« Le seul homme à ne jamais commettre d’erreurs est celui qui ne fait rien ». En quelques mots, Théodore Roosevelt, 26ème président des Etats-Unis, résume parfaitement l’ensemble de notre nouveau dossier : rebondir après l’échec. Nous avons tous échoué d’une quelconque manière dans notre vie, mais le plus intéressant ne serait-il pas de faire en sorte que ce moment de doute ne se produise plus jamais ? 

Il est ce genre de personnalité qui ne laissera personne indifférent. La gentillesse se lit sur son visage et son sourire rempli de bienveillance. Pourtant, sur la piste, Amidou Mir est un tueur. Pilote de BMX depuis ses 8 ans, le double champion d’Europe junior se mue en un autre homme lorsque vient le moment de se placer en haut de la butte de départ. Une détermination hors norme, forgée dans l’échec.

Comme une renaissance, à 6 ans. Lorsqu’Amidou Mir arrive en France après une enfance tumultueuse en Côte d’Ivoire, sa terre d’origine, une nouvelle vie commence. Une adoption grâce à laquelle il s’épanouit et grandit en tant que jeune homme. Même si cela peut parfois lui jouer des tours, celui que l’on surnomme « Amidav » reconnaît volontiers que son parcours de vie fut un catalyseur de maturité : « J’ai vécu pas mal de choses en Côte d’Ivoire. Je suis complètement différent des enfants qui ont pu grandir en France avec leurs vrais parents. J’ai grandi assez rapidement par rapport à tout ça. J’ai beaucoup appris sur moi, et surtout à relativiser ».

« Si j’avais échoué comme ça, c’est qu’il y avait une raison »

Relativiser ; un des maîtres mots lorsqu’il s’agit d’avancer malgré les obstacles. Un leitmotiv à garder en toutes circonstances, d’autant plus si, comme Amidou, vous pensez que « dans la vie, on perd plus qu’on ne gagne »…

Pour lui, l’échec est inévitable. Il fait partie du jeu, et tout faire pour l’éviter serait une erreur. Parce que ce qui compte, c’est de tirer des leçons de ce jour sans gloire, afin que demain le devienne : « Il faut passer par la défaite pour gagner, réussir, arriver à rebondir parce qu’il y a plus de fois où tu vas tomber que vraiment te relever.
Quand on est jeune, la réussite à un petit niveau peut très vite arriver. On gagne beaucoup, et dès qu’on perd on est un peu défaitiste et triste. Mon entraîneur de l’époque me motivait en me disant que ce n’était pas grave, que j’allais travailler plus et que j’allais gravir les échelons. Mon père m’a mis dans le même état d’esprit, me l’a répété. Ça m’a fait grandir sur beaucoup de choses ».

Le pilote de BMX Amidou Mir avec Sylvain André
©️ Renaud Cezac

Avec du recul, les premiers échecs peuvent nous sembler insignifiants. Pourtant, ils sont le point de départ d’un cycle nouveau où chacun prend conscience que rien n’est acquis. Sur le moment, la situation paraît insurmontable. Tout s’effondre. Amidou en a fait l’amer expérience alors qu’il était en pleine ascension et gorgé de confiance en lui : « J’avais 13 ans. Ce n’était pas sur une étape de Coupe de France, mais sur une course régionale chez moi, à Hyères. J’étais un des favoris, mais je perds en 8ème de finale. Ce n’était pas anodin. Si j’avais échoué comme ça, c’est qu’il y avait une raison. J’ai mis quelque temps avant de rebondir. C’était dur. Mais j’ai mis des choses en place, en ne me concentrant pas sur mes échecs. A partir de ce jour-là, j’ai appris à perdre. Je perdais parfois mais ce n’était pas grave ».

« Ce n’est pas une honte de demander de l’aide »

Concentré sur son objectif, celui qui s’est fait tatouer un palmier en hommage à sa ville d’adoption Hyères-les-Palmiers, n’écoute pas les messages visant à le déstabiliser. Ou dirons-nous plutôt qu’il s’en sert comme moteur pour chasser la victoire. Des commentaires désobligeants qui n’ont en aucun cas l’effet escompté par ses détracteurs : « Des choses sortent sur les réseaux sociaux. Je n’écoute pas vraiment, ça rentre dans une oreille et ça sort vite. Le regard des autres m’importe peu.
Je sais ce que j’ai à faire, donc je le gardais dans un coin de ma tête pour leur montrer qu’Amidou n’était pas mort, que je pouvais revenir. Sur les dernières courses et notamment sur les championnats de France, j’avais entendu dire qu’ « Amidou était fini ». Je me suis entraîné pour leur prouver qu’ils avaient tort. Je finis 4ème derrière trois grands pilotes qui sont en équipe de France. Ça me donne de la hargne, beaucoup de hargne. Comme une motivation supplémentaire. Et ils ont eu tort ».

Amidou Mir, quart de finaliste à Rio, pose sur son BMX
©️ Florent Giffard Photo - www.terminal-33.com

Sauf que parfois, la déception s’installe. Difficile de faire sans cesse preuve de résilience et modérer les conséquences d’une défaite. Le faire seul l’est d’autant plus. Amidou en a fait l’expérience, car demander de l’aide n’est en rien instinctif pour lui : « Un des facteurs indispensables pour avancer, c’est les proches et l’entourage de manière générale. Grâce à eux, je peux me relever. Depuis toujours, je me dis qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné, mais parfois on a besoin d’aide.
Ça je ne voulais pas le voir, mais il ne faut pas avoir honte de demander de l’aide. J’avais beaucoup de mal à cause de mon enfance, de promesses non tenues… Donc je me disais « Amidou, débrouille toi seul ». Au fur et à mesure des années, j’ai compris qu’il fallait demander, que ce n’était pas une honte. Surtout à des personnes de valeurs qui nous aiment ».

Savoir s’entourer et se rapprocher de ceux qui comptent. Alors si comme Amidou, vous vous sentez prêt à repartir de l’avant, gardez en tête que l’échec n’est qu’une étape vers le succès. Et qu’il fait partie du jeu.

« Le seul homme à ne jamais commettre d’erreurs est celui qui ne fait rien ». En quelques mots, Théodore Roosevelt, 26ème président des Etats-Unis, résume parfaitement l’ensemble de notre nouveau dossier : rebondir après l’échec. Nous avons tous échoué d’une quelconque manière dans notre vie, mais le plus intéressant ne serait-il pas de faire en sorte que ce moment de doute ne se produise plus jamais ? 

Il est ce genre de personnalité qui ne laissera personne indifférent. La gentillesse se lit sur son visage et son sourire rempli de bienveillance. Pourtant, sur la piste, Amidou Mir est un tueur. Pilote de BMX depuis ses 8 ans, le double champion d’Europe junior se mue en un autre homme lorsque vient le moment de se placer en haut de la butte de départ. Une détermination hors norme, forgée dans l’échec. 

Comme une renaissance, à 6 ans. Lorsqu’Amidou Mir arrive en France après une enfance tumultueuse en Côte d’Ivoire, sa terre d’origine, une nouvelle vie commence. Une adoption grâce à laquelle il s’épanouit et grandit en tant que jeune homme. Même si cela peut parfois lui jouer des tours, celui que l’on surnomme « Amidav » reconnaît volontiers que son parcours de vie fut un catalyseur de maturité : « J’ai vécu pas mal de choses en Côte d’Ivoire. Je suis complètement différent des enfants qui ont pu grandir en France avec leurs vrais parents. J’ai grandi assez rapidement par rapport à tout ça. J’ai beaucoup appris sur moi, et surtout à relativiser ».

« Si j’avais échoué comme ça, c’est qu’il y avait une raison »

Relativiser ; un des maîtres mots lorsqu’il s’agit d’avancer malgré les obstacles. Un leitmotiv à garder en toutes circonstances, d’autant plus si, comme Amidou, vous pensez que « dans la vie, on perd plus qu’on ne gagne »…
Pour lui, l’échec est inévitable. Il fait partie du jeu, et tout faire pour l’éviter serait une erreur. Parce que ce qui compte, c’est de tirer des leçons de ce jour sans gloire, afin que demain le devienne : « Il faut passer par la défaite pour gagner, réussir, arriver à rebondir parce qu’il y a plus de fois où tu vas tomber que vraiment te relever.
Quand on est jeune, la réussite à un petit niveau peut très vite arriver. On gagne beaucoup, et dès qu’on perd on est un peu défaitiste et triste. Mon entraîneur de l’époque me motivait en me disant que ce n’était pas grave, que j’allais travailler plus et que j’allais gravir les échelons. Mon père m’a mis dans le même état d’esprit, me l’a répété. Ça m’a fait grandir sur beaucoup de choses ».

©️ Renaud Cezac

Avec du recul, les premiers échecs peuvent nous sembler insignifiants. Pourtant, ils sont le point de départ d’un cycle nouveau où chacun prend conscience que rien n’est acquis. Sur le moment, la situation paraît insurmontable. Tout s’effondre. Amidou en a fait l’amer expérience alors qu’il était en pleine ascension et gorgé de confiance en lui : « J’avais 13 ans. Ce n’était pas sur une étape de Coupe de France, mais sur une course régionale chez moi, à Hyères. J’étais un des favoris, mais je perds en 8ème de finale. Ce n’était pas anodin. Si j’avais échoué comme ça, c’est qu’il y avait une raison. J’ai mis quelque temps avant de rebondir. C’était dur. Mais j’ai mis des choses en place, en ne me concentrant pas sur mes échecs. A partir de ce jour-là, j’ai appris à perdre. Je perdais parfois mais ce n’était pas grave ».

« Ce n’est pas une honte de demander de l’aide »

Concentré sur son objectif, celui qui s’est fait tatouer un palmier en hommage à sa ville d’adoption Hyères-les-Palmiers, n’écoute pas les messages visant à le déstabiliser. Ou dirons-nous plutôt qu’il s’en sert comme moteur pour chasser la victoire. Des commentaires désobligeants qui n’ont en aucun cas l’effet escompté par ses détracteurs : « Des choses sortent sur les réseaux sociaux. Je n’écoute pas vraiment, ça rentre dans une oreille et ça sort vite. Le regard des autres m’importe peu.
Je sais ce que j’ai à faire, donc je le gardais dans un coin de ma tête pour leur montrer qu’Amidou n’était pas mort, que je pouvais revenir. Sur les dernières courses et notamment sur les championnats de France, j’avais entendu dire qu’« Amidou était fini ». Je me suis entraîné pour leur prouver qu’ils avaient tort. Je finis 4ème derrière trois grands pilotes qui sont en équipe de France. Ça me donne de la hargne, beaucoup de hargne. Comme une motivation supplémentaire. Et ils ont eu tort ».

©️ Florent Giffard Photo - www.terminal-33.com

Sauf que parfois, la déception s’installe. Difficile de faire sans cesse preuve de résilience et modérer les conséquences d’une défaite. Le faire seul l’est d’autant plus. Amidou en a fait l’expérience, car demander de l’aide n’est en rien instinctif pour lui : « Un des facteurs indispensables pour avancer, c’est les proches et l’entourage de manière générale. Grâce à eux, je peux me relever. Depuis toujours, je me dis qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné, mais parfois on a besoin d’aide.
Ça je ne voulais pas le voir, mais il ne faut pas avoir honte de demander de l’aide. J’avais beaucoup de mal à cause de mon enfance, de promesses non tenues… Donc je me disais « Amidou, débrouille toi seul ». Au fur et à mesure des années, j’ai compris qu’il fallait demander, que ce n’était pas une honte. Surtout à des personnes de valeurs qui nous aiment ».

Savoir s’entourer et se rapprocher de ceux qui comptent. Alors si comme Amidou, vous vous sentez prêt à repartir de l’avant, gardez en tête que l’échec n’est qu’une étape vers le succès. Et qu’il fait partie du jeu.

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Emmanuelle.

Il est aussi grand que Amidou Mir BMX. Amidou Mir BMX. Je deviens Amidou Mir BMX et Nous serions Amidou Mir BMX. Peut-être un jour il aura son jour de chance car je veux devenir Amidou Mir BMX. Une boite de lunette détient le grand Amidou Mir BMX et Attention aux impératifs complète Mary. Amidou Mir BMX n'est autre que moi.

Mais qui est Amidou Mir ?

Amidou Mir est un pilote de BMX. Né en Côte d’Ivoire, il arrive à Hyères-les-Palmiers, à quelques kilomètres de Toulon, à l’âge de 6 ans. Grâce à son meilleur ami de l’époque, il débute sur les bosses à 8 ans, et ne les quittera plus jamais.
Double champion d’Europe junior en 2012 et 2013, il est rapidement perçu comme un des grands espoirs de la discipline. Après avoir décroché une superbe 7ème place aux championnats du monde 2016, sa progression est stoppée net quelques mois plus tard en quart de finale des Jeux Olympiques de Rio, après avoir été percuté par un concurrent. S’ensuit une longue période de disette, jusqu’à la renaissance en octobre 2020 et une quatrième place aux championnats de France.  

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