Pour débuter l’année de la meilleure des manières, nous nous posons une question toute simple : pourquoi ? Mot préféré des jeunes enfants, il nous vient naturellement à l’esprit lorsque nous cherchons à comprendre les motivations de certains athlètes adeptes des sports extrêmes. Après la recherche de soi-même avec Grégoire Curmer, direction la liberté avec Juliette Willmann.

Au milieu de nulle part, ils sont chez eux. Ils s’amusent au milieu des barres, de la peuf, ou des kicks, et leur plaisir réside dans le danger permanent auquel ils font face. Juliette Willmann est l’une d’entre eux. Entre deux crêtes, face à des dénivelés vertigineux, elle exerce son métier : freerideuse. Et voici pourquoi.

Du matin au soir, elle glisse. Des heures durant, la neige constitue son terrain de jeu et ses skis une extension de ses jambes. Juliette Willmann voit dans ces pentes maculées de blanc un moyen simple d’être heureuse. Une façon évidente de conserver chaque jour une attitude positive. Car oui, le plus clair de son temps, la freerideuse basée à Chamonix (Haute-Savoie) le passe en montagne. Eté comme hiver, elle sillonne les dévers des Alpes, à la recherche d’un sentiment de liberté parfois égaré en 2020.

« Tu es libre »

Plus jeune, la jeune freerideuse n’était pourtant pas du genre à s’éloigner des pistes damées des stations chamoniardes. C’est par le ski alpin, comme beaucoup de jeunes des villes et villages des montagnes alpines, que Juliette débute le ski. Mais arrivée à l’adolescence, les perspectives changent : « J’ai fait de l’alpin jusqu’à mes 17 ou 18 ans. J’avais un bon niveau, j’étais dans les 5 ou 10 meilleures françaises dans ma catégorie. Sauf qu’à un certain âge, j’ai compris que ça coûtait beaucoup d’argent à mes parents, et que je ne ferais jamais partie des toutes meilleures. J’ai tout remis à plat, et ça a coïncidé avec un moment où j’étais perdue dans mes études. Et puis un jour, un pote m’a proposé de faire la première trace d’une compétition de freeride. Et là j’ai compris ce que j’aimais vraiment ».

Mais qu’entend-elle par-là ? La réponse se compose de quelques petits éléments, qui font un grand tout. Et en 2020 plus que jamais, cela est tombé sous le sens.

©️ Juliette Willmann

Comme un grand nombre d’entre nous, Juliette a passé une partie de l’année confinée. Une désagréable impression d’emprisonnement, dont la néophyte du Freeride World Tour se serait bien passée. Car ce qui la fait vibrer, au fond d’elle-même, c’est cette sensation de liberté inépuisable que délivre la glisse : « Avec le freeride, t’es dans la montagne, tu te pousses toi-même. Tu es libre de faire ce que tu veux. On devient un peu accro à cette sensation de liberté à force… Et typiquement pendant cette période de Covid-19, on s’en rend encore plus compte. On ne peut plus faire ce que l’on veut, comme cadré, menotté. Avec le temps, je déteste de plus en plus lorsqu’on me met des barrières. En freeride, en vélo ou en parapente, tu n’es pas obligé de suivre un tracé. C’est exactement ce dont j’ai besoin ».

Tous les riders sans exception vous parleront de ce « petit truc » qui les pousse à continuer. Ce besoin incessant d’aller chercher plus haut, plus loin, plus fort. Une envie constante de repousser ses propres limites, tout en gardant une certaine maîtrise dans les gestes effectués. Pour celle qui ambitionne d’être championne du monde de freeride dans un avenir proche, ce qui explicite le mieux ce sentiment normalement indescriptible se résume à un mot : le plaisir. « C’est ce qu’on se disait avec des amis : en montagne, il n’y a plus aucun problème ; uniquement le moment présent. Le plaisir, juste ça. Avec le backflip c’est pareil. Quand je le plaque, je suis là : « wow ». Plus rien ne m’atteint ».

« C’est ce qui me rend heureuse »

Une figure que l’on peut régulièrement admirer à travers des vidéos sur les réseaux sociaux mais qui relève pourtant d’une maîtrise parfaite de son corps et d’une technique à ski supérieure aux standards habituels. Alors quand il est réussi, difficile pour Juliette de mettre des mots sur ce qu’elle ressent : « Ça reste un truc de dingue, décrit-elle. Avant de sauter, je suis en stress. Je me donne confiance en moi pour redevenir lucide, en me disant « ouais je sais le faire ». Quand tu réussis ton saut, c’est incroyable. Il n’y a plus rien autour de toi ».

©️ Juliette Willmann

Une joie intérieure donc, sorte de plénitude apportée par la réussite d’un mouvement complexe. La réponse au « Pourquoi ? » Juliette Willmann va, chaque jour, s’aventurer dans les recoins de la montagne et de son esprit, ne peut tenir en une simple expression. Si ce n’est qu’elle se sent elle-même en pratiquant des disciplines à sensation forte : « Ça vit en moi, assure-t-elle. C’est ce qui m’anime, me rend heureuse. Pendant le premier confinement, je m’en suis encore plus rendue compte. J’étais malheureuse, pas bien. Je n’avais plus de repère. Sauf qu’une fois remontée sur le vélo, j’ai compris ce que j’allais faire le lendemain, le surlendemain etc. Je suis perdue sans sport, sans l’endorphine que ça me procure. Et puis il y a l’adrénaline… Ouais, avoir des hauts le cœur, ça m’avait manqué de fou ».

Une question d’hormones et de chimie interne selon elle. Mais peut-être bien plus encore.

Pour débuter l’année de la meilleure des manières, nous nous posons une question toute simple : pourquoi ?
Mot préféré des jeunes enfants, il nous vient naturellement à l’esprit lorsque nous cherchons à comprendre les motivations de certains athlètes adeptes des sports extrêmes. Après la recherche de soi-même avec Grégoire Curmer, direction la liberté avec Juliette Willmann.

Au milieu de nulle part, ils sont chez eux. Ils s’amusent au milieu des barres, de la peuf, ou des kicks, et leur plaisir réside dans le danger permanent auquel ils font face. Juliette Willmann est l’une d’entre eux. Entre deux crêtes, face à des dénivelés vertigineux, elle exerce son métier : freerideuse. Et voici pourquoi.

Du matin au soir, elle glisse. Des heures durant, la neige constitue son terrain de jeu et ses skis une extension de ses jambes. Juliette Willmann voit dans ces pentes maculées de blanc un moyen simple d’être heureuse. Une façon évidente de conserver chaque jour une attitude positive. Car oui, le plus clair de son temps, la freerideuse basée à Chamonix (Haute-Savoie) le passe en montagne. Eté comme hiver, elle sillonne les dévers des Alpes, à la recherche d’un sentiment de liberté parfois égaré en 2020.

« Tu es libre »

Plus jeune, la jeune freerideuse n’était pourtant pas du genre à s’éloigner des pistes damées des stations chamoniardes. C’est par le ski alpin, comme beaucoup de jeunes des villes et villages des montagnes alpines, que Juliette débute le ski. Mais arrivée à l’adolescence, les perspectives changent : « J’ai fait de l’alpin jusqu’à mes 17 ou 18 ans. J’avais un bon niveau, j’étais dans les 5 ou 10 meilleures françaises dans ma catégorie. Sauf qu’à un certain âge, j’ai compris que ça coûtait beaucoup d’argent à mes parents, et que je ne ferais jamais partie des toutes meilleures. J’ai tout remis à plat, et ça a coïncidé avec un moment où j’étais perdue dans mes études. Et puis un jour, un pote m’a proposé de faire la première trace d’une compétition de freeride. Et là j’ai compris ce que j’aimais vraiment ».

Mais qu’entend-elle par-là ? La réponse se compose de quelques petits éléments, qui font un grand tout. Et en 2020 plus que jamais, cela est tombé sous le sens.

©️ Juliette Willmann

Comme un grand nombre d’entre nous, Juliette a passé une partie de l’année confinée. Une désagréable impression d’emprisonnement, dont la néophyte du Freeride World Tour se serait bien passée. Car ce qui la fait vibrer, au fond d’elle-même, c’est cette sensation de liberté inépuisable que délivre la glisse : « Avec le freeride, t’es dans la montagne, tu te pousses toi-même. Tu es libre de faire ce que tu veux. On devient un peu accro à cette sensation de liberté à force… Et typiquement pendant cette période de Covid-19, on s’en rend encore plus compte. On ne peut plus faire ce que l’on veut, comme cadré, menotté. Avec le temps, je déteste de plus en plus lorsqu’on me met des barrières. En freeride, en vélo ou en parapente, tu n’es pas obligé de suivre un tracé. C’est exactement ce dont j’ai besoin ».

Tous les riders sans exception vous parleront de ce « petit truc » qui les pousse à continuer. Ce besoin incessant d’aller chercher plus haut, plus loin, plus fort. Une envie constante de repousser ses propres limites, tout en gardant une certaine maîtrise dans les gestes effectués. Pour celle qui ambitionne d’être championne du monde de freeride dans un avenir proche, ce qui explicite le mieux ce sentiment normalement indescriptible se résume à un mot : le plaisir. « C’est ce qu’on se disait avec des amis : en montagne, il n’y a plus aucun problème ; uniquement le moment présent. Le plaisir, juste ça. Avec le backflip c’est pareil. Quand je le plaque, je suis là : « wow ». Plus rien ne m’atteint ».

« C’est ce qui me rend heureuse »

Une figure que l’on peut régulièrement admirer à travers des vidéos sur les réseaux sociaux mais qui relève pourtant d’une maîtrise parfaite de son corps et d’une technique à ski supérieure aux standards habituels. Alors quand il est réussi, difficile pour Juliette de mettre des mots sur ce qu’elle ressent : « Ça reste un truc de dingue, décrit-elle. Avant de sauter, je suis en stress. Je me donne confiance en moi pour redevenir lucide, en me disant « ouais je sais le faire ». Quand tu réussis ton saut, c’est incroyable. Il n’y a plus rien autour de toi ».

©️ Juliette Willmann

Une joie intérieure donc, sorte de plénitude apportée par la réussite d’un mouvement complexe. La réponse au « Pourquoi ? » Juliette Willmann va, chaque jour, s’aventurer dans les recoins de la montagne et de son esprit, ne peut tenir en une simple expression. Si ce n’est qu’elle se sent elle-même en pratiquant des disciplines à sensation forte : « Ça vit en moi, assure-t-elle. C’est ce qui m’anime, me rend heureuse. Pendant le premier confinement, je m’en suis encore plus rendue compte. J’étais malheureuse, pas bien. Je n’avais plus de repère. Sauf qu’une fois remontée sur le vélo, j’ai compris ce que j’allais faire le lendemain, le surlendemain etc. Je suis perdue sans sport, sans l’endorphine que ça me procure. Et puis il y a l’adrénaline… Ouais, avoir des hauts le cœur, ça m’avait manqué de fou ».

Une question d’hormones et de chimie interne selon elle. Mais peut-être bien plus encore.

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Emmanuelle.

Il est aussi grand que Camille Lecointre. Camille Lecointre. Je deviens Camille Lecointre et Nous serions Camille Lecointre. Peut-être un jour il aura son jour de chance car je veux devenir Camille Lecointre. Une boite de lunette détient le grand Camille Lecointre et Attention aux impératifs complète Mary. Camille Lecointre n'est autre que moi.

Mais qui est Juliette Willmann ?

Juliette Willmann est une freerideuse professionnelle.  Amoureuse de la montagne, elle pratique également le parapente et le VTT. Juliette découvre le ski par les disciplines alpines, avant de comprendre que le freeride correspond parfaitement à ses envies de liberté et d’expression. Désormais participante à l’ensemble des épreuves du Freeride World Tour, elle n’a qu’une seule ambition: devenir championne du monde. 

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