Tout d’une grande, partie 2, avec Loana Lecomte

13 avril 2020

Tout d’une grande, partie 2, avec Loana Lecomte

13 avril 2020

Tout d’une grande, partie 2, avec Loana Lecomte

13 avril 2020

©️ Loana Lecomte

Avec Tout d’une grande, By Athlete va à la rencontre de celles qui feront le sport de demain. Aujourd’hui, entretien avec une VTTiste déjà véloce et forte de d’une expérience fournie au plus haut niveau.

A seulement 20 ans, Loana Lecomte fait partie des membres permanents du Pôle France VTT de Besançon (Doubs). Régulièrement citée parmi les étoiles montantes de sa discipline, elle n’en garde pas moins les pieds sur terre. 

© Loana Lecomte

Qui se cache derrière la VTTiste ?

Je suis originaire d’Annecy en Haute-Savoie. Assez franche dans la vie, je souris beaucoup mais peux très vite m’énerver… J’adore cuisiner, mais là tout de suite je suis en train de faire un puzzle (rires) !

J’ai commencé le VTT vers l’âge de 10 ans, tout en faisant du ski. J’ai dû faire un choix entre les deux il y a quelques années d’ailleurs. Je fais partie du Pôle France VTT basé à Besançon, même si je suis revenu à Annecy cette année pour changer d’environnement. Me rapprocher des montagnes et de ma famille s’imposait de plus en plus. J’avais besoin de voir autre chose et de ne plus manger et dormir en pensant au VTT.

Tu fais partie des espoirs français de ton sport. Qu’est ce que tu aimes le plus dans ta discipline ?

Le spectaculaire. Les circuits le sont de plus en plus, avec plus de sauts, de marches ou de « four-cross ». Vraiment j’adore ça, donc je ne vais pas me plaindre (rires) !

J’essaie de progresser en mécanique aussi. Je ne fais pas tout, mais c’est super intéressant. Ressentir mon vélo pour ajuster les réglages est important pour les mécanos sachent clairement quoi modifier. Ils m’expliquent parfois par téléphone et je le fais moi-même.

Loana Lecomte concentrée sur les rouleaux
© Loana Lecomte

Tu poursuis des études à côté de la pratique de ta discipline. Comment gères-tu l’organisation des deux ?

Je suis en troisième année de licence STAPS. En L1 et L2, j’étais dispensée d’assiduité, donc j’avais les mêmes cours que les autres étudiants sans avoir besoin de me rendre sur place. Cette année, on a changé notre façon de faire en réaménageant mes heures d’entrainement. J’ai aussi choisi de faire ma L3 en deux ans pour préparer sereinement les Jeux Olympiques, sans me prendre la tête. Les Jeux étaient ma principale préoccupation cette année, donc j’ai allégé mon volume de cours. Surtout que ça me stresse pas mal de manière générale, mais ça va je gère (rires).

Que voudrais-tu faire avec ce diplôme ?

Je ne continuerais pas en STAPS à la fin de ma licence. C’est important de valider un diplôme, d’autant plus que mes études me permettent de comprendre ce que je fais chaque jour. Mais ce qui me passionne vraiment, c’est la cuisine, la nutrition, la diététique etc. Après ma licence, normalement dans un an, je pense me réorienter vers ce milieu de la nutrition sportive.

L’Union Cycliste Internationale a accepté la demande de la Fédération Française de Cyclisme de te surclasser, pour que tu puisses courir avec l’élite mondiale. Ressens-tu une pression supplémentaire depuis ?

Non pas tellement. J’aime bien ce sentiment, et ce n’est pas de la pression. Être surclassée me permet de découvrir le milieu des grandes, et donc le top du top. Je suis jeune donc je n’ai aucune pression par rapport à ça. Je suis là pour découvrir tranquillement, sans réel objectif de résultat. Je manque d’expérience donc je fais ce que je peux et on verra.

Parfois, j’oublie que je suis jeune et que j’ai le temps pour apprendre. Je veux aller vite et suis très exigeante avec moi-même. J’aime bien que je réussis du premier coup, quand c’est carré. Sauf que ça ne marche pas tout le temps, et mes coachs sont là pour me le rappeler (rires).

Loana souriante avec son vélo devant la montagne
© Loana Lecomte

Le VTT demande des caractéristiques physiques et mentales assez exceptionnelles. Qu’est qui fait ta force par rapport aux autres athlètes de ton âge ?

La différence se fait principalement dans la tête je pense. Lorsque je veux quelque chose, je ne lâcherais pas. Si je sais que je suis capable de faire quelque chose, je vais tout donner pour l’avoir. Beaucoup de filles agissent de la même manière, mais les plus grandes différences se font là. Nous avions un préparateur mental lorsque j’étais encore à Besançon, au Pôle. J’ai essayé mais je n’ai pas accroché, contrairement à beaucoup d’autres.

Je travaille de mon côté, parce que c’est une grande partie de la performance. Il faut être bien dans sa tête, savoir se concentrer, se remettre en question, et trouver le bon équilibre pour être prêt mentalement. En VTT on est à la limite, donc une erreur de concentration et c’est la chute assurée. En une fraction de seconde, la saison peut se terminer.

Que fais-tu pendant ces jours de confinement ?

Je suis à Annecy donc j’ai quelques appareils de musculation grâce à mon père. Je fais pas mal de home-trainer et de rouleau aussi, mais ça ne remplace pas l’entrainement technique. Quand cette période se terminera, il faudrait faire attention… Ça ressemble à la fin de la période hivernale pour nous, et il faut quelques temps pour se remettre à fond. Parce que c’est clair qu’une bonne descente de 5-10 minutes, ça ne se remplace pas !

©️ Loana Lecomte

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Avec Tout d’une grande, By Athlete va à la rencontre de celles qui feront le sport de demain. Aujourd’hui, entretien avec une VTTiste déjà véloce et forte de d’une expérience fournie au plus haut niveau.

A seulement 20 ans, Loana Lecomte fait partie des membres permanents du Pôle France VTT de Besançon (Doubs). Régulièrement citée parmi les étoiles montantes de sa discipline, elle n’en garde pas moins les pieds sur terre.

Loana souriante en ville
© Loana Lecomte
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Loana Lecomte 
• Née le 8 août 1999
• VTT

Qui se cache derrière la VTTiste ?

Je suis originaire d’Annecy en Haute-Savoie. Assez franche dans la vie, je souris beaucoup mais peux très vite m’énerver… J’adore cuisiner, mais là tout de suite je suis en train de faire un puzzle (rires) !

J’ai commencé le VTT vers l’âge de 10 ans, tout en faisant du ski. J’ai dû faire un choix entre les deux il y a quelques années d’ailleurs. Je fais partie du Pôle France VTT basé à Besançon, même si je suis revenu à Annecy cette année pour changer d’environnement. Me rapprocher des montagnes et de ma famille s’imposait de plus en plus. J’avais besoin de voir autre chose et de ne plus manger et dormir en pensant au VTT.

Tu fais partie des espoirs français de ton sport. Qu’est ce que tu aimes le plus dans ta discipline ?

Le spectaculaire. Les circuits le sont de plus en plus, avec plus de sauts, de marches ou de « four-cross ». Vraiment j’adore ça, donc je ne vais pas me plaindre (rires) !

J’essaie de progresser en mécanique aussi. Je ne fais pas tout, mais c’est super intéressant. Ressentir mon vélo pour ajuster les réglages est important pour les mécanos sachent clairement quoi modifier. Ils m’expliquent parfois par téléphone et je le fais moi-même.

© Loana Lecomte

Tu poursuis des études à côté de la pratique de ta discipline. Comment gères-tu l’organisation des deux ?

Je suis en troisième année de licence STAPS. En L1 et L2, j’étais dispensée d’assiduité, donc j’avais les mêmes cours que les autres étudiants sans avoir besoin de me rendre sur place. Cette année, on a changé notre façon de faire en réaménageant mes heures d’entrainement. J’ai aussi choisi de faire ma L3 en deux ans pour préparer sereinement les Jeux Olympiques, sans me prendre la tête. Les Jeux étaient ma principale préoccupation cette année, donc j’ai allégé mon volume de cours. Surtout que ça me stresse pas mal de manière générale, mais ça va je gère (rires).

Que voudrais-tu faire avec ce diplôme ?

Je ne continuerais pas en STAPS à la fin de ma licence. C’est important de valider un diplôme, d’autant plus que mes études me permettent de comprendre ce que je fais chaque jour. Mais ce qui me passionne vraiment, c’est la cuisine, la nutrition, la diététique etc. Après ma licence, normalement dans un an, je pense me réorienter vers ce milieu de la nutrition sportive.

L’Union Cycliste Internationale a accepté la demande de la Fédération Française de Cyclisme de te surclasser, pour que tu puisses courir avec l’élite mondiale. Ressens-tu une pression supplémentaire depuis ?

Non pas tellement. J’aime bien ce sentiment, et ce n’est pas de la pression. Être surclassée me permet de découvrir le milieu des grandes, et donc le top du top. Je suis jeune donc je n’ai aucune pression par rapport à ça. Je suis là pour découvrir tranquillement, sans réel objectif de résultat. Je manque d’expérience donc je fais ce que je peux et on verra.

Parfois, j’oublie que je suis jeune et que j’ai le temps pour apprendre. Je veux aller vite et suis très exigeante avec moi-même. J’aime bien que je réussis du premier coup, quand c’est carré. Sauf que ça ne marche pas tout le temps, et mes coachs sont là pour me le rappeler (rires).

Loana souriante avec son vélo devant la montagne
© Loana Lecomte

Le VTT demande des caractéristiques physiques et mentales assez exceptionnelles. Qu’est qui fait ta force par rapport aux autres athlètes de ton âge ?

La différence se fait principalement dans la tête je pense. Lorsque je veux quelque chose, je ne lâcherais pas. Si je sais que je suis capable de faire quelque chose, je vais tout donner pour l’avoir. Beaucoup de filles agissent de la même manière, mais les plus grandes différences se font là. Nous avions un préparateur mental lorsque j’étais encore à Besançon, au Pôle. J’ai essayé mais je n’ai pas accroché, contrairement à beaucoup d’autres.

Je travaille de mon côté, parce que c’est une grande partie de la performance. Il faut être bien dans sa tête, savoir se concentrer, se remettre en question, et trouver le bon équilibre pour être prêt mentalement. En VTT on est à la limite, donc une erreur de concentration et c’est la chute assurée. En une fraction de seconde, la saison peut se terminer.

Que fais-tu pendant ces jours de confinement ?

Je suis à Annecy donc j’ai quelques appareils de musculation grâce à mon père. Je fais pas mal de home-trainer et de rouleau aussi, mais ça ne remplace pas l’entrainement technique. Quand cette période se terminera, il faudrait faire attention… Ça ressemble à la fin de la période hivernale pour nous, et il faut quelques temps pour se remettre à fond. Parce que c’est clair qu’une bonne descente de 5-10 minutes, ça ne se remplace pas !

Loana Lecomte.

Il est aussi grand que Loana Lecomte. Loana Lecomte. Je deviens Loana Lecomte. Nous serions Loana Lecomte. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Loana Lecomte. Une boite de lunette détient le grand Loana Lecomte. Attention aux impératifs complète Mary. Loana Lecomte n'est autre que moi.

Mais qui est Loana Lecomte ?

Loana Lecomte est une pilote de VTT originaire d’Annecy en Haute-Savoie. Comme de nombreux athlètes dont la jeunesse s’écrit au cœur des montagnes, elle pratique dès son plus jeune âge de nombreux sports, dont le ski et le VTT. Devant faire un choix entre les deux disciplines, elle choisit le VTT, avec comme objectif ultime l’or Olympique.
Membre du Pôle France , elle fait partie des grands espoirs de la discipline et se bat déjà avec les meilleures au monde. En 2019, elle devient championne de France espoirs, médaillée de bronze aux championnats du monde espoirs et aussi médaillée de bronze aux championnats du monde seniors avec le relais français. Elle court, depuis cette année, avec l’élite mondiale senior grâce à une demande de surclassement acceptée par l’UCI.

©️ Loana Lecomte

Avec Tout d’une grande, By Athlete va à la rencontre de celles qui feront le sport de demain. Aujourd’hui, entretien avec une VTTiste déjà véloce et forte de d’une expérience fournie au plus haut niveau.

A seulement 20 ans, Loana Lecomte fait partie des membres permanents du Pôle France VTT de Besançon (Doubs). Régulièrement citée parmi les étoiles montantes de sa discipline, elle n’en garde pas moins les pieds sur terre. 

Loana souriante en ville
© Loana Lecomte
Bandeau de séparation de deux blocs de contenus

Loana Lecomte
• Née le 8 août 1999
• VTT

Qui se cache derrière la VTTiste

Je suis originaire d’Annecy en Haute-Savoie. Assez franche dans la vie, je souris beaucoup mais peux très vite m’énerver… J’adore cuisiner, mais là tout de suite je suis en train de faire un puzzle (rires) !

J’ai commencé le VTT vers l’âge de 10 ans, tout en faisant du ski. J’ai dû faire un choix entre les deux il y a quelques années d’ailleurs. Je fais partie du Pôle France VTT basé à Besançon, même si je suis revenu à Annecy cette année pour changer d’environnement. Me rapprocher des montagnes et de ma famille s’imposait de plus en plus. J’avais besoin de voir autre chose et de ne plus manger et dormir en pensant au VTT.

Tu fais partie des espoirs français de ton sport. Qu’est ce que tu aimes le plus dans ta discipline ? 

Le spectaculaire. Les circuits le sont de plus en plus, avec plus de sauts, de marches ou de « four-cross ». Vraiment j’adore ça, donc je ne vais pas me plaindre (rires) !

J’essaie de progresser en mécanique aussi. Je ne fais pas tout, mais c’est super intéressant. Ressentir mon vélo pour ajuster les réglages est important pour les mécanos sachent clairement quoi modifier. Ils m’expliquent parfois par téléphone et je le fais moi-même.

Loana Lecomte concentrée sur les rouleaux
© Loana Lecomte

Tu poursuis des études à côté de la pratique de ta discipline. Comment gères-tu l’organisation des deux ? 

Je suis en troisième année de licence STAPS. En L1 et L2, j’étais dispensée d’assiduité, donc j’avais les mêmes cours que les autres étudiants sans avoir besoin de me rendre sur place. Cette année, on a changé notre façon de faire en réaménageant mes heures d’entrainement. J’ai aussi choisi de faire ma L3 en deux ans pour préparer sereinement les Jeux Olympiques, sans me prendre la tête. Les Jeux étaient ma principale préoccupation cette année, donc j’ai allégé mon volume de cours. Surtout que ça me stresse pas mal de manière générale, mais ça va je gère (rires).

Que voudrais-tu faire avec ce diplôme ? 

Je ne continuerais pas en STAPS à la fin de ma licence. C’est important de valider un diplôme, d’autant plus que mes études me permettent de comprendre ce que je fais chaque jour. Mais ce qui me passionne vraiment, c’est la cuisine, la nutrition, la diététique etc. Après ma licence, normalement dans un an, je pense me réorienter vers ce milieu de la nutrition sportive.

L’Union Cycliste Internationale a accepté la demande de la Fédération Française de Cyclisme de te surclasser, pour que tu puisses courir avec l’élite mondiale. Ressens-tu une pression supplémentaire depuis ? 

Non pas tellement. J’aime bien ce sentiment, et ce n’est pas de la pression. Être surclassée me permet de découvrir le milieu des grandes, et donc le top du top. Je suis jeune donc je n’ai aucune pression par rapport à ça. Je suis là pour découvrir tranquillement, sans réel objectif de résultat. Je manque d’expérience donc je fais ce que je peux et on verra.

Parfois, j’oublie que je suis jeune et que j’ai le temps pour apprendre. Je veux aller vite et suis très exigeante avec moi-même. J’aime bien que je réussis du premier coup, quand c’est carré. Sauf que ça ne marche pas tout le temps, et mes coachs sont là pour me le rappeler (rires).

Loana souriante avec son vélo devant la montagne
© Loana Lecomte

Le VTT demande des caractéristiques physiques et mentales assez exceptionnelles. Qu’est qui fait ta force par rapport aux autres athlètes de ton âge ? 

La différence se fait principalement dans la tête je pense. Lorsque je veux quelque chose, je ne lâcherais pas. Si je sais que je suis capable de faire quelque chose, je vais tout donner pour l’avoir. Beaucoup de filles agissent de la même manière, mais les plus grandes différences se font là. Nous avions un préparateur mental lorsque j’étais encore à Besançon, au Pôle. J’ai essayé mais je n’ai pas accroché, contrairement à beaucoup d’autres.

Je travaille de mon côté, parce que c’est une grande partie de la performance. Il faut être bien dans sa tête, savoir se concentrer, se remettre en question, et trouver le bon équilibre pour être prêt mentalement. En VTT on est à la limite, donc une erreur de concentration et c’est la chute assurée. En une fraction de seconde, la saison peut se terminer.

Que fais-tu pendant ces jours de confinement ? 

Je suis à Annecy donc j’ai quelques appareils de musculation grâce à mon père. Je fais pas mal de home-trainer et de rouleau aussi, mais ça ne remplace pas l’entrainement technique. Quand cette période se terminera, il faudrait faire attention… Ça ressemble à la fin de la période hivernale pour nous, et il faut quelques temps pour se remettre à fond. Parce que c’est clair qu’une bonne descente de 5-10 minutes, ça ne se remplace pas !

Loana Lecomte.

Il est aussi grand que Loana Lecomte. Loana Lecomte. Je deviens Loana Lecomte. Nous serions Loana Lecomte. Peut-être un jour il aura son jour de chance. En revanche je veux devenir Loana Lecomte. Une boite de lunette détient le grand Loana Lecomte. Attention aux impératifs complète Mary. Loana Lecomte n'est autre que moi.

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