Pour débuter l’année de la meilleure des manières, nous nous posons une question toute simple : pourquoi ? Mot préféré des jeunes enfants, il nous vient naturellement à l’esprit lorsque nous cherchons à comprendre les motivations de certains athlètes adeptes des sports extrêmes. Pour le premier thème, direction Chamonix, au pied du Mont-Blanc, à la rencontre de Grégoire Curmer.

Sans les sentiers de randonnée et les pentes abruptes des montagnes du monde entier, Grégoire Curmer ne serait pas le même homme. Le vainqueur de la Diagonale des fous 2019 s’attache à suivre une vie sans temps mort, où la recherche des limites de son corps et de son esprit sont une source de motivation. Dans l’extrême, il se sent lui-même, et nous avons voulu comprendre pourquoi.

18 octobre 2019, Saint-Denis de la Réunion. A la surprise générale, Grégoire Curmer passe la ligne d’arrivée en grand vainqueur sur une des courses les plus difficiles au monde : la Diagonale des fous. Après 170 km de course et 9700 m de dénivelé positif, le Chamoniard remporte pour la première fois de sa carrière une course à la renommée internationale.

Pourtant, Grégoire Curmer ne dispose pas de la structure d’entraînement de ses illustres prédécesseurs vainqueurs de la Diag ou de certains de ses concurrents directs. L’ultra-traileur, aujourd’hui âgé de 30 ans, partage en effet sa vie entre les fourneaux et les chemins des Bossons ou des Houches. Un rythme effréné mais dont il ne pourrait se passer : « Avant, j’étais chef dans un restaurant de Chamonix, avoue Grégoire. J’avais du mal à combiner entraînements et travail, donc j’ai décidé de me lancer à mon compte en début d’année. Mon souhait était de mieux maîtriser mes horaires, mais finalement c’est tout aussi prenant. Je vais courir dès que je peux, avant ou après le travail, et sur mes jours de repos. Je ne peux pas passer plus de quelques jours sans faire de sport, c’est vital pour moi ».

©️ Simon Pouyet

Voici donc le cœur du sujet. Qu’est ce qui pourrait donc pousser un homme de 30 ans à vouloir avaler les kilomètres malgré l’intensité de son activité professionnelle au quotidien ? Difficile de répondre à cette question par une simple réponse. Pour Grégoire, les raisons de ce plaisir se conjuguent au pluriel, et n’ont rien à voir avec la victoire : « Quand je m’aligne au départ d’une course, ce n’est jamais pour gagner, affirme-t-il. Je le fais pour moi, pour me faire plaisir, pour m’améliorer. Je ne pense pas avoir trouvé toutes mes limites. Ce n’est évidemment pas le même plaisir de finir la course comme lors de mes premiers trails. C’est autre chose, tu prends plaisir à te battre avec d’autres, à aller de l’avant ».

« Courir en ville ? Aucun plaisir »

Un terrain de jeu géant, où les chronomètres affichent les jours. Alors quoi de mieux que la montagne pour vivre pleinement la magie de ces longues escapades ? Ce n’est pas le principal intéressé qui vous dira le contraire… : « La montagne, c’est un endroit où je suis apaisé, où tous les problèmes s’en vont. Je lève les yeux et même dans une vie de galère, tout s’en va. La montagne c’est en prendre plein les yeux, apprécier la sensation d’être seul. C’est très personnel, et c’est ce que je retrouve dans le trail ».

La recherche de ces endroits inhabités, où la nature est seule souveraine, attire donc sans cesse Grégoire. Adepte de multiples disciplines comme le VTT ou le ski d’alpinisme, il développe sa condition physique au cœur des Alpes. Grâce à cela, il assouvit ce besoin naturel chez lui de viser toujours plus haut. Jusqu’à ne plus pouvoir se passer du trail : « J’ai besoin de ça. Aller en montagne, courir pour moi, même pas forcément pour m’entraîner, est une sensation de bien-être parce que je fais du dénivelé. Me dire que je suis allé de ma propre volonté de ce point-là à celui-ci, c’est une satisfaction personnelle ».

©️ Simon Pouyet

Là se trouve donc la réponse à notre question initiale. Si Grégoire Curmer se dépasse autant, c’est en grande partie pour répondre à cet appel de chemins escarpés et de dénivelés impressionnants. Pour lui, faire du sport au cœur de la ville n’a aucun intérêt : « C’est juste un enfer, je ne prends aucun plaisir. Si je le fais, c’est juste pour prendre l’air et pour faire tourner les jambes. Clairement c’est la montagne que je recherche… Et courir est le moyen le plus simple que j’ai trouvé pour y aller ».

Un irrésistible besoin de se dépasser donc, avec les sommets comme parfaits compagnons de route.

Pour débuter l’année de la meilleure des manières, nous nous posons une question toute simple : pourquoi ?
Mot préféré des jeunes enfants, il nous vient naturellement à l’esprit lorsque nous cherchons à comprendre les motivations de certains athlètes adeptes des sports extrêmes. Pour le premier thème, direction Chamonix, au pied du Mont-Blanc, à la rencontre de Grégoire Curmer.

Sans les sentiers de randonnée et les pentes abruptes des montagnes du monde entier, Grégoire Curmer ne serait pas le même homme. Le vainqueur de la Diagonale des fous 2019 s’attache à suivre une vie sans temps mort, où la recherche des limites de son corps et de son esprit sont une source de motivation. Dans l’extrême, il se sent lui-même, et nous avons voulu comprendre pourquoi.

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18 octobre 2019, Saint-Denis de la Réunion. A la surprise générale, Grégoire Curmer passe la ligne d’arrivée en grand vainqueur sur une des courses les plus difficiles au monde : la Diagonale des fous. Après 170 km de course et 9700 m de dénivelé positif, le Chamoniard remporte pour la première fois de sa carrière une course à la renommée internationale.

Pourtant, Grégoire Curmer ne dispose pas de la structure d’entraînement de ses illustres prédécesseurs vainqueurs de la Diag ou de certains de ses concurrents directs. L’ultra-traileur, aujourd’hui âgé de 30 ans, partage en effet sa vie entre les fourneaux et les chemins des Bossons ou des Houches. Un rythme effréné mais dont il ne pourrait se passer : « Avant, j’étais chef dans un restaurant de Chamonix, confie Grégoire. J’avais du mal à combiner entraînements et travail, donc j’ai décidé de me lancer à mon compte en début d’année. Mon souhait était de mieux maîtriser mes horaires, mais finalement c’est tout aussi prenant. Je vais courir dès que je peux, avant ou après le travail, et sur mes jours de repos. Je ne peux pas passer plus de quelques jours sans faire de sport, c’est vital pour moi ».

©️ Simon Pouyet

Voici donc le cœur du sujet. Qu’est ce qui pourrait donc pousser un homme de 30 ans à vouloir avaler les kilomètres malgré l’intensité de son activité professionnelle au quotidien ? Difficile de répondre à cette question par une simple réponse. Pour Grégoire, les raisons de ce plaisir se conjuguent au pluriel, et n’ont rien à voir avec la victoire : « Quand je m’aligne au départ d’une course, ce n’est jamais pour gagner. Je le fais pour moi, pour me faire plaisir, pour m’améliorer. Je ne pense pas avoir trouvé toutes mes limites. Ce n’est évidemment pas le même plaisir de finir la course comme lors de mes premiers trails. C’est autre chose, tu prends plaisir à te battre avec d’autres, à aller de l’avant ».

« Courir en ville ? Aucun plaisir »

Un terrain de jeu géant, où les chronomètres affichent les jours. Alors quoi de mieux que la montagne pour vivre pleinement la magie de ces longues escapades ? Ce n’est pas le principal intéressé qui vous dira le contraire… : « La montagne, c’est un endroit où je suis apaisé, où tous les problèmes s’en vont, avoue Grégoire. Je lève les yeux et même dans une vie de galère, tout s’en va. La montagne c’est en prendre plein les yeux, apprécier la sensation d’être seul. C’est très personnel, et c’est ce que je retrouve dans le trail ».

La recherche de ces endroits inhabités, où la nature est seule souveraine, attire donc sans cesse Grégoire. Adepte de multiples disciplines comme le VTT ou le ski d’alpinisme, il développe sa condition physique au cœur des Alpes. Grâce à cela, il assouvit ce besoin naturel chez lui de viser toujours plus haut. Jusqu’à ne plus pouvoir se passer du trail : « J’ai besoin de ça, affirme-t-il. Aller en montagne, courir pour moi, même pas forcément pour m’entraîner, est une sensation de bien-être parce que je fais du dénivelé. Me dire que je suis allé de ma propre volonté de ce point-là à celui-ci, c’est une satisfaction personnelle ».

©️ Simon Pouyet

Là se trouve donc la réponse à notre question initiale. Si Grégoire Curmer se dépasse autant, c’est en grande partie pour répondre à cet appel de chemins escarpés et de dénivelés impressionnants. Pour lui, faire du sport au cœur de la ville n’a aucun intérêt : « C’est juste un enfer, je ne prends aucun plaisir. Si je le fais, c’est juste pour prendre l’air et pour faire tourner les jambes. Clairement c’est la montagne que je recherche… Et courir est le moyen le plus simple que j’ai trouvé pour y aller ».

Un irrésistible besoin de se dépasser donc, avec les sommets comme parfaits compagnons de route.

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Emmanuelle.

Il est aussi grand que Camille Lecointre. Camille Lecointre. Je deviens Camille Lecointre. Nous serions Camille Lecointre Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Camille Lecointre. Une boite de lunette détient le grand Camille Lecointre. Attention aux impératifs complète Mary. Camille Lecointre n'est autre que moi.

Mais qui est Grégoire Curmer ?

Grégoire Curmer est un ultra-traileur et skieur d’alpinisme. Basé à Chamonix, il partage son temps entre son activité professionnelle de chef à domicile et sa pratique sportive. Il a notamment remporté la Diagonale des fous 2019, au nez et à la barbe de nombreux candidats à la victoire. 

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