Parfois, il faut savoir élargir son champs de vision pour parvenir à ses fins… Quitte à réaliser des sacrifices qui, un jour, paieront. Certains athlètes partent loin de la France, avec l’ambition de réaliser leur rêve : vivre de leur discipline. Au cœur d’une vie aux antipodes de celle qu’ils avaient imaginés. Après Oumar Sy, deuxième volet avec Amir Kilani. 

Difficile parfois de trouver sa place dans une société où les perspectives peuvent être bouchées pour certains plus que pour d’autres. Avec une vision de l’avenir incertaine, Amir Kilani ne pouvait pas rêver un jour vivre de sa passion. C’est pourtant bien le cas aujourd’hui. Au prix de multiples sacrifices.

« J’étais au collège quand j’ai découvert le foot. Mon frère a commencé deux ou trois semaines avant moi, et il m’a poussé à essayer. Aujourd’hui ça va bientôt faire 10 ans que j’en fais ».

Ce jour-là, Amir Kilani se rendait au stade Géo André de la Courneuve sans vraiment de prétention. Après s’être essayé au soccer qui l’a rapidement dégoûté, le voici en quête d’un sport dans lequel s’épanouir. Le côté fraternel entre joueurs et l’attitude paternaliste des dirigeants et coachs fonctionneront immédiatement.

En dehors des blessures, Amir n’a plus jamais quitté un terrain plus que quelques semaines. Une passion, comme une drogue nécessaire pour son bien-être intérieur : « J’avais besoin d’une activité pour me défouler, avoue-t-il. Je n’aimais pas trop l’école et ma maman ne voulait pas que je reste dehors. Le foot était l’endroit idéal, car je pouvais jouer dans un cadre et avec des règles. Ça m’a rapproché des gens. Tous mes potes viennent du terrain. Depuis toujours, on va manger ensemble à la fin d’un entraînement, on rigole ensemble, on vit ensemble. Il y a un truc particulier avec le foot pour ça ».

Amir Kilani souriant et levant le bras
©️ Stefano Scaccia

Animé par ce sport de contact encore méconnu sur le territoire français malgré son statut de sport numéro 1 aux Etats-Unis, Amir Kilani a déjà joué dans trois pays différents. A seulement 22 ans, il est un des meilleurs joueurs français en activité. Sur le terrain, un Amir en chasse un autre, tant sa personnalité semble s’inverser. Pas de place pour la rigolade. Surtout quand avant ses 19 ans, il comprend que son niveau peut lui permettre de tutoyer des sommets : « Quand j’étais en U19, j’ai vu que je n’étais pas loin du niveau de certains gars d’Elite (ndlr : championnat de France de 1ère division) que j’admirais. Je m’inspirais beaucoup de leur jeu et là je faisais presque les mêmes stats. Puis il y a aussi eu le fait que des équipes faisaient leur stratégie offensive en fonction de certains défenseurs adverses dont je faisais partie. J’ai réalisé à ce moment-là qu’il y avait quelque chose à faire ».

« La famille avant tout »

Ce quelque chose à faire, c’est se prendre à rêver. Rêver de succès et de pourquoi, un jour, vivre de ce sport qu’il aime tant. Car après plusieurs sélections en équipe de France chez les jeunes, Amir honore ses premières minutes chez les grands au bout de quelques mois seulement. Jusqu’à devenir titulaire dans une équipe en route vers le titre européen en août 2019. Et attirer les regards de plusieurs clubs européens… : « Après notre titre, beaucoup de choses se sont dites autour de nous tous, confie Amir. Beaucoup de recruteurs avaient regardé nos matchs. Pour maximiser mes chances, j’avais aussi mis plusieurs de mes vidéos sur une plateforme en ligne pour les coachs. D’un coup j’ai été contacté par plusieurs personnes de Turquie, Finlande et Pologne. J’ai dû faire un choix et j’ai choisi la Finlande car ils me proposaient le contrat le plus intéressant sur le plan des infrastructures, financier, l’encadrement… ».

Illustration Amir Kilani
©️ By Athlete

Pour vivre du football américain, pas le choix que de se rendre à l’évidence : la France n’offre pas garanties nécessaires. Quitter ses proches peut représenter le principal frein, mais pour gagner des sous, il faut savoir réaliser des sacrifices bénéfiques sur le long terme. Amir a donc choisi la Finlande avant de saisir une nouvelle opportunité en Italie depuis mars dernier. Car il sait que vivre de la pratique du foot n’est pas une viable sur le long terme : « Avant la Finlande, j’avais fait la démarche dans ma tête de partir, reconnait-il. J’étais décidé, parce que je ne voulais pas laisser passer des opportunités comme je l’avais fait par le passé. Je sais que le foot n’est pas éternel alors j’en profite. La seule chose qui pourrait passer avant le sport, c’est ma famille. On est livré à soi-même en étant loin de chez soi, mais c’est aussi pour ça qu’on se bat ».

Le cœur solide, la tête pleine d’ambitions, Amir Kilani se prend à rêver. Et il a bien raison.

Parfois, il faut savoir élargir son champs de vision pour parvenir à ses fins… Quitte à réaliser des sacrifices qui, un jour, paieront. Certains athlètes partent loin de la France, avec l’ambition de réaliser leur rêve : vivre de leur discipline. Au coeur d’une vie aux antipodes de celle qu’ils avaient imaginés. Après Oumar Sy, deuxième volet consacré à Amir Kilani. 

Difficile parfois de trouver sa place dans une société où les perspectives peuvent être bouchées pour certains plus que pour d’autres. Avec une vision de l’avenir incertaine, Amir Kilani ne pouvait pas rêver un jour vivre de sa passion. C’est pourtant bien le cas aujourd’hui. Au prix de multiples sacrifices.

« J’étais au collège quand j’ai découvert le foot. Mon frère a commencé deux ou trois semaines avant moi, et il m’a poussé à essayer. Aujourd’hui ça va bientôt faire 10 ans que j’en fais ».

Ce jour-là, Amir Kilani se rendait au stade Géo André de la Courneuve sans vraiment de prétention. Après s’être essayé au soccer qui l’a rapidement dégoûté, le voici en quête d’un sport dans lequel s’épanouir. Le côté fraternel entre joueurs et l’attitude paternaliste des dirigeants et coachs fonctionneront immédiatement.

En dehors des blessures, Amir n’a plus jamais quitté un terrain plus que quelques semaines. Une passion, comme une drogue nécessaire pour son bien-être intérieur : « J’avais besoin d’une activité pour me défouler, avoue-t-il. Je n’aimais pas trop l’école et ma maman ne voulait pas que je reste dehors. Le foot était l’endroit idéal, car je pouvais jouer dans un cadre et avec des règles. Ça m’a rapproché des gens. Tous mes potes viennent du terrain. Depuis toujours, on va manger ensemble à la fin d’un entraînement, on rigole ensemble, on vit ensemble. Il y a un truc particulier avec le foot pour ça ».

©️ Stefano Scaccia

Animé par ce sport de contact encore méconnu sur le territoire français malgré son statut de sport numéro 1 aux Etats-Unis, Amir Kilani a déjà joué dans trois pays différents. A seulement 22 ans, il est un des meilleurs joueurs français en activité. Sur le terrain, un Amir en chasse un autre, tant sa personnalité semble s’inverser. Pas de place pour la rigolade. Surtout quand avant ses 19 ans, il comprend que son niveau peut lui permettre de tutoyer des sommets : « Quand j’étais en U19, j’ai vu que je n’étais pas loin du niveau de certains gars d’Elite (ndlr : championnat de France de 1ère division) que j’admirais. Je m’inspirais beaucoup de leur jeu et là je faisais presque les mêmes stats. Puis il y a aussi eu le fait que des équipes faisaient leur stratégie offensive en fonction de certains défenseurs adverses dont je faisais partie. J’ai réalisé à ce moment-là qu’il y avait quelque chose à faire ». 

« La famille avant tout »

Ce quelque chose à faire, c’est se prendre à rêver. Rêver de succès et de pourquoi, un jour, vivre de ce sport qu’il aime tant. Car après plusieurs sélections en équipe de France chez les jeunes, Amir honore ses premières minutes chez les grands au bout de quelques mois seulement. Jusqu’à devenir titulaire dans une équipe en route vers le titre européen en août 2019. Et attirer les regards de plusieurs clubs européens… : « Après notre titre, beaucoup de choses se sont dites autour de nous tous, confie Amir. Beaucoup de recruteurs avaient regardé nos matchs. Pour maximiser mes chances, j’avais aussi mis plusieurs de mes vidéos sur une plateforme en ligne pour les coachs. D’un coup j’ai été contacté par plusieurs personnes de Turquie, Finlande et Pologne. J’ai dû faire un choix et j’ai choisi la Finlande car ils me proposaient le contrat le plus intéressant sur le plan des infrastructures, financier, l’encadrement… ».

©️ By Athlete

Pour vivre du football américain, pas le choix que de se rendre à l’évidence : la France n’offre pas garanties nécessaires. Quitter ses proches peut représenter le principal frein, mais pour gagner des sous, il faut savoir réaliser des sacrifices bénéfiques sur le long terme. Amir a donc choisi la Finlande avant de saisir une nouvelle opportunité en Italie depuis mars dernier. Car il sait que vivre de la pratique du foot n’est pas une viable sur le long terme : « Avant la Finlande, j’avais fait la démarche dans ma tête de partir, reconnait-il. J’étais décidé, parce que je ne voulais pas laisser passer des opportunités comme je l’avais fait par le passé. Je sais que le foot n’est pas éternel alors j’en profite. La seule chose qui pourrait passer avant le sport, c’est ma famille. On est livré à soi-même en étant loin de chez soi, mais c’est aussi pour ça qu’on se bat ».

Le cœur solide, la tête pleine d’ambitions, Amir Kilani se prend à rêver. Et il a bien raison. 

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Emmanuelle.

Je suis aussi grand que Franck Le Moel. Mathilde Cini. Je deviens Mathilde Cini et Nous serions Mathilde Cini. Peut-être un jour il aura son jour de chance car je veux devenir Mathilde Cini. Je détiens le grand Mathilde Cini et Attention aux impératifs complète Mary. Mathilde Cini n'est autre que moi.

Mais qui est Amir Kilani ?

Amir Kilani est un joueur de football américain, évoluant au poste de defensive back. Après avoir été formé au Flash de la Courneuve, il réalise une saison aux Molosses d’Asnières, avant de découvrir l’international avec la Finlande. Il évolue aujourd’hui en Italie, aux Rhinos de Milan.

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