Quentin Urban, le choix de la victoire

10 août 2020

Quentin Urban, le choix de la victoire

10 août 2020

Quentin Urban, le choix de la victoire

10 août 2020

Pour briller, il faut parfois accepter de sacrifier une partie de ce que l’on a construit. Pour Quentin Urban, renoncer au rêve Olympique fût nécessaire pour espérer ressentir l’adrénaline de la victoire. Et derrière ce choix de se concentrer sur le kayak marathon se cache également l’ambition de goûter au monde de l’entreprise, pour mener à bien son double projet.

Quentin Urban et son coéquipier bras levés sur la plus haute marche du podium

Après plusieurs années à effleurer le Graal sans jamais parvenir à l’atteindre, Quentin Urban l’a fait. Accompagné de Jérémy Candy dans leur embarcation biplace, le marathonien du kayak décroche la plus grande récompense que son sport puisse offrir : un titre mondial. Fruit d’un changement de vision du sport de haut niveau, cette médaille le conforte dans son choix de se spécialiser dans une discipline méconnue du kayak qu’est le marathon. Ancien adepte de la course en ligne, il sait d’où il vient et ne regrette rien.

« Pendant longtemps, la politique de la Fédération Française était portée sur le sprint. Donc lorsqu’on ne passait pas les standards de qualification, on allait faire du marathon pour éviter de faire une saison vierge de compétitions internationales. J’aimais en faire, mais disons que l’enjeu est plus important sur la course en ligne avec les Jeux Olympiques. Chaque athlète veut y participer, et j’ai pris conscience sur le tard que ça allait être compliqué. Le bon choix a surtout été de me spécialiser en marathon, et d’arrêter de tergiverser »

« Je suis en paix avec moi-même »

Faire un choix pour mettre toutes les chances de son côté dans une discipline, telle a été l’option choisie par le Normand. Et avec du recul, personne ne pourrait remettre en cause cette volonté de briller au plus haut niveau mondial. Grâce à vision sur le long terme et du travail, Quentin Urban s’est doté de l’ensemble des atouts nécessaires pour enfin remporter un titre chez les seniors.

« Ça n’a pas été si difficile que ça d’accepter que je n’atteindrais mes objectifs. J’ai toujours été honnête avec moi-même et j’étais bien conscient d’où j’en étais, mais moins de jusqu’où je pouvais aller. Pour le marathon, j’ai tout mis en place afin que ça marche en adaptant l’entraînement, le matériel etc. Je ne regrette pas mon choix, parce que j’ai remporté les deux plus grands titres possibles en marathon avec les Europe et les Monde. En sprint qu’est-ce que j’aurais pu avoir ? Honnêtement je n’en sais rien, mais je suis en paix avec moi-même »

Quentin Urban et son coéquipier aux coudes à coudes avec leurs adversaires sous un pont
©️ Carolyn Cooper

Malgré des titres internationaux en catégorie junior, Quentin Urban a toujours été conscient que la pratique du kayak seule ne pourrait lui permettre de trouver un équilibre financier et mental. Alors le natif de Vernon (Eure) s’est orienté vers le cursus « Sportcom » proposé par l’INSEP à ses résidents. Lui qui rêve de devenir journaliste sportif trouve chaussure à son pied avec ce cursus centré sur la communication et le journalisme, et aspire à transmettre les émotions que le sport lui a donné.

Le besoin de construire les bases d’un double projet sport de haut niveau – travail en entreprise se fait pourtant rapidement ressentir pour Quentin Urban, qui se lance alors dans l’aventure.

En parallèle du haut niveau, une nécessaire activité professionnelle

« Après mes études, j’ai travaillé pendant un an dans une boîte qui créait, entre autres, des sites internet et des applis mobiles, avant qu’elle ne soit liquidée. Je travaillais en tant que rédacteur web, et malheureusement, après ça, j’ai passé un long moment sans travail. Je cherchais mais rien ne correspondait vraiment à mon double projet. Or pour rester au sommet, il faut avoir quelque chose à côté.

Heureusement, j’avais des sponsors, mais je pétais un plomb. Dans ma balance, rien n’équilibrait la place que prenait le sportif. Je n’en pouvais plus, ça me rongeait de l’intérieur. J’avais besoin d’un travail, pour qu’au moment où je rentrais dans mon bateau, j’ai une faim décuplée »

Quentin Urban levant le doigt, souriant
©️ Carolyn Cooper

Et finalement, l’opportunité s’est présentée, malgré les réticences de nombreuses entreprises, dues à l’absence du marathon aux Jeux Olympiques. Quentin Urban va ainsi prochainement découvrir l’univers de la mode grâce à une jeune marque de vêtements engagée dans la lutte contre le braconnage en Afrique, Urban Cross.

« Ce qu’il s’est passé est assez incroyable, puisqu’à Noël, mon père m’a offert une casquette de la marque. Il s’était renseigné pour savoir s’ils sponsorisaient des athlètes, et tout est parti de là. On a d’abord échangé en visio’ pendant le confinement, avant de se rencontrer quelques semaines plus tard.

Ce jour-là, tout se déroule super bien et je comprends en discutant qu’un stagiaire qui devait débuter le lendemain les avait planté la veille et ne viendrait pas. Ils étaient exigeants sur le profil recherché, mais j’ai rappelé mon parcours et mes compétences. Je n’avais rien à perdre ! Ils ont été emballés, et je suis reparti de ce rendez-vous avec un stage, avant d’apprendre quelques jours plus tard qu’ils voulaient me faire signer en CDI… J’étais extrêmement heureux ! »

Une aubaine pour Quentin Urban, qui, en forçant le destin, est parvenu à ses fins.

Mais qui est Quentin Urban ?

Quentin Urban est un kayakiste spécialiste du marathon. Alors qu’il débute par la course en ligne, appelée sprint, le Normand remporte en 2006 le titre de champion du monde de kayak marathon biplace chez les juniors, avant de décrocher au cours de la même compétition la médaille d’argent en individuel. Sans résultat probant sur la course en ligne chez les seniors, il décide de se spécialiser sur le marathon en 2015. Un choix salutaire qui lui permet en 2019 de devenir champion du monde en biplace avec son compatriote Jérémy Candy.

Bandeau de séparation de deux blocs de contenus

Pour briller, il faut parfois accepter de sacrifier une partie de ce que l’on a construit. Pour Quentin Urban, renoncer au rêve Olympique fût nécessaire pour espérer ressentir l’adrénaline de la victoire. Et derrière ce choix de se concentrer sur le kayak marathon se cache également l’ambition de goûter au monde de l’entreprise, pour mener à bien son double projet.

Quentin Urban et son coéquipier bras levés sur la plus haute marche du podium
©️ Carolyn Cooper
Bandeau de séparation de deux blocs de contenus

Quentin Urban
• Né le 26 octobre 1988
• Kayak marathon

Après plusieurs années à effleurer le Graal sans jamais parvenir à l’atteindre, Quentin Urban l’a fait. Accompagné de Jérémy Candy dans leur embarcation biplace, le marathonien du kayak décroche la plus grande récompense que son sport puisse offrir : un titre mondial. Fruit d’un changement de vision du sport de haut niveau, cette médaille le conforte dans son choix de se spécialiser dans une discipline méconnue du kayak qu’est le marathon. Ancien adepte de la course en ligne, il sait d’où il vient et ne regrette rien.

« Pendant longtemps, la politique de la Fédération Française était portée sur le sprint. Donc lorsqu’on ne passait pas les standards de qualification, on allait faire du marathon pour éviter de faire une saison vierge de compétitions internationales. J’aimais en faire, mais disons que l’enjeu est plus important sur la course en ligne avec les Jeux Olympiques. Chaque athlète veut y participer, et j’ai pris conscience sur le tard que ça allait être compliqué. Le bon choix a surtout été de me spécialiser en marathon, et d’arrêter de tergiverser »

« Je suis en paix avec moi-même »

Faire un choix pour mettre toutes les chances de son côté dans une discipline, telle a été l’option choisie par le Normand. Et avec du recul, personne ne pourrait remettre en cause cette volonté de briller au plus haut niveau mondial. Grâce à vision sur le long terme et du travail, Quentin Urban s’est doté de l’ensemble des atouts nécessaires pour enfin remporter un titre chez les seniors.

« Ça n’a pas été si difficile que ça d’accepter que je n’atteindrais mes objectifs. J’ai toujours été honnête avec moi-même et j’étais bien conscient d’où j’en étais, mais moins de jusqu’où je pouvais aller. Pour le marathon, j’ai tout mis en place afin que ça marche en adaptant l’entraînement, le matériel etc. Je ne regrette pas mon choix, parce que j’ai remporté les deux plus grands titres possibles en marathon avec les Europe et les Monde. En sprint qu’est-ce que j’aurais pu avoir ? Honnêtement je n’en sais rien, mais je suis en paix avec moi-même »

©️ Carolyn Cooper

Malgré des titres internationaux en catégorie junior, Quentin Urban a toujours été conscient que la pratique du kayak seule ne pourrait lui permettre de trouver un équilibre financier et mental. Alors le natif de Vernon (Eure) s’est orienté vers le cursus « Sportcom » proposé par l’INSEP à ses résidents. Lui qui rêve de devenir journaliste sportif trouve chaussure à son pied avec ce cursus centré sur la communication et le journalisme, et aspire à transmettre les émotions que le sport lui a donné.

Le besoin de construire les bases d’un double projet sport de haut niveau – travail en entreprise se fait pourtant rapidement ressentir pour Quentin Urban, qui se lance alors dans l’aventure.

En parallèle du haut niveau, une nécessaire activité professionnelle

« Après mes études, j’ai travaillé pendant un an dans une boîte qui créait, entre autres, des sites internet et des applis mobiles, avant qu’elle ne soit liquidée. Je travaillais en tant que rédacteur web, et malheureusement, après ça, j’ai passé un long moment sans travail. Je cherchais mais rien ne correspondait vraiment à mon double projet. Or pour rester au sommet, il faut avoir quelque chose à côté.

Heureusement, j’avais des sponsors, mais je pétais un plomb. Dans ma balance, rien n’équilibrait la place que prenait le sportif. Je n’en pouvais plus, ça me rongeait de l’intérieur. J’avais besoin d’un travail, pour qu’au moment où je rentrais dans mon bateau, j’ai une faim décuplée »

Quentin Urban levant le doigt, souriant
©️ Carolyn Cooper

Et finalement, l’opportunité s’est présentée, malgré les réticences de nombreuses entreprises, dues à l’absence du marathon aux Jeux Olympiques. Quentin Urban va ainsi prochainement découvrir l’univers de la mode grâce à une jeune marque de vêtements engagée dans la lutte contre le braconnage en Afrique, Urban Cross.

« Ce qu’il s’est passé est assez incroyable, puisqu’à Noël, mon père m’a offert une casquette de la marque. Il s’était renseigné pour savoir s’ils sponsorisaient des athlètes, et tout est parti de là. On a d’abord échangé en visio’ pendant le confinement, avant de se rencontrer quelques semaines plus tard.

Ce jour-là, tout se déroule super bien et je comprends en discutant qu’un stagiaire qui devait débuter le lendemain les avait planté la veille et ne viendrait pas. Ils étaient exigeants sur le profil recherché, mais j’ai rappelé mon parcours et mes compétences. Je n’avais rien à perdre ! Ils ont été emballés, et je suis reparti de ce rendez-vous avec un stage, avant d’apprendre quelques jours plus tard qu’ils voulaient me faire signer en CDI… J’étais extrêmement heureux ! »

Une aubaine pour Quentin Urban, qui, en forçant le destin, est parvenu à ses fins.

Quentin.

Il est aussi grand que Quentin Urban. Quentin Urban. Je deviens Quentin Urban. Nous serions Quentin Urban. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Quentin Urban. Une boite de lunette détient le grand Quentin Urban. Attention aux impératifs complète Mary. Quentin Urban n'est autre que moi.

Mais qui est Quentin Urban ?

Quentin Urban est un kayakiste spécialiste du marathon. Alors qu’il débute par la course en ligne, appelée sprint, le Normand remporte en 2006 le titre de champion du monde de kayak marathon biplace chez les juniors, avant de décrocher au cours de la même compétition la médaille d’argent en individuel. Sans résultat probant sur la course en ligne chez les seniors, il décide de se spécialiser sur le marathon en 2015. Un choix salutaire qui lui permet en 2019 de devenir champion du monde en biplace avec son compatriote Jérémy Candy.

Pour briller, il faut parfois accepter de sacrifier une partie de ce que l’on a construit. Pour Quentin Urban, renoncer au rêve Olympique fût nécessaire pour espérer ressentir l’adrénaline de la victoire. Et derrière ce choix de se concentrer sur le kayak marathon se cache également l’ambition de goûter au monde de l’entreprise, pour mener à bien son double projet.

Quentin Urban et son coéquipier bras levés sur la plus haute marche du podium
Bandeau de séparation de deux blocs de contenus

Quentin Urban
• Né le 26 octobre 1988
• Kayak marathon

Après plusieurs années à effleurer le Graal sans jamais parvenir à l’atteindre, Quentin Urban l’a fait. Accompagné de Jérémy Candy dans leur embarcation biplace, le marathonien du kayak décroche la plus grande récompense que son sport puisse offrir : un titre mondial. Fruit d’un changement de vision du sport de haut niveau, cette médaille le conforte dans son choix de se spécialiser dans une discipline méconnue du kayak qu’est le marathon. Ancien adepte de la course en ligne, il sait d’où il vient et ne regrette rien.

« Pendant longtemps, la politique de la Fédération Française était portée sur le sprint. Donc lorsqu’on ne passait pas les standards de qualification, on allait faire du marathon pour éviter de faire une saison vierge de compétitions internationales. J’aimais en faire, mais disons que l’enjeu est plus important sur la course en ligne avec les Jeux Olympiques. Chaque athlète veut y participer, et j’ai pris conscience sur le tard que ça allait être compliqué. Le bon choix a surtout été de me spécialiser en marathon, et d’arrêter de tergiverser. »

« Je suis en paix avec moi-même »

Faire un choix pour mettre toutes les chances de son côté dans une discipline, telle a été l’option choisie par le Normand. Et avec du recul, personne ne pourrait remettre en cause cette volonté de briller au plus haut niveau mondial. Grâce à vision sur le long terme et du travail, Quentin Urban s’est doté de l’ensemble des atouts nécessaires pour enfin remporter un titre chez les seniors.

« Ça n’a pas été si difficile que ça d’accepter que je n’atteindrais mes objectifs. J’ai toujours été honnête avec moi-même et j’étais bien conscient d’où j’en étais, mais moins de jusqu’où je pouvais aller. Pour le marathon, j’ai tout mis en place afin que ça marche en adaptant l’entraînement, le matériel etc. Je ne regrette pas mon choix, parce que j’ai remporté les deux plus grands titres possibles en marathon avec les Europe et les Monde. En sprint qu’est-ce que j’aurais pu avoir ? Honnêtement je n’en sais rien, mais je suis en paix avec moi-même »

Quentin Urban et son coéquipier aux coudes à coudes avec leurs adversaires sous un pont
©️ Carolyn Cooper

Malgré des titres internationaux en catégorie junior, Quentin Urban a toujours été conscient que la pratique du kayak seule ne pourrait lui permettre de trouver un équilibre financier et mental. Alors le natif de Vernon (Eure) s’est orienté vers le cursus « Sportcom » proposé par l’INSEP à ses résidents. Lui qui rêve de devenir journaliste sportif trouve chaussure à son pied avec ce cursus centré sur la communication et le journalisme, et aspire à transmettre les émotions que le sport lui a donné.

Le besoin de construire les bases d’un double projet sport de haut niveau – travail en entreprise se fait pourtant rapidement ressentir pour Quentin Urban, qui se lance alors dans l’aventure.

En parallèle du haut niveau, une nécessaire activité professionnelle

« Après mes études, j’ai travaillé pendant un an dans une boîte qui créait, entre autres, des sites internet et des applis mobiles, avant qu’elle ne soit liquidée. Je travaillais en tant que rédacteur web, et malheureusement, après ça, j’ai passé un long moment sans travail. Je cherchais mais rien ne correspondait vraiment à mon double projet. Or pour rester au sommet, il faut avoir quelque chose à côté.

Heureusement, j’avais des sponsors, mais je pétais un plomb. Dans ma balance, rien n’équilibrait la place que prenait le sportif. Je n’en pouvais plus, ça me rongeait de l’intérieur. J’avais besoin d’un travail, pour qu’au moment où je rentrais dans mon bateau, j’ai une faim décuplée »

Quentin Urban levant le doigt, souriant
©️ Carolyn Cooper

Et finalement, l’opportunité s’est présentée, malgré les réticences de nombreuses entreprises, dues à l’absence du marathon aux Jeux Olympiques. Quentin Urban va ainsi prochainement découvrir l’univers de la mode grâce à une jeune marque de vêtements engagée dans la lutte contre le braconnage en Afrique, Urban Cross.

« Ce qu’il s’est passé est assez incroyable, puisqu’à Noël, mon père m’a offert une casquette de la marque. Il s’était renseigné pour savoir s’ils sponsorisaient des athlètes, et tout est parti de là. On a d’abord échangé en visio’ pendant le confinement, avant de se rencontrer quelques semaines plus tard.

Ce jour-là, tout se déroule super bien et je comprends en discutant qu’un stagiaire qui devait débuter le lendemain les avait planté la veille et ne viendrait pas. Ils étaient exigeants sur le profil recherché, mais j’ai rappelé mon parcours et mes compétences. Je n’avais rien à perdre ! Ils ont été emballés, et je suis reparti de ce rendez-vous avec un stage, avant d’apprendre quelques jours plus tard qu’ils voulaient me faire signer en CDI… J’étais extrêmement heureux ! »

Une aubaine pour Quentin Urban, qui, en forçant le destin, est parvenu à ses fins.

Quentin Urban.

Il est aussi grand que Quentin Urban. Quentin Urban. Je deviens Quentin Urban. Nous serions Quentin Urban. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Quentin Urban. Une boite de lunette détient le grand Quentin Urban. Attention aux impératifs complète Mary. Quentin Urban n'est autre que moi.

Mais qui est Charlotte Lembach ?

Plus d'histoires ?

Yannick Matejicek - Garder le cap
Mathieu Thomas avec sa fille en tenue de badminton