A l’heure où un ennemi invisible paralyse le monde entier, notre quotidien actuel ne ressemble en rien à celui que nous vivions il y a un an. Chacun a dû s’adapter à cette nouvelle donne, dans des proportions différentes. Pour les sportives et sportifs de haut niveau, cela a signifié un report de toutes les compétitions, dont les Jeux Olympiques, pendant de nombreux mois. Une difficulté supplémentaire à surmonter, eux pour qui vivre de sa passion n’est pas toujours une évidence. Après Yannick Matejicek et Angélina Lanza, voici Caroline Cruveillier. 

Ne pas perdre pied. Face à la crise sanitaire qui continue de faire des dégâts sur le plan économique et social, une partie de la population est particulièrement touchée : les jeunes, qu’ils soient actifs ou étudiants. Caroline Cruveillier, boxeuse internationale de 23 ans, ne se laisse pourtant pas abattre, malgré les blessures et le manque de compétition. Car pour elle, l’objectif est clair : 2024.

2020… Une année qui aurait très certainement rêvée d’un autre destin.
Une année unique, qui aura marqué les esprits, changé les mentalités et particulièrement fait douter bon nombre d’entre nous.

Caroline Cruveillier l’a subi, elle aussi. Mais différemment, certainement. Le report de bon nombres de compétitions dont les Jeux olympiques de Tokyo (Japon) l’ont affecté sur le court terme, tant les objectifs rythment le quotidien et une vie. Pourtant, la native d’Istres dans les Bouches-du-Rhône n’a rien perdu de sa détermination. Bien au contraire.

« Ça m’a appris à être patiente »

Parce qu’en 2020, Caroline a principalement pris le temps de se remettre sur pied. Au sens propre comme au figuré. Dès le début de l’année, en plein championnat de France à Garges (Val d’Oise), la boxeuse se fracture l’aponévrose. Cet os, situé sous le pied, ne peut être plâtré. Deux solutions s’offraient alors à Caroline : se faire opérer, ou attendre et soigner en douceur. Elle choisira finalement cette deuxième option : « J’avais le choix, mais mon médecin m’a recommandé de ne pas me faire opérer, justifie-t-elle. Pour lui, ça allait s’arranger et se rétablir ainsi. Je ne voulais pas prendre le risque de louper le tournoi européen qualificatif pour les Jeux qui devait avoir lieu en juin. Donc j’ai beaucoup enchaîné pendant le confinement. Avec du recul je me dis que j’ai kiffé toute cette période, parce que je pouvais m’entraîner tout le temps sans pour autant m’angoisser à l’idée de ne pas reprendre ».

Caroline, gant au poing fait mine de donner un coup à la caméra.
©️ Herbecq_CD13

La jeune femme a supporté les mois de mars, avril et mai 2020 de la meilleure des manières. Pendant ces mois où l’activité de nombreux secteurs a considérablement ralenti, Caroline a pris le temps. En relativisant et continuant à travailler : « Peut-être que ces opérations auraient eu lieu sans le virus, reprend-t-elle. Sans tournoi, j’ai pu prendre le temps de bien faire les choses. Ça m’a appris à être patiente, alors que je ne le suis pas d’habitude. Je ne me suis jamais vraiment arrêtée, parce que je continuais à travailler le haut du corps avec mon pied cassé. Même chose en septembre quand j’ai été opérée du poignet. Je me suis forcée à travailler mon bras arrière, et maintenant je suis capable d’avoir ma garde des deux bras ».

« Je garde 2024 comme horizon »

Sans se laisser écraser par un contexte morose, la vice-championne du monde amateur 2019 en poids coqs a continué à se battre. Le report des compétitions l’a peu affecté, elle qui devait changer de catégorie de poids pour être présente aux Jeux de Tokyo.

L’absence d’objectif à court terme la pénalise dans son assiduité sur le plan diététique notamment. Sauf que dans un coin de sa tête, Caroline sait que son heure viendra, d’ici quelques années : « Je me languis de reprendre des compétitions, bien évidemment, confie-t-elle. Mais je n’ai aucun problème à dire que sur le long terme, mon vrai objectif est Paris 2024, car ma catégorie de poids fera son entrée aux Jeux. Si je ne me focalisais que sur les objectifs à court terme, je serais au fond du trou. On ne sait pas quand est-ce qu’on va reboxer, ni comment. Donc je me dis que dans tous les cas, l’équipe de France ne comptait pas forcément sur moi pour cette année. J’ai pris du recul sur la situation. Et je garde 2024 comme horizon ».

L'arbitre de la rencontre lève le bras droit de Caroline. Elle exulte.
©️ Caroline Cruveillier

En changeant sa vision et de but, Caroline Cruveillier a décidé de ne conserver que le positif. Surtout que grâce à ses performances et sa volonté de réussir, la voici désormais autonome financièrement et prête à construire des projets personnels et professionnels d’envergure. Une vraie fierté pour celle qui ferraille depuis toujours pour vivre de sa passion : « J’ai fait un DUT en Gestion des Entreprises et des Administrations, explique-t-elle. Ça a été dur parfois, mais je suis heureuse d’avoir un diplôme. Aujourd’hui je vis exclusivement de la boxe grâce à la FDJ. Je peux me concentrer à fond sur mon sport, tout en réfléchissant à mon futur projet professionnel. J’aimerais pouvoir ouvrir une salle de sport et gérer l’ensemble du complexe. Dans le même temps, j’ai pu investir dans un appartement… je vais être propriétaire à 23 ans, tout en étant boxeuse à plein temps. Ce n’est pas rien, je suis plutôt fière de ça ».

Acharnée sur le ring comme en-dehors, Caroline aura appris au moins deux choses en 2020 : la patience, et à rêver (encore) plus grand.

A l’heure où un ennemi invisible paralyse le monde entier, notre quotidien actuel ne ressemble en rien à celui que nous vivions il y a un an. Chacun a dû s’adapter à cette nouvelle donne, dans des proportions différentes. Pour les sportives et sportifs de haut niveau, cela a signifié un report de toutes les compétitions, dont les Jeux Olympiques, pendant de nombreux mois. Une difficulté supplémentaire à surmonter, eux pour qui vivre de sa passion n’est pas toujours une évidence. Après Yannick Matejicek et Angélina Lanza, voici Caroline Cruveillier. 

Ne pas perdre pied. Face à la crise sanitaire qui continue de faire des dégâts sur le plan économique et social, une partie de la population est particulièrement touchée : les jeunes, qu’ils soient actifs ou étudiants. Caroline Cruveillier, boxeuse internationale de 23 ans, ne se laisse pourtant pas abattre, malgré les blessures et le manque de compétition. Car pour elle, l’objectif est clair : 2024.

2020… Une année qui aurait très certainement rêvée d’un autre destin.
Une année unique, qui aura marqué les esprits, changé les mentalités et particulièrement fait douter bon nombre d’entre nous.

Caroline Cruveillier l’a subi, elle aussi. Mais différemment, certainement. Le report de bon nombres de compétitions dont les Jeux olympiques de Tokyo (Japon) l’ont affecté sur le court terme, tant les objectifs rythment le quotidien et une vie. Pourtant, la native d’Istres dans les Bouches-du-Rhône n’a rien perdu de sa détermination. Bien au contraire.

« Ça m’a appris à être patiente »

Parce qu’en 2020, Caroline a principalement pris le temps de se remettre sur pied. Au sens propre comme au figuré. Dès le début de l’année, en plein championnat de France à Garges (Val d’Oise), la boxeuse se fracture l’aponévrose. Cet os, situé sous le pied, ne peut être plâtré. Deux solutions s’offraient alors à Caroline : se faire opérer, ou attendre et soigner en douceur. Elle choisira finalement cette deuxième option : « J’avais le choix, mais mon médecin m’a recommandé de ne pas me faire opérer, justifie-t-elle. Pour lui, ça allait s’arranger et se rétablir ainsi. Je ne voulais pas prendre le risque de louper le tournoi européen qualificatif pour les Jeux qui devait avoir lieu en juin. Donc j’ai beaucoup enchaîné pendant le confinement. Avec du recul je me dis que j’ai kiffé toute cette période, parce que je pouvais m’entraîner tout le temps sans pour autant m’angoisser à l’idée de ne pas reprendre ».

©️ Herbecq_CD13

La jeune femme a supporté les mois de mars, avril et mai 2020 de la meilleure des manières. Pendant ces mois où l’activité de nombreux secteurs a considérablement ralenti, Caroline a pris le temps. En relativisant et continuant à travailler : « Peut-être que ces opérations auraient eu lieu sans le virus, reprend-t-elle. Sans tournoi, j’ai pu prendre le temps de bien faire les choses. Ça m’a appris à être patiente, alors que je ne le suis pas d’habitude. Je ne me suis jamais vraiment arrêtée, parce que je continuais à travailler le haut du corps avec mon pied cassé. Même chose en septembre quand j’ai été opérée du poignet. Je me suis forcée à travailler mon bras arrière, et maintenant je suis capable d’avoir ma garde des deux bras ».

« Je garde 2024 comme horizon »

Sans se laisser écraser par un contexte morose, la vice-championne du monde amateur 2019 en poids coqs a continué à se battre. Le report des compétitions l’a peu affecté, elle qui devait changer de catégorie de poids pour être présente aux Jeux de Tokyo.

L’absence d’objectif à court terme la pénalise dans son assiduité sur le plan diététique notamment. Sauf que dans un coin de sa tête, Caroline sait que son heure viendra, d’ici quelques années : « Je me languis de reprendre des compétitions, bien évidemment, confie-t-elle. Mais je n’ai aucun problème à dire que sur le long terme, mon vrai objectif est Paris 2024, car ma catégorie de poids fera son entrée aux Jeux. Si je ne me focalisais que sur les objectifs à court terme, je serais au fond du trou. On ne sait pas quand est-ce qu’on va reboxer, ni comment. Donc je me dis que dans tous les cas, l’équipe de France ne comptait pas forcément sur moi pour cette année. J’ai pris du recul sur la situation. Et je garde 2024 comme horizon ».

©️ Caroline Cruveillier

En changeant sa vision et de but, Caroline Cruveillier a décidé de ne conserver que le positif. Surtout que grâce à ses performances et sa volonté de réussir, la voici désormais autonome financièrement et prête à construire des projets personnels et professionnels d’envergure. Une vraie fierté pour celle qui ferraille depuis toujours pour vivre de sa passion : « J’ai fait un DUT en Gestion des Entreprises et des Administrations, explique-t-elle. Ça a été dur parfois, mais je suis heureuse d’avoir un diplôme. Aujourd’hui je vis exclusivement de la boxe grâce à la FDJ. Je peux me concentrer à fond sur mon sport, tout en réfléchissant à mon futur projet professionnel. J’aimerais pouvoir ouvrir une salle de sport et gérer l’ensemble du complexe. Dans le même temps, j’ai pu investir dans un appartement… je vais être propriétaire à 23 ans, tout en étant boxeuse à plein temps. Ce n’est pas rien, je suis plutôt fière de ça ».

Acharnée sur le ring comme en-dehors, Caroline aura appris au moins deux choses en 2020 : la patience, et à rêver (encore) plus grand.

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Emmanuelle.

Il est aussi grand que Mathilde Cini. Mathilde Cini. Je deviens Mathilde Cini et Nous serions Mathilde Cini. Peut-être un jour il aura son jour de chance car je veux devenir Mathilde Cini. Une boite de lunette détient le grand Mathilde Cini et Attention aux impératifs complète Mary. Mathilde Cini n'est autre que moi.

Mais qui est Caroline Cruveillier ?

Caroline Cruveillier est une boxeuse internationale qui combat en poids coqs (-54kg). Elle débute la boxe à 12 ans, mais devient rapidement une espoir de la discipline. Elle confirme en 2019 en devenant championne de France, championne d’Europe U-22 et décroche une médaille de bronze aux championnats d’Europe, ainsi qu’une médaille d’argent aux championnats du monde. Caroline est également titulaire d’un DUT GEA (gestion des entreprises et des administrations) option « Ressources humaines ». 

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