« Le seul homme à ne jamais commettre d’erreurs est celui qui ne fait rien ». En quelques mots, Théodore Roosevelt, 26ème président des Etats-Unis, résume parfaitement l’ensemble de notre nouveau dossier : rebondir après l’échec. Nous avons tous échoué d’une quelconque manière dans notre vie, mais le plus intéressant ne serait-il pas de faire en sorte que ce moment de doute ne se produise plus jamais ? Après Amidou Mir, Hélène Lefebvre, Charlotte Durif, dernier volet de notre dossier avec Mathilde Cini.

Quelle réaction avons-nous quand, après avoir travaillé dur, la récompense n’est pas au bout ? Garder la tête haute et ne conserver que le positif relève parfois d’une mission impossible. Basculer dans le négatif et ne plus croire en soi peut vite prendre le dessus. Mathilde Cini, nageuse spécialiste du dos, s’est remise en question. De nombreuses fois. Mais douter ne fait pas partie de son vocabulaire.

« Mon premier souvenir marquant ? Les Jeux olympiques de la Jeunesse en 2010. Quand je gagne le 50m dos, je me rends compte de l’ampleur du truc. Entendre la Marseillaise sur la plus haute marche du podium, devant des filles qui m’avaient saoulées quelques jours avant, ça restera toujours dans ma mémoire ».

Si vous ne connaissiez pas Mathilde Cini, la voici résumée en quelques phrases : championne, sensible, dont l’orgueil vient décupler la motivation. Parce qu’à Singapour, théâtre des premiers JO de la jeunesse, la compétition de la membre du Cercle des Nageurs de Marseille a été faite de hauts de bas. Et c’est peu de le dire : « C’était les montagnes russes ! On avait fait une médaille en relais mixte avec Mehdy Metella, Anna Santamans et Jordan Coelho. Le lendemain, je me foire complet sur le 100m nage libre. Je me suis complétement remise en question, mais je n’ai pas douté de moi. Je ne pouvais pas rester sur une défaite, surtout avec une russe et une ukrainienne qui se foutaient expressément de moi. J’ai voulu les battre, et j’ai repris un discours ultra motivant dans ma tête. Et j’ai gagné (rires) ».

Mathilde Cini sortant de l'eau
©️ Stephane Kempinaire

Difficile de citer un meilleur exemple de l’art du rebond après l’échec. Comme le démontre bien Mathilde, rien ne sert de douter dans de telles circonstances. Certes, perdre et ne pas atteindre son objectif peut être violent. Une profonde déception difficile à digérer si l’on décide que cela nous touche, et la décuple championne de France en sait quelque chose : « Plus jeune, c’était dur. Je me disais que j’étais nulle, que je n’y arriverais jamais, que les autres sont meilleurs. C’était un gouffre pour moi, et j’en avais peur. Quand je me donnais à fond à l’entraînement et que je ne réussissais pas ce que je voulais, c’était un échec. J’ai appris avec le temps à relativiser et surtout à me dire que ce n’était pas négatif. C’est un trampoline. Peut-être qu’on touchera le fond, mais ça va nous permettre d’aller plus haut après ».

Capitaliser sur ses défaites passées pour vivre dans le futur de glorieuses victoires. Mathilde Cini l’a vécu à plusieurs reprises. Le symbole de ce constat pourrait être son hésitation de plusieurs secondes lorsque vient la question « quel est ton plus grand échec ? ».

« Juste retourner travailler »

Difficile de répondre, lorsque les douloureux souvenirs sont multiples et signifient tous un moment particulier dans une carrière. Sauf que louper une finale européenne pour 5 centièmes à Glasgow en 2018 a, semble-t-il, été particulièrement pénible à supporter : « Je visais une finale sur le 100m dos. C’est une course très dense en termes de concurrence et je voulais montrer que j’étais là. Je loupe d’un rien la finale, 5 centièmes quoi… Dans ma tête, je me disais : « Je ne suis pas capable de faire une finale européenne, alors comment faire une finale aux JO ? ». J’ai mis du temps à remonter, à me dire que ce n’était pas grave, que je devais juste retourner travailler ». 

Mathilde Cini en maillot écoutant les conseils
©️ Mathilde Cini

Et même si cela lui a pris du temps, Mathilde Cini a conservé ce que chaque athlète chasse en se levant le matin : la confiance. Elle qui estime cruellement en manquer connaît malgré tout ses qualités dans le bassin et son entourage est là pour lui rappeler. Depuis son arrivée au plus haut niveau, la Marseillaise travaille pour gagner en assurance en se servant de ses échecs passés : « J’ai bien mis deux mois pour me remettre des championnats d’Europe. Je suis partie en vacances pour penser à autre chose, mais quand je suis revenue, c’était dur. J’ai eu des gros moments de doute. Mais depuis très longtemps je travaille sur moi pour avoir confiance en moi. C’est quelque chose qu’on doit développer au fur et à mesure de sa carrière pour prendre du recul… Et quelques mois après les Europe, j’ai fait 5ème aux championnats du monde en petit bassin. Tout ça avait un sens finalement ».

Derrière chaque échec se cache une bonne raison de croire en ses rêves. Promesse d’athlète.

« Le seul homme à ne jamais commettre d’erreurs est celui qui ne fait rien ». En quelques mots, Théodore Roosevelt, 26ème président des Etats-Unis, résume parfaitement l’ensemble de notre nouveau dossier : rebondir après l’échec. Nous avons tous échoué d’une quelconque manière dans notre vie, mais le plus intéressant ne serait-il pas de faire en sorte que ce moment de doute ne se produise plus jamais ? Après Amidou Mir, Hélène Lefebvre, Charlotte Durif, dernier volet de notre dossier avec Mathilde Cini.

Quelle réaction avons-nous quand, après avoir travaillé dur, la récompense n’est pas au bout ? Garder la tête haute et ne conserver que le positif relève parfois d’une mission impossible. Basculer dans le négatif et ne plus croire en soi peut vite prendre le dessus. Mathilde Cini, nageuse spécialiste du dos, s’est remise en question. De nombreuses fois. Mais douter ne fait pas partie de son vocabulaire.

« Mon premier souvenir marquant ? Les Jeux olympiques de la Jeunesse en 2010. Quand je gagne le 50m dos, je me rends compte de l’ampleur du truc. Entendre la Marseillaise sur la plus haute marche du podium, devant des filles qui m’avaient saoulées quelques jours avant, ça restera toujours dans ma mémoire ».

Si vous ne connaissiez pas Mathilde Cini, la voici résumée en quelques phrases : championne, sensible, dont l’orgueil vient décupler la motivation. Parce qu’à Singapour, théâtre des premiers JO de la jeunesse, la compétition de la membre du Cercle des Nageurs de Marseille a été faite de hauts de bas. Et c’est peu de le dire : « C’était les montagnes russes ! On avait fait une médaille en relais mixte avec Mehdy Metella, Anna Santamans et Jordan Coelho. Le lendemain, je me foire complet sur le 100m nage libre. Je me suis complétement remise en question, mais je n’ai pas douté de moi. Je ne pouvais pas rester sur une défaite, surtout avec une russe et une ukrainienne qui se foutaient expressément de moi. J’ai voulu les battre, et j’ai repris un discours ultra motivant dans ma tête. Et j’ai gagné (rires) ».

©️ Stephane Kempinaire

Difficile de citer un meilleur exemple de l’art du rebond après l’échec. Comme le démontre bien Mathilde, rien ne sert de douter dans de telles circonstances. Certes, perdre et ne pas atteindre son objectif peut être violent. Une profonde déception difficile à digérer si l’on décide que cela nous touche, et la décuple championne de France en sait quelque chose : « Plus jeune, c’était dur. Je me disais que j’étais nulle, que je n’y arriverais jamais, que les autres sont meilleurs. C’était un gouffre pour moi, et j’en avais peur. Quand je me donnais à fond à l’entraînement et que je ne réussissais pas ce que je voulais, c’était un échec. J’ai appris avec le temps à relativiser et surtout à me dire que ce n’était pas négatif. C’est un trampoline. Peut-être qu’on touchera le fond, mais ça va nous permettre d’aller plus haut après ».

Capitaliser sur ses défaites passées pour vivre dans le futur de glorieuses victoires. Mathilde Cini l’a vécu à plusieurs reprises. Le symbole de ce constat pourrait être son hésitation de plusieurs secondes lorsque vient la question « quel est ton plus grand échec ? ».

« Juste retourner travailler »

Difficile de répondre, lorsque les douloureux souvenirs sont multiples et signifient tous un moment particulier dans une carrière. Sauf que louper une finale européenne pour 5 centièmes à Glasgow en 2018 a, semble-t-il, été particulièrement pénible à supporter : « Je visais une finale sur le 100m dos. C’est une course très dense en termes de concurrence et je voulais montrer que j’étais là. Je loupe d’un rien la finale, 5 centièmes quoi… Dans ma tête, je me disais : « Je ne suis pas capable de faire une finale européenne, alors comment faire une finale aux JO ? ». J’ai mis du temps à remonter, à me dire que ce n’était pas grave, que je devais juste retourner travailler ». 

©️ Mathilde Cini

Et même si cela lui a pris du temps, Mathilde Cini a conservé ce que chaque athlète chasse en se levant le matin : la confiance. Elle qui estime cruellement en manquer connaît malgré tout ses qualités dans le bassin et son entourage est là pour lui rappeler. Depuis son arrivée au plus haut niveau, la Marseillaise travaille pour gagner en assurance en se servant de ses échecs passés : « J’ai bien mis deux mois pour me remettre des championnats d’Europe. Je suis partie en vacances pour penser à autre chose, mais quand je suis revenue, c’était dur. J’ai eu des gros moments de doute. Mais depuis très longtemps je travaille sur moi pour avoir confiance en moi. C’est quelque chose qu’on doit développer au fur et à mesure de sa carrière pour prendre du recul… Et quelques mois après les Europe, j’ai fait 5ème aux championnats du monde en petit bassin. Tout ça avait un sens finalement ».

Derrière chaque échec se cache une bonne raison de croire en ses rêves. Promesse d’athlète.

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Emmanuelle.

Il est aussi grand que Mathilde Cini. Mathilde Cini. Je deviens Mathilde Cini et Nous serions Mathilde Cini. Peut-être un jour il aura son jour de chance car je veux devenir Mathilde Cini. Une boite de lunette détient le grand Mathilde Cini et Attention aux impératifs complète Mary. Mathilde Cini n'est autre que moi.

Mais qui est Mathilde Cini ?

Mathilde Cini est une nageuse, spécialiste du dos et du 4 nages. Décuple championne de France grâce aux deux disciplines, elle a notamment remporté les Jeux olympiques de la jeunesse en 2010. Elle a également décroché une médaille de bronze aux championnats du monde en petit bassin en 2014 avec ses coéquipières du 4X50m 4 nages. 

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