A l’heure où un ennemi invisible paralyse le monde entier, notre quotidien actuel ne ressemble en rien à celui que nous vivions il y a un an. Chacun a dû s’adapter à cette nouvelle donne, dans des proportions différentes. Pour les sportives et sportifs de haut niveau, cela a signifié un report de toutes les compétitions, dont les Jeux Olympiques, pendant de nombreux mois. Une difficulté supplémentaire à surmonter, eux pour qui vivre de sa passion n’est pas toujours une évidence. 

2020 aura à jamais changé la donne. S’adapter et accepter de voir ses habitudes chamboulées sont devenus les deux qualités principales pour chacun. Les athlètes n’ont pas échappé à la règle comme Angélina Lanza, double championne d’Europe handisport du saut en longueur et 200m. Pour elle, avoir un métier l’a aidé à garder un pied dans la vie réelle. Et le sourire.

Conserver un équilibre. Certains athlètes décident de se consacrer exclusivement à leur pratique, grâce au soutien de leurs sponsors privés et partenaires publics. Pour Angélina Lanza, cela n’a jamais été une option. La paralympienne ne voulait en aucun cas ne jurer que par la piste et grâce à des études menées tambour battant tout au long de sa carrière, la double championne d’Europe s’est construit un avenir professionnel. Petit à petit.

Angélina Lanza, championne d'EUrope du saut en longueur handisport, à l'entrainement
©️ Angélina Lanza

Car malgré une opportunité de bénéficier d’un contrat professionnel lui permettant de ne vivre que de l’athlétisme à la fin de son master terminé en septembre 2018, Angélina avait une toute autre idée en tête : « L’objectif d’avoir un double projet était ancré dans mon esprit dès le début, affirme-t-elle. J’ai fait des études dans le but d’avoir une double casquette à la fin de mon diplôme. J’ai eu la possibilité d’être 100% athlète mais j’ai préféré avoir un pied dans le monde professionnel pour être stimulée intellectuellement d’une autre manière, voir des personnes différentes et ne pas être que dans la bulle sportive. Quand on n’a qu’un seul objectif et qu’il n’est pas atteint, on est vraiment au fond du trou. J’avais besoin d’utiliser le temps libre à côté de l’entraînement pour faire autre chose et ne pas rester sur le sport ».

« Travailler m’a beaucoup apporté »

L’objectif de la native de Lomé au Togo semble donc assez simple : diversifier ses activités pour optimiser ses performances. Angélina alternait ainsi entraînement et un master en marketing et communication. Jusqu’en 2019, où la SNCF propose à la jeune femme de l’embaucher et d’intégrer le dispositif Athlètes SNCF, qui permet aux sportives et sportifs de poursuivre leur double projet tout en anticipant leur après-carrière.

Angélina Lanza pose avec le sourire
©️ Angélina Lanza

Quelques années plus tard, Angélina ne regrette absolument pas son choix. Et vu les circonstances actuelles, on ne peut que la comprendre… : « Avec la SNCF, j’ai la chance de pouvoir moduler mon emploi du temps, se réjouit-elle. Je travaille trois jours par semaine. Pendant le premier confinement, j’étais heureuse de pouvoir compter sur une activité professionnelle régulière… Même si au fur et à mesure ça a été un peu pesant, j’ai gardé un rythme. Sans ce travail à la SNCF, je n’aurais absolument pas vécu la chose de la même manière. Je n’aurais pas encaissé le report des Jeux de la même façon. J’ai eu la chance d’avoir un projet professionnel en ayant d’autres objectifs à remplir ».

« Avoir le soutien de mes partenaires, un poids en moins »

Pour Angélina, vivre un quotidien sans relation fut dur à supporter. Fort heureusement, diverses mesures ont permis aux athlètes référencés comme sportives et sportifs de haut niveau de retrouver rapidement le chemin de l’entraînement collectif. Certes des restrictions réduisaient la taille des groupes autorisés à pratiquer ensemble et contraignaient l’accès à certaines structures, mais elles permettaient d’avoir un semblant de « vie normale ».

Sauf qu’avec le retour du froid et la flambée du nombre de cas de Covid-19 à l’automne, difficile pour Angélina de voir régulièrement ses collègues d’entraînement : « L’hiver a été une période particulièrement difficile pour moi, reconnaît-elle. Il m’a manqué beaucoup de contact humain. Il y a eu des périodes de doute, où ça a été fatiguant. On en avait marre de broyer du noir. Nos stages s’annulaient un par un, alors que ce sont nos petits moments de bonheur en voyageant. J’ai aussi eu un pépin physique, avec des douleurs récurrentes au dos qui m’empêchaient de m’entraîner correctement. Je ne progressais pas, je ne prenais plus de plaisir. Avec le retour des beaux jours, ça fait du bien au moral ! ».

Angélina Lanza, championne d'EUrope du saut en longueur handisport, à l'entrainement
©️ Angélina Lanza

Dans une année bien morose, où le report des Jeux paralympiques et olympiques a pesé sur le moral de milliers d’athlètes, de membres de l’organisation et de passionnés de sport, garder le positif relevait d’une véritable épreuve. Cette annonce a eu l’effet d’un choc en forme de soulagement. D’autant que les partenaires ont parfois coupé dans les budgets à l’heure où leurs revenus chutaient.

Heureusement pour Angélina, ses sponsors privés que sont Malakoff Mederic et EDF n’ont pas remis en cause leur soutien financier, mais aussi moral : « J’ai eu beaucoup de chance, avoue-t-elle. Dès le début, ils nous ont dit qu’ils continueraient à nous soutenir jusqu’aux Jeux. Je voyais dans les médias que certains athlètes perdaient des financements. Ça n’a jamais été une inquiétude pour moi. C’était clairement un poids en moins car je pouvais continuer à me préparer sereinement. On a tous vu les personnes qui nous soutenaient dans cette période difficile et je les remercie pour ça ».

A l’heure où un ennemi invisible paralyse le monde entier, notre quotidien actuel ne ressemble en rien à celui que nous vivions il y a un an. Chacun a dû s’adapter à cette nouvelle donne, dans des proportions différentes. Pour les sportives et sportifs de haut niveau, cela a signifié un report de toutes les compétitions, dont les Jeux Olympiques, pendant de nombreux mois. Une difficulté supplémentaire à surmonter, eux pour qui vivre de sa passion n’est pas toujours une évidence.

2020 aura à jamais changé la donne. S’adapter et accepter de voir ses habitudes chamboulées sont devenus les deux qualités principales pour chacun. Les athlètes n’ont pas échappé à la règle comme Angélina Lanza, double championne d’Europe handisport du saut en longueur et 200m. Pour elle, avoir un métier l’a aidé à garder un pied dans la vie réelle. Et le sourire.

Conserver un équilibre. Certains athlètes décident de se consacrer exclusivement à leur pratique, grâce au soutien de leurs sponsors privés et partenaires publics. Pour Angélina Lanza, cela n’a jamais été une option. La paralympienne ne voulait en aucun cas ne jurer que par la piste et grâce à des études menées tambour battant tout au long de sa carrière, la double championne d’Europe s’est construit un avenir professionnel. Petit à petit. 

©️ Angélina Lanza

Car malgré une opportunité de bénéficier d’un contrat professionnel lui permettant de ne vivre que de l’athlétisme à la fin de son master terminé en septembre 2018, Angélina avait une toute autre idée en tête : « L’objectif d’avoir un double projet était ancré dans mon esprit dès le début, affirme-t-elle. J’ai fait des études dans le but d’avoir une double casquette à la fin de mon diplôme. J’ai eu la possibilité d’être 100% athlète mais j’ai préféré avoir un pied dans le monde professionnel pour être stimulée intellectuellement d’une autre manière, voir des personnes différentes et ne pas être que dans la bulle sportive. Quand on n’a qu’un seul objectif et qu’il n’est pas atteint, on est vraiment au fond du trou. J’avais besoin d’utiliser le temps libre à côté de l’entraînement pour faire autre chose et ne pas rester sur le sport ».

« Travailler m’a beaucoup apporté »

L’objectif de la native de Lomé au Togo semble donc assez simple : diversifier ses activités pour optimiser ses performances. Angélina alternait ainsi entraînement et un master en marketing et communication. Jusqu’en 2019, où la SNCF propose à la jeune femme de l’embaucher et d’intégrer le dispositif Athlètes SNCF, qui permet aux sportives et sportifs de poursuivre leur double projet tout en anticipant leur après-carrière. 

©️ Angélina Lanza

Quelques années plus tard, Angélina ne regrette absolument pas son choix. Et vu les circonstances actuelles, on ne peut que la comprendre… : « Avec la SNCF, j’ai la chance de pouvoir moduler mon emploi du temps, se réjouit-elle. Je travaille trois jours par semaine. Pendant le premier confinement, j’étais heureuse de pouvoir compter sur une activité professionnelle régulière… Même si au fur et à mesure ça a été un peu pesant, j’ai gardé un rythme. Sans ce travail à la SNCF, je n’aurais absolument pas vécu la chose de la même manière. Je n’aurais pas encaissé le report des Jeux de la même façon. J’ai eu la chance d’avoir un projet professionnel en ayant d’autres objectifs à remplir ».

« Avoir le soutien de mes partenaires, un poids en moins »

Pour Angélina, vivre un quotidien sans relation fut dur à supporter. Fort heureusement, diverses mesures ont permis aux athlètes référencés comme sportives et sportifs de haut niveau de retrouver rapidement le chemin de l’entraînement collectif. Certes des restrictions réduisaient la taille des groupes autorisés à pratiquer ensemble et contraignaient l’accès à certaines structures, mais elles permettaient d’avoir un semblant de « vie normale ».

Sauf qu’avec le retour du froid et la flambée du nombre de cas de Covid-19 à l’automne, difficile pour Angélina de voir régulièrement ses collègues d’entraînement : « L’hiver a été une période particulièrement difficile pour moi, reconnaît-elle. Il m’a manqué beaucoup de contact humain. Il y a eu des périodes de doute, où ça a été fatiguant. On en avait marre de broyer du noir. Nos stages s’annulaient un par un, alors que ce sont nos petits moments de bonheur en voyageant. J’ai aussi eu un pépin physique, avec des douleurs récurrentes au dos qui m’empêchaient de m’entraîner correctement. Je ne progressais pas, je ne prenais plus de plaisir. Avec le retour des beaux jours, ça fait du bien au moral ! ».

©️ Angélina Lanza

Dans une année bien morose, où le report des Jeux paralympiques et olympiques a pesé sur le moral de milliers d’athlètes, de membres de l’organisation et de passionnés de sport, garder le positif relevait d’une véritable épreuve. Cette annonce a eu l’effet d’un choc en forme de soulagement. D’autant que les partenaires ont parfois coupé dans les budgets à l’heure où leurs revenus chutaient.

Heureusement pour Angélina, ses sponsors privés que sont Malakoff Mederic et EDF n’ont pas remis en cause leur soutien financier, mais aussi moral : « J’ai eu beaucoup de chance, avoue-t-elle. Dès le début, ils nous ont dit qu’ils continueraient à nous soutenir jusqu’aux Jeux. Je voyais dans les médias que certains athlètes perdaient des financements. Ça n’a jamais été une inquiétude pour moi. C’était clairement un poids en moins car je pouvais continuer à me préparer sereinement. On a tous vu les personnes qui nous soutenaient dans cette période difficile et je les remercie pour ça ».

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Emmanuelle.

Il est aussi grand que Mathilde Cini. Mathilde Cini. Je deviens Mathilde Cini et Nous serions Mathilde Cini. Peut-être un jour il aura son jour de chance car je veux devenir Mathilde Cini. Une boite de lunette détient le grand Mathilde Cini et Attention aux impératifs complète Mary. Mathilde Cini n'est autre que moi.

Mais qui est Angélina Lanza ?

Angélina Lanza est une athlète paralympique, spécialiste du saut en longueur et du sprint. Championne d’Europe dans ces deux disciplines, elle participe à ses premiers Jeux en 2016 à Rio (Brésil). Elle évolue également au sein de la SNCF en tant que chargée de communication travaux et sécurité externe. Angélina est également soutenue par Malakoff Mederic et EDF, mais aussi la ville de Lyon et la région Rhône-Alpes. 

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