tournoi de qualification olympique à Tokyo courant du mois de mai… avant de rêver de la lumière offerte par la plus grande compétition du monde.

Pour vous aussi participer au projet olympique et étudiant de Charlotte et Laura, c’est par ici !

* Morgane Bazile, Emma Boivin, Armony Dumur et Marie Mana sont actuellement en Master Marketing & Management du Sport à l’INSEEC. Dans le cadre de leur formation, les quatre jeunes femmes ont accompagné les sœurs Tremble dans le lancement d’une campagne de crowdfunding. « L’objectif était pour nous de mettre en application ce que nous apprenons chaque jour en suivant un projet concret comme celui de Charlotte et Laura. Elles mènent de front études et sport de haut niveau, ce qui pour nous donne encore plus de sens à notre engagement », selon Armony Dumur. 

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Emmanuelle.

Il est aussi grand que Mathilde Cini. Mathilde Cini. Je deviens Mathilde Cini et Nous serions Mathilde Cini. Peut-être un jour il aura son jour de chance car je veux devenir Mathilde Cini. Une boite de lunette détient le grand Mathilde Cini et Attention aux impératifs complète Mary. Mathilde Cini n'est autre que moi.

Charlotte et Laura Tremble sont des sœurs jumelles spécialistes de natation artistique, plus connue sous le nom de natation synchronisée. En route pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2021, elles tenteront de se qualifier en duo et en équipe avec le groupe France. Pensionnaires de l’INSEP, Charlotte et Laura sont également entrées en école d’ingénieur, l’INSA, en septembre. Une nouvelle étape vers leur rêve: travailler dans le domaine de l’aéronautique. 

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