Parfois, il faut savoir élargir son champs de vision pour parvenir à ses fins… Quitte à réaliser des sacrifices qui, un jour, paieront. Certains athlètes partent loin de la France, avec l’ambition de réaliser leur rêve : vivre de leur discipline. Au cœur d’une vie aux antipodes de celle qu’ils avaient imaginés. Premier volet avec Oumar Sy. 

Méconnu par le plus grand nombre, décrié par certains, le MMA (Mixed Martial Art, ou Arts Martiaux Mixtes) est un des sports en vogue auprès de la jeune génération. En France ou ailleurs, la cage fascine par son imposante et imperméable structure. A l’intérieur, des athlètes du monde entier comme Oumar Sy se battent pour tenter de vivre de leur pratique. Et le plus souvent, bien loin de leur pays d’origine.

Alors qu’il traînait dans son quartier avec d’autres jeunes, Oumar passe son temps en s’éclatant sur des deux-roues. Lui qui devait trouver une activité rémunératrice avec le minimum de contrainte horaire, s’est orienté vers une profession conjuguant l’ensemble de ses critères. A son compte, il a lancé sa propre affaire : « Je fais mes propres horaires, donc en général je me lève à 6h30 pour m’entraîner de 7h à 8h30. Après je taffe et je reprends l’entraînement le soir. J’avais besoin d’un boulot qui me permettait de travailler quand je voulais. Je ne pouvais pas avoir des horaires fixes comme un salarié lambda ».

Papa depuis 7 ans, celui qui a grandi à Clichy dans les Hauts-de-Seine, a découvert le MMA fin 2017. Un simple concours de circonstance selon lui : « Je regardais pas mal de sport de combat. Les images des arènes et des salles pleines me fascinaient. Puis dans mon sport quartier, il y avait une salle où j’allais une fois toutes les trois semaines et encore. Naturellement je me suis plus mis dedans, je ne sais plus comment en vérité. J’ai fait un premier combat de pancrace, le MMA français, que j’ai gagné, mais je ne me trouvais pas assez fort. Ça a mis du temps avant que je prenne vraiment du plaisir. Après deux ou trois combats j’ai senti que je progressais et là ça devenait plaisant ».

« Partir à l’étranger est une obligation »

Aujourd’hui, Oumar affiche un bilan solide de 4 victoires pour 0 défaite. Grâce à ses prestations, celui qui rêve d’UFC, la plus prestigieuse organisation du monde, voit des affiches de plus en plus intéressantes lui être proposées. Et même si les perspectives semblent favorables, Oumar garde les pieds sur terre. Il sait d’où il vient, et ne veut pas croire en quelque chose d’inatteignable : « Honnêtement, je n’attends rien du MMA. Si je peux gagner ma vie avec, je le ferais bien sûr. Je prends de l’expérience à chaque combat, donc les cachets augmentent. Mais de toutes façons, en France c’est trop limité. Tu es obligé de partir à l’étranger. Mais même comme ça, ce n’est pas assez pour en vivre. Aujourd’hui, c’est un peu comme un appoint pour mon activité professionnelle. Je ne calcule pas ce que va me rapporter le MMA chaque année, je préfère ne pas y penser ».

Le combattant vient de soulever un point crucial : pour espérer en vivre, il n’y a pas d’autre choix que de quitter le territoire français. Même si la pratique du MMA est officiellement légale depuis le 7 février 2020, la promotion du sport reste difficile. Les premiers combats officiels se sont tenus en octobre dernier, et beaucoup de chemin reste encore à parcourir. Voyager à travers l’Europe pour combattre relève de l’obligation : « On manque encore d’expérience en France. Il n’y a pas grand-chose vu que ça arrive tout juste. Donc si tu veux grimper des échelons, il faut aller voir ailleurs. Mon manager est basé en Bulgarie et négocie pour moi des combats. J’ai commencé par un combat en Suisse, avant d’en faire un de pancrace à Paris, puis en Allemagne. Mon dernier était en République Tchèque en décembre. Là j’ai affronté une vraie pointure en kickboxing. J’espère qu’on va quitter l’Europe maintenant, et pourquoi pas aller voir du côté du Moyen-Orient. Ils proposent 3 ou 4 combats par affiche et les cachets sont plus intéressants ». 

Parfois, il faut savoir élargir son champs de vision pour parvenir à ses fins… Quitte à réaliser des sacrifices qui, un jour, paieront. Certains athlètes partent loin de la France, avec l’ambition de réaliser leur rêve : vivre de leur discipline. Au coeur d’une vie aux antipodes de celle qu’ils avaient imaginés. Premier volet avec Oumar Sy. 

Méconnu par le plus grand nombre, décrié par certains, le MMA (Mixed Martial Art, ou Arts Martiaux Mixtes) est un des sports en vogue auprès de la jeune génération. En France ou ailleurs, la cage fascine par son imposante et imperméable structure. A l’intérieur, des athlètes du monde entier comme Oumar Sy se battent pour tenter de vivre de leur pratique. Et le plus souvent, bien loin de leur pays d’origine.

Alors qu’il traînait dans son quartier avec d’autres jeunes, Oumar passe son temps en s’éclatant sur des deux-roues. Lui qui devait trouver une activité rémunératrice avec le minimum de contrainte horaire, s’est orienté vers une profession conjuguant l’ensemble de ses critères. A son compte, il a lancé sa propre affaire : « Je fais mes propres horaires, donc en général je me lève à 6h30 pour m’entraîner de 7h à 8h30. Après je taffe et je reprends l’entraînement le soir. J’avais besoin d’un boulot qui me permettait de travailler quand je voulais. Je ne pouvais pas avoir des horaires fixes comme un salarié lambda ».

Papa depuis 7 ans, celui qui a grandi à Clichy dans les Hauts-de-Seine, a découvert le MMA fin 2017. Un simple concours de circonstance selon lui : « Je regardais pas mal de sport de combat. Les images des arènes et des salles pleines me fascinaient. Puis dans mon sport quartier, il y avait une salle où j’allais une fois toutes les trois semaines et encore. Naturellement je me suis plus mis dedans, je ne sais plus comment en vérité. J’ai fait un premier combat de pancrace, le MMA français, que j’ai gagné, mais je ne me trouvais pas assez fort. Ça a mis du temps avant que je prenne vraiment du plaisir. Après deux ou trois combats j’ai senti que je progressais et là ça devenait plaisant ». 

« Partir à l’étranger est une obligation »

Aujourd’hui, Oumar affiche un bilan solide de 4 victoires pour 0 défaite. Grâce à ses prestations, celui qui rêve d’UFC, la plus prestigieuse organisation du monde, voit des affiches de plus en plus intéressantes lui être proposées. Et même si les perspectives semblent favorables, Oumar garde les pieds sur terre. Il sait d’où il vient, et ne veut pas croire en quelque chose d’inatteignable : « Honnêtement, je n’attends rien du MMA. Si je peux gagner ma vie avec, je le ferais bien sûr. Je prends de l’expérience à chaque combat, donc les cachets augmentent. Mais de toutes façons, en France c’est trop limité. Tu es obligé de partir à l’étranger. Mais même comme ça, ce n’est pas assez pour en vivre. Aujourd’hui, c’est un peu comme un appoint pour mon activité professionnelle. Je ne calcule pas ce que va me rapporter le MMA chaque année, je préfère ne pas y penser ».

Le combattant vient de soulever un point crucial : pour espérer en vivre, il n’y a pas d’autre choix que de quitter le territoire français. Même si la pratique du MMA est officiellement légale depuis le 7 février 2020, la promotion du sport reste difficile. Les premiers combats officiels se sont tenus en octobre dernier, et beaucoup de chemin reste encore à parcourir. Voyager à travers l’Europe pour combattre relève de l’obligation : « On manque encore d’expérience en France. Il n’y a pas grand-chose vu que ça arrive tout juste. Donc si tu veux grimper des échelons, il faut aller voir ailleurs. Mon manager est basé en Bulgarie et négocie pour moi des combats. J’ai commencé par un combat en Suisse, avant d’en faire un de pancrace à Paris, puis en Allemagne. Mon dernier était en République Tchèque en décembre. Là j’ai affronté une vraie pointure en kickboxing. J’espère qu’on va quitter l’Europe maintenant, et pourquoi pas aller voir du côté du Moyen-Orient. Ils proposent 3 ou 4 combats par affiche et les cachets sont plus intéressants ». 

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Emmanuelle.

Je suis aussi grand que Franck Le Moel. Mathilde Cini. Je deviens Mathilde Cini et Nous serions Mathilde Cini. Peut-être un jour il aura son jour de chance car je veux devenir Mathilde Cini. Je détiens le grand Mathilde Cini et Attention aux impératifs complète Mary. Mathilde Cini n'est autre que moi.

Mais qui est Oumar Sy ?

Oumar Sy est combattant de MMA. Avec 4 victoires en autant de combat, le français espère rapidement se rapprocher d’organisations plus prestigieuses pour, pourquoi pas, un jour en vivre. Papa d’un garçon de 7 ans, il vit aujourd’hui de son métier de taxi-moto. 

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