Mieux vaut prévenir que guérir
par Coralie Dobral

11 mai 2020

Mieux vaut prévenir que guérir
par Coralie Dobral

11 mai 2020

Mieux vaut prévenir que guérir
par Coralie Dobral

11 mai 2020

©️ saint.ephotographie

En plus de 15 ans passés au plus haut niveau, Coralie Dobral a parcouru des milliers de kilomètres dans l’eau. Préférant l’ombre à la lumière, la multiple championne de France sur 50, 100 et 200 mètres brasse a mis de côté les bassins pour exercer le métier de kinésithérapeute. En tant que praticienne, elle constate le nombre important d’informations erronées circulant auprès du grand public et des professionnels du sport.

Dans l’eau, on est seul face à la performance. C’est ça la natation. Parfois on rate l’échéance de l’année ou des deux dernières années, mais il faut y retourner. Il y a cette résilience, cette nécessité de se remettre en question. Et on repart.

Ce sport, c’était une passion. J’ai vécu des choses magnifiques grâce à lui, et j’ai surtout beaucoup appris. Mais c’est comme l’iceberg, il y a une partie qu’on ne voit pas… Pendant de nombreuses années, je me suis levée très tôt, pour être au bord du bassin vers 5h45 parfois. Ça faisait partie de ma vie. Je me levais le matin pour aller au boulot, sans vraiment me poser de question.

L’entrainement, j’aimais ça, surtout quand je sentais que les choses évoluaient. Ce que je préférais en revanche, c’était la compétition. On s’entraîne pour ça, et pour que le jour J, on soit affûté et prêt.

« Plus jeune, on ne m’avait jamais parlé de prévention »

Le plus dur à gérer psychologiquement, c’est la charge de travail. La natation n’est pas un sport ludique, on doit s’entraîner énormément pour une ou deux compétitions dans la saison. Tout repose sur l’adrénaline que tu vas ressentir ce jour-là.

Le reste de l’année, on travaille dur, on est fatigué. C’est parfois difficile de prendre du plaisir, surtout quand ça ne se passe pas bien en compétition. On rentre le dimanche soir à la maison complètement abattu, mais dès le lendemain il faut repartir. Toute cette expérience m’a forgée un caractère, et je dois beaucoup à mon sport. C’est un atout dans la vie professionnelle, parce que je suis capable de rebondir, faire la part des choses, me remettre en question et repartir.

J’ai nagé pendant 15 ans, et environ deux ou trois ans avant la fin de ma carrière, j’avais des douleurs récurrentes à l’épaule. J’ai finalement été opérée en 2015, mais je me suis rendu compte qu’on ne m’avait jamais parlé de prévention auparavant. A l’époque, je faisais un peu d’élastique parce qu’on nous disait de faire un peu de rotateur externe. Mais personne n’est venu me voir pour m’expliquer ce qu’il fallait faire, ou un kiné pour me dire « tu suis ce protocole et on verra ce que ça donne ». C’était il y a quelque temps, et ça a évolué. Pourtant, des sportifs ont encore de fausses informations concernant leur corps et les pathologies.

En voyant de nombreux patients au fur et à mesure des années, j’ai compris que beaucoup d’entre eux ne comprenaient pas grand-chose au corps humain. Il y a beaucoup de fausses idées. J’aime faire mon métier en me disant qu’à la fin de la journée j’ai apporté quelque chose.

« Nous devrions tous avoir des bases dès 10 ans »

Lorsque un patient me dit : « mon ostéopathe m’a remis les os en place », j’essaie de faire comprendre que ce ne sont pas les os qui bougent et qui craquent. Le bruit que l’on entend vient de l’articulation où du gaz, en l’occurrence l’azote, s’échappe. Tout ce processus redonne de la mobilité à l’articulation en question. C’est important d’expliquer cela. J’aime montrer ce qu’il faut faire et à quoi faire attention, que ce soit au grand public ou aux sportifs professionnels.

Tous les sportifs n’ont pas forcément un préparateur physique, un kiné ou un médecin pour les suivre. Du coup, certaines informations erronées continuent de circuler. Par exemple, on disait avant qu’il fallait faire du renforcement, des abdos, des planches pendant 5 minutes. On revient beaucoup là-dessus, puisqu’on parle d’exercices hypopressifs, de pilates, de renforcement des muscles profonds. Tout ça n’est pas si nouveau, mais certains sportifs ne sont pas au courant. Ça parait aberrant, parce qu’on devrait tous avoir des bases dès l’âge de 10 ans.

Coralie sortant du bassin pour répondre à quelques questions
©️ Coralie Dobral

Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, on peut beaucoup plus facilement apprendre de bons mouvements par rapport à avant. Il faut expliquer et montrer pour être compris. C’est comme bien manger : tant que nous n’aurons pas compris à quel point c’est important pour la santé, nous continuerons d’avaler des cochonneries. Le jour où on commence à comprendre pourquoi, on peut faire des efforts.

Une carrière au plus haut niveau, c’est extraordinaire malgré quelques petites douleurs. Quand ça se termine, il y a des « séquelles » et c’est dommage parce qu’on peut éviter ça. Mieux vaut prévenir que guérir, et ça me tient à cœur.

Coralie.

©️ saint.ephotographie

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En plus de 15 ans passés au plus haut niveau, Coralie Dobral a parcouru des milliers de kilomètres dans l’eau. Préférant l’ombre à la lumière, la multiple championne de France sur 50, 100 et 200 mètres brasse a mis de côté les bassins pour exercer le métier de kinésithérapeute. En tant que praticienne, elle constate le nombre important d’informations erronées circulant auprès du grand public et des professionnels du sport.

Selfie de Coralie Dobral
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Coralie Dobral
• Née le 11 mai 1987
• Natation

Dans l’eau, on est seul face à la performance. C’est ça la natation. Parfois on rate l’échéance de l’année ou des deux dernières années, mais il faut y retourner. Il y a cette résilience, cette nécessité de se remettre en question. Et on repart.

Ce sport, c’était une passion. J’ai vécu des choses magnifiques grâce à lui, et j’ai surtout beaucoup appris. Mais c’est comme l’iceberg, il y a une partie qu’on ne voit pas… Pendant de nombreuses années, je me suis levée très tôt, pour être au bord du bassin vers 5h45 parfois. Ça faisait partie de ma vie. Je me levais le matin pour aller au boulot, sans vraiment me poser de question.

L’entrainement, j’aimais ça, surtout quand je sentais que les choses évoluaient. Ce que je préférais en revanche, c’était la compétition. On s’entraîne pour ça, et pour que le jour J, on soit affûté et prêt. 

« Plus jeune, on ne m’avait jamais parlé de prévention »

Le plus dur à gérer psychologiquement, c’est la charge de travail. La natation n’est pas un sport ludique, on doit s’entraîner énormément pour une ou deux compétitions dans la saison. Tout repose sur l’adrénaline que tu vas ressentir ce jour-là.

Le reste de l’année, on travaille dur, on est fatigué. C’est parfois difficile de prendre du plaisir, surtout quand ça ne se passe pas bien en compétition. On rentre le dimanche soir à la maison complètement abattu, mais dès le lendemain il faut repartir. Toute cette expérience m’a forgée un caractère, et je dois beaucoup à mon sport. C’est un atout dans la vie professionnelle, parce que je suis capable de rebondir, faire la part des choses, me remettre en question et repartir.

J’ai nagé pendant 15 ans, et environ deux ou trois ans avant la fin de ma carrière, j’avais des douleurs récurrentes à l’épaule. J’ai finalement été opérée en 2015, mais je me suis rendu compte qu’on ne m’avait jamais parlé de prévention auparavant. A l’époque, je faisais un peu d’élastique parce qu’on nous disait de faire un peu de rotateur externe. Mais personne n’est venu me voir pour m’expliquer ce qu’il fallait faire, ou un kiné pour me dire « tu suis ce protocole et on verra ce que ça donne ». C’était il y a quelque temps, et ça a évolué. Pourtant, des sportifs ont encore de fausses informations concernant leur corps et les pathologies.

En voyant de nombreux patients au fur et à mesure des années, j’ai compris que beaucoup d’entre eux ne comprenaient pas grand-chose au corps humain. Il y a beaucoup de fausses idées. J’aime faire mon métier en me disant qu’à la fin de la journée j’ai apporté quelque chose.

« Dès 10 ans, nous devrions tous avoir des bases »

Lorsque un patient me dit : « mon ostéopathe m’a remis les os en place », j’essaie de faire comprendre que ce ne sont pas les os qui bougent et qui craquent. Le bruit que l’on entend vient de l’articulation où du gaz, en l’occurrence l’azote, s’échappe. Tout ce processus redonne de la mobilité à l’articulation en question. C’est important d’expliquer cela. J’aime montrer ce qu’il faut faire et à quoi faire attention, que ce soit au grand public ou aux sportifs professionnels.

Tous les sportifs n’ont pas forcément un préparateur physique, un kiné ou un médecin pour les suivre. Du coup, certaines informations erronées continuent de circuler. Par exemple, on disait avant qu’il fallait faire du renforcement, des abdos, des planches pendant 5 minutes. On revient beaucoup là-dessus, puisqu’on parle d’exercices hypopressifs, de pilates, de renforcement des muscles profonds. Tout ça n’est pas si nouveau, mais certains sportifs ne sont pas au courant. Ça parait aberrant, parce qu’on devrait tous avoir des bases dès l’âge de 10 ans.

Coralie sortant du bassin pour répondre à quelques questions
©️ Coralie Dobral

Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, on peut beaucoup plus facilement apprendre de bons mouvements par rapport à avant. Il faut expliquer et montrer pour être compris. C’est comme bien manger : tant que nous n’aurons pas compris à quel point c’est important pour la santé, nous continuerons d’avaler des cochonneries. Le jour où on commence à comprendre pourquoi, on peut faire des efforts.

Une carrière au plus haut niveau, c’est extraordinaire malgré quelques petites douleurs. Quand ça se termine, il y a des « séquelles » et c’est dommage parce qu’on peut éviter ça. Mieux vaut prévenir que guérir, et ça me tient à cœur.

Coralie.

Coralie.

Il est aussi grand que Coralie Dobral. Coralie Dobral. Je deviens Coralie Dobral. Nous serions Coralie Dobral. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Coralie Dobral. Une boite de lunette détient le grand Coralie Dobral. Attention aux impératifs complète Mary. Coralie Dobral n'est autre que moi.

Mais qui est Coralie Dobral ?

Coralie Dobral est une nageuse spécialiste de la brasse. 12 fois championne de France sur 50, 100 et 200 mètres, elle débute la natation à 5 ans. Propulsée sur le devant de la scène en 2002 à seulement 15 ans, elle rejoint l’INSEP pour passer un cap supplémentaire. Rigoureuse dans le travail, elle est reconnue pour sa capacité à enchaîner les entraînements. Coralie mène de front vie de sportive de haut niveau et celle d’étudiante, puisqu’elle obtient un diplôme de kinésithérapeute alors qu’elle est encore athlète. Elle exerce aujourd’hui auprès de la Fédération Française de Natation, du Sport Universitaire et de Taekwondo notamment.

©️ saint.ephotographie

En plus de 15 ans passés au plus haut niveau, Coralie Dobral a parcouru des milliers de kilomètres dans l’eau. Préférant l’ombre à la lumière, la multiple championne de France sur 50, 100 et 200 mètres brasse a mis de côté les bassins pour exercer le métier de kinésithérapeute. En tant que praticienne, elle constate le nombre important d’informations erronées circulant auprès du grand public et des professionnels du sport.

Selfie de Coralie Dobral
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Coralie Dobral
• Née le 27 juin 1987
• Natation

Dans l’eau, on est seul face à la performance. C’est ça la natation. Parfois on rate l’échéance de l’année ou des deux dernières années, mais il faut y retourner. Il y a cette résilience, cette nécessité de se remettre en question. Et on repart.

Ce sport, c’était une passion. J’ai vécu des choses magnifiques grâce à lui, et j’ai surtout beaucoup appris. Mais c’est comme l’iceberg, il y a une partie qu’on ne voit pas… Pendant de nombreuses années, je me suis levée très tôt, pour être au bord du bassin vers 5h45 parfois. Ça faisait partie de ma vie. Je me levais le matin pour aller au boulot, sans vraiment me poser de question.

L’entrainement, j’aimais ça, surtout quand je sentais que les choses évoluaient. Ce que je préférais en revanche, c’était la compétition. On s’entraîne pour ça, et pour que le jour J, on soit affûté et prêt.

« Plus jeune, on ne m’avait jamais parlé de prévention »

Le plus dur à gérer psychologiquement, c’est la charge de travail. La natation n’est pas un sport ludique, on doit s’entraîner énormément pour une ou deux compétitions dans la saison. Tout repose sur l’adrénaline que tu vas ressentir ce jour-là.

Le reste de l’année, on travaille dur, on est fatigué. C’est parfois difficile de prendre du plaisir, surtout quand ça ne se passe pas bien en compétition. On rentre le dimanche soir à la maison complètement abattu, mais dès le lendemain il faut repartir. Toute cette expérience m’a forgée un caractère, et je dois beaucoup à mon sport. C’est un atout dans la vie professionnelle, parce que je suis capable de rebondir, faire la part des choses, me remettre en question et repartir.

J’ai nagé pendant 15 ans, et environ deux ou trois ans avant la fin de ma carrière, j’avais des douleurs récurrentes à l’épaule. J’ai finalement été opérée en 2015, mais je me suis rendu compte qu’on ne m’avait jamais parlé de prévention auparavant. A l’époque, je faisais un peu d’élastique parce qu’on nous disait de faire un peu de rotateur externe. Mais personne n’est venu me voir pour m’expliquer ce qu’il fallait faire, ou un kiné pour me dire « tu suis ce protocole et on verra ce que ça donne ». C’était il y a quelque temps, et ça a évolué. Pourtant, des sportifs ont encore de fausses informations concernant leur corps et les pathologies.

En voyant de nombreux patients au fur et à mesure des années, j’ai compris que beaucoup d’entre eux ne comprenaient pas grand-chose au corps humain. Il y a beaucoup de fausses idées. J’aime faire mon métier en me disant qu’à la fin de la journée j’ai apporté quelque chose.

« Nous devrions tous avoir des bases dès 10 ans »

Lorsque un patient me dit : « mon ostéopathe m’a remis les os en place », j’essaie de faire comprendre que ce ne sont pas les os qui bougent et qui craquent. Le bruit que l’on entend vient de l’articulation où du gaz, en l’occurrence l’azote, s’échappe. Tout ce processus redonne de la mobilité à l’articulation en question. C’est important d’expliquer cela. J’aime montrer ce qu’il faut faire et à quoi faire attention, que ce soit au grand public ou aux sportifs professionnels.

Tous les sportifs n’ont pas forcément un préparateur physique, un kiné ou un médecin pour les suivre. Du coup, certaines informations erronées continuent de circuler. Par exemple, on disait avant qu’il fallait faire du renforcement, des abdos, des planches pendant 5 minutes. On revient beaucoup là-dessus, puisqu’on parle d’exercices hypopressifs, de pilates, de renforcement des muscles profonds. Tout ça n’est pas si nouveau, mais certains sportifs ne sont pas au courant. Ça parait aberrant, parce qu’on devrait tous avoir des bases dès l’âge de 10 ans.

Coralie sortant du bassin pour répondre à quelques questions
©️ Coralie Dobral

Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, on peut beaucoup plus facilement apprendre de bons mouvements par rapport à avant. Il faut expliquer et montrer pour être compris. C’est comme bien manger : tant que nous n’aurons pas compris à quel point c’est important pour la santé, nous continuerons d’avaler des cochonneries. Le jour où on commence à comprendre pourquoi, on peut faire des efforts.

Une carrière au plus haut niveau, c’est extraordinaire malgré quelques petites douleurs. Quand ça se termine, il y a des « séquelles » et c’est dommage parce qu’on peut éviter ça. Mieux vaut prévenir que guérir, et ça me tient à cœur.

Coralie.

Coralie.

Il est aussi grand que Coralie Dobral. Coralie Dobral. Je deviens Coralie Dobral. Nous serions Coralie Dobral. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Coralie Dobral. Une boite de lunette détient le grand Coralie Dobral. Attention aux impératifs complète Mary. Coralie Dobral n'est autre que moi.